‹ Traite de therapeutique et de matiere medicale/ (volume 2)Chapitre 171 sur 335 · URÉE · texte numérisé non relu

URÉE

L'Urée, Urea, est un principe imm 'diat contenu dans l'urine di; l'hoinmo et des mammifères. Elle a été découverte par Rouelle, en 1773, mais impure. C'est Fourcroy et Vauquelin qui lui ont donné son nom. MM. Berzelius et W. Prout l'ont onfin obtenue pure et incolore. Elle est alors sous la l'orme de longs cristaux lamelleux, aiguillés ou prismatiques, incolores, brillants, nacrés, inodori s, d'une saveur fraîche, piquante, ne rappelant nullement celle de l'urine. Elle ne s'altère pas à l'air, esl très-soluble dans l'eau et l'alcool; la vapeur qu'elle répand lorsqu'on la jeite sur des charbons ardents est fortement ammoniacale. Ou l'obtient

en traitant par l'acide azotique l'urine réduite. à consislance sirupeus 11 se précipite de l'azotate acide d'Urée, qu'on décompose par le carbonate de plomb.

L'Urée mise à nu est alors dissoute dans de l'Alcool qu'on fait évaporer jusqu'à formation de cristaux. Ceux-ci sont ensuite déco'orés par le charbon animal, et conslitui/nt l'Urée que nous venons de décrire.

M. Wœlher a le premier obtenu l'Urée artificielle en traitant une dissolution de cyanate de potasse par une solution de sulfate d'ammoniaque, en évaporant seulement à siccité et reprenant par l'alcool qui dissout l'Urée.

Cette substance s'administre, d'après MM. Ségalas et Fouquier, en solution, dans de l'eau distillée et édulcorée, depuis la dose de 2 à 4 grammes par jour. Ses effets généraux sont nuls.

C'est du règne végétal que la Matière médicale tire ses plus nombreux diurétiques. A leur tête, nous devrions peut-être placer la digitale; mais ses propriétés contro-stimulantes ou sédatives très-marquées, et qui méritent d'être étudiées séparément de son action diurétique, nous ont déterminés à en renvoyer l'histoire aux médicaments sédatifs. Ceux qui comprendront bien les indications de la Médication diurétique, sauront avoir recours à cette plante et en chercher les préparations et les modes d'administration là où nous les avons exposés. Nous traiterons d'abord avec quelques détails de l'azotate, du chlorate et de l'acétate de potasse, pour passer ensuite à l'ctudc des principaux végétaux diurétiques.

AZOTATE DE POTASSE

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