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à l'intérieur, il est absorbé avec une très-grande rapidité, et très-prompteraent éliminé en nature par la plupart des organes sécrétoires. Les deux principales voies d'élimination sont les reins et les glandes salivaires ; viennent ensuite les muqueuses nasale, buccale, bronchique, et enfin la surface cutanée.
. Le phénomène le plus remarquable et pour ainsi dire caractéristique qui suit l'ingestion du Chlorate de potasse à une dose un peu élevée (8 à 20 grammes par jour), consiste dans une salivation d'autant plus abondante qu'on élève davantage les doses, salivation s'accompagnant d'un goût salin qui persiste pendant tout le temps que dure l'élimination par cette voie. Cette sialorrhée paraît être le résultat combiné de l'augmentation de sécrétion, non-seulement des glandes salivaires, mais des follicules de la muqueuse buccale. En même temps on observe une action tout à fait analogue sur les muqueuses buccale, pharyngienne et laryngienne.
Le Chlorate de potasse agit encore comme excitant de la fonction de l'estomac, il augmente notablement l'appétit, qui même devient excessif dans quelques cas. 11 paraît d'ailleurs sans action sur l'intestin, au moins comme purgatif. Mais il exerce une modification sur la sécrétion biliaire qu'il excite légèrement, si l'on en juge du moins par la coloration verte des garde-robes.
Sur la sécrétion urinaire, l'action du Chlorate de potasse est des plus marquées, si l'on use de doses élevées : l'émission des urines est plus fréquente et plus abondante, et l'urine est rendue fortement acide.
Donné à haute dose, ce sel possède une action contro -stimulante sur la circulation, du moins à Tétat pathologique. Il en est de même pour le système nerveux général sur lequel il paraît exercer une véritable sédation, si toutefois il est permis de regarder sa propriété antinévralgique comme bien démontrée.
En résumé, le Chlorate de potasse possède une action élective des plus marquées sur la sécrétion des glandes salivaires dont il modifie la vitalité; et, chose remarquable, nous allons voir bientôt qu'avec cette élimination toute spéciale de ce sel par les glandes salivaires et par les glandes buccales et pharyngiennes, correspond précisément une sorte de spécificité d'action sur les maladies qui ont pour siège la bouche et l'arrière -gorge.
Gangrène de la bouche. Hunt, en 1847, est le premier qui ait proposé le Chlorate de potasse contre la gangrène de la bouche. 11 l'employait à la dose de 1 à 2 grammes, et dès le second ou troisième jour, il en constatait les bons effets. West, et plus récemment M. Babington, confirmèrent ces heureux résultats, soit que ces médecins eussent affaire h la gangrène véritable de la bouche, soit qu'ils confondissent parfois cette dernière maladie avec la stomatite ulcéro-membraneuse. Les faits
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observés à Paris, à l'hôpital des Enfants, tout en militant en faveur de ce moyen, ne sont pas encore assez nombreux, ni assez décisifs pour en spécifier parfaitement l'indication et le mode d'action dans la véritable stomatite gangréneuse.
Stomatite niereurieiie. Il n'en est pas de même pour la stomatite mercurielle, qui est, on peut le dire hautement, le véritable triomphe du Chlorate de potasse.
Guidé sans doute par les travaux de Hunt et de Chanal, M. Herpin, de Genève, avait pressenti tout le parti qu'on pouvait retirer de ce sel dans la salivation mercurielle. Le succès dépassa toutes les prévisions. En eifet, donné à la dose do 2 à 4 grammes par jour, il a un succès presque constant, surtout si l'on attaque la stomatite à une époque très-rapprochée de son début, et si l'on a l'attention de seconder le traitement par des soins de propreté. Ce remède doit être continué trois ou quatre jours de suite, surtout si la salivation n'est pas toute récente et si l'inflammation buccale a une certaine intensité. Un des premiers signes de l'amélioration produite par ce médicament consiste dans le retour de la teinte normale des gencives^ et dans la disparition de cette coloration livide ou violacée qui caractérise le début de la stomatite mercurielle. Presque en même temps on observe une diminution dans la douleur, dans la tuméfaction des gencives et dans l'abondance du flux salivaire; et puis les dents ne tardent pas à se nettoyer.
Les heureux résultats annoncés par M. Herpin ne tardèrent pas à être vérifiés de toutes parts ; et aujourd'hui, grâce aux expériences les plus nombreuses et les plus décisives, il est permis de considérer le Chlorate de potasse, employé à l'intérieur, sinon comme un spécifique infaillible, au moins comme le moyen le plus généralement efficace contre la stomatite mercurielle.
Disons qu'au lieu de l'employer à l'intérieur, M. Lasègue l'a admimistré dans la stomatite mercurielle sous forme de gargarismes et de collutoires concentrés, en ayant soin de faire chauffer l'eau à 30 ou 40 degrés, car le Chlorate de potasse est très-peu soluble à froid. Par ces applications topiques, on a obtenu également de très-notables avantages, soit dans la stomatite mercurielle, soit dans quelques affections scorbutiques des gencives. Mais le plus sûr serait d'employer concurremment les deux modes d'administration.
Ajoutons que M. Ricord a eu recours au Chlorate de potasse non-seulement pour guérir la stomatite mercurielle lorsqu'elle existe, mais encore pour en prévenir le développement pendant l'usage des préparations mercurielles, et il a montré par des faits nombreux qu'au moyen de cette précaution on réussit souvent à tenir en échec des salivations qui paraissaient imminentes.
Stomatite couciineuse, diplithéritïqiie ou ulcéro-membraneuse. On
doit à West d'avoir le premier nettement formulé l'emploi du Chlorate
d3 potasse à l'intérieur contre cette maladie qui, ainsi que chacun le sait, se présente sous la forme d'ulcérations recouvertes de plaques pseudomembraneuses, et ayant leur siège soit sur les gencives, soit sur les joues. On connaît d'ailleurs le caractère réfractaire de cette affection, qui dure souvent plusieurs mois et est trés-sujette à récidive.
M. Blache, reprenant les expériences de West, a traité comparativement des enfants par la cautérisation avec l'acide chlorhydrique fumant ou par le chlorure de chaux sec, d'une part, et par le Chlorate de potasse, d'autre part. Chez les premiers, la durée moyenne du traitement a été de vingt jours, tandis que cliez les seconds la guérison a été complète en cinq ou six jours, sans qu'il y ait eu de récidive. Cette efficacité vraiment remarquable du Chlorate de potasse dans la stomatite ulcéro-membraneuse a été confirmée depuis par un grand nombre d'observations recueillies par MM. Barthez, Bergeron, Frémy, etc. Il y a surtout cela de notable dans les faits de M. Bergeron, qu'avec le Chlorate de potasse il avait obtenu une amélioration rapide alors que les cautérisations avaient échoué dans plusieurs cas. Ajoutons toutefois que ce médicament, après avoir fait disparaître les plaques pseudo-membraneuses en deux ou trois jours, reste quelquefois impuissant contre l'ulcération sous-jacente, et qu'il devient nécessaire de le porter à doses beaucoup plus fortes, ou de lui associer les cautérisations avec le nitrate d'argent.
M. Isambert, qui a fait sur ce point particulier des observations pleines d'intérêt, insiste tout particulièrement sur la possibilité de la récidive et sur l'utilité de prolonger quelque temps l'usage du médicament après la chute de la fausse membrane. En outre, après avoir fait ressortir les succès du Chlorate de potasse dans la stomatite ulcéreuse, il met en opposition l'impuissance de ce même médicament contre la pyorrhée interalvéolaire, qui cède généralement aux applications topiques avec la poudre de quinquina et de charbon, avec le chlorure de chaux sec, et surtout à la cautérisation par l'acide chlorhydrique fumant appliqué au moyen d'un pinceau très-fin.
Aphthes, muguet. Administré à l'intérieur chez les enfants, le Chlorate de potasse n'a pas paru à M. Legroux avoir d'action évidente sur le cryptogame qui se développe sur la muqueuse buccale. 11 est probable que, dans ce cas, l'emploi topique de ce médicament offrirait plus d'avantages. Toutefois nous devons dire que dans les essais que nous avons tentés, ce sel nous a paru céder le pas au borax et à l'alun.
Angine couenneusc. Les succès obtenus dans la stomatite ulcéromembraneuse devaient tout naturellement conduire à essayer le Chlorate de potasse dans l'angine couenneuse. M. Blache a encore eu ici l'initiative. Les premiers résultats, sans être aussi satisfaisants que dans cette première maladie, ne laissaient pas néanmoins que d'être encourageants. Depuis lorSj les faits se sont multipliés de toutes parts, et ces faits auto-
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risont à considérer le Chlorate de potasse, sinon comme un remède sûrement el'ilcace, au moins comme pouvant rendre quelques services dans •cette grave maladie. Mais, à cet égard, il importe de faire une observation. On sait que l'angine couenneuse revêt des caractères de gravité bien différents, suivant qu'on l'observe à l'état sporadique ou à l'état épidémique, et par conséquent il serait souverainement irrationnel de tirer des conclusions d'expériences thérapeutiques faites dans des conditions aussi peu comparables.
Or s'il est vrai que dans l'angine maligne, surtout régnant épidémi- ([uement, le Chlorate de potasse échoue le plus généralement, comme (-.chouent d'ailleurs la plupart des autres médications, on ne peut nier, d'autre part, que ce même moyen n'ait procuré des succès dans des circonstancts tout autres, c'est-à-dire lorsque l'angine couenneuse offrait des chances de curabilité. A cet égard, les observations recueillies à l'hôpital des Enfants, ou publiées par un grand nombre de médecins, soit de Paris, soit de la province, ne permettent guère le doute. Nous dirons donc, avec M. Isambert, que l'utilité du Chlorate de potasse, dans les cas de moyenne intensité, nous paraît démontrée, non-seulement par un succès réel et définitif, mais même par son action toute spéciale et en quelque sorte élective sur la muqueuse pharyngienne, identique à celle qu'on observe dans la stomatite couenneuse. Le retour de la couleur rose, la chute des fausses membranes, l'abaissement du pouls, sont souvent obtenus dans un espace de temps qui est sensiblement le même dans les deux cas. Ce même observateur ajoute d'ailleurs que la cautérisation, employée concurremment, ne lui parait accélérer en rien l'action du Chlorate, et dans quelques cas même semble la contrarier. Dans son opinion, de simples collutoires astringents seraient préférables aux caustiques ; et en même temps l'usage des toniques à l'intérieur, et surtout du quinquina, lui aurait toujours paru un très-utile auxiliaire. Enfin il croit devoir noter que la cautérisation peut retrouver son indication après la chute des fausses membranes, tandis qu'à cette phase de la maladie, le Chlorate de potasse tend à perdre son action.
Croup. H. Chaussier avait proposé, en 1819, le Chlorate de potasse contre le croup, à titre de reconstituant et de dérivatif. Mais ce moyen était complètement tombé dans .l'oubli. C'est encore à M. Blache qu'on doit d'avoir repris sur ce médicament des expériences suivies. Depuis lors, il n'est guère de praticien qui, à l'occasion, n'ait répété ces mêmes expériences. Disons que les premiers résultats, sans attribuer une efficacité bien puissante à ce médicament, tendaient toutefois à lui reconnaître un certain degré d'utilité relative contre cette terrible maladie. Ainsi, d'une part, sous l'influence du Chlorate de potasse, un certain nombre de croups guérissent sons opération, et d'autre part, lorsque la trachéotomie, malgré l'usage de ce médicament, était devenue nécessaire, il est remarquable que les guérisons consécutives furent obtenues en proportion
Ueauconp plus considérable qu'on ne l'observe d'ordinaire : ainsi, dans le premier trimestre do 1856, sur quatorze enfants trachéotomisés, M. Blache obtint cinq guérisons sur cinq morts, tandis que dans les an- ;iccs précédentes le nombre des guérisons était seulement d'un sur quati'e ou cinq opérés.
Mais l'événement a montré depuis qu'il ne fallait pas attribuer une trop grande importance à cette statistique favorable, où le hasard pouvait revendiquer sa bonne part ; et aujourd'hui les premières illusions ont dû s'évanouir devant la triste réalité. Sans doute on peut citer encore de temps en temps quelques guérisons de croup chez des malades traités par Je Chlorate de potasse, mais ces observations ne sont nullement probantes, par la raison que généralement ce moyen n'a pas été employé d'une manière exclusive, mais qu'il a presque toujours été associé à d'autres moyens actifs, notamment les vomitifs, qui à eux seuls ont pu sufDre, et expliquer le succès. Toutefois comme le Chlorate de potasse paraît avoir non-seulement une action locale toute spéciale sur les affections diphthéritiques, quel que soit leur siège, mais encore qu'il passe pour exercer une influence générale sur l'organisme, et s'opposer à la reproduction des exsudations plastiques, rien n'empêche de recourir à ce médicament dans une maladie aussi redoutable que le croup, mais sans placer une confiance exagérée dans ses vertus, et surtout sans l'employer à l'exclusion d'autres médications dont l'expérience a démontré l'efficacité, au moins dans certaines limites.
Enfin, pour ne rien omettre dans la longue énumération des maladies 011 le Chlorate de potasse a été employé, citons l'ictère où Odier, de Genève, a prétendu en avoir obtenu des succès, soit l'ictère spasmodique, soit celui qui est lié à un obstacle au cours de la bile par un calcul ou toute autre cause du môme genre. Citons encore la névralgie faciale, la chorée, la céphalée, le prurit des parties génitales. Mais à part quelques bons résultats obtenus dans certaines névralgies, résultats qui, sans (*;tre entièrement probants, semblent du moins suffisants pour autoriser dé nouveaux essais, il est probable que pour le reste il n'y a pas à en tenir compte. Ajoutons enfin qu'il est encore permis de tenir à peu près pour illusoires les merveilleux avantages que Chaussier et quelques autres pensaient avoir obtenus de ce moyen dans les coups, chutes et contusions, où on l'administrait à double fm, soit comme vulnéraire, soil comme propre à faciliter la résorption des ecchymoses.
Kystes de l'ovaire. Le docteur Graig, d'Edimbourg, rapporte qu'il a guéri quatre femmes atteintes de l'ovaire, en leur administrant chaque jour une cuillerée à bouche de solution concentrée de Chlorate de potasse. Un traitement aussi inofTensif ne manquera pas d'être essayé de nouveau.
Usnrje externe. A l'imitation de quelques médecins étrangers, M. Lasègue a utilisé le Chlorate de potasse en applications topiques sur certains
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ulcères atoniqiies, contre les ulcérations de la bouche, les gencives scorbutiques, etc. Dans ce cas on emploie une solution concentrée (5 grammes pour 100 grammes d'eau à 15 degrés) ou même la solution saturée à la température de 30 à 40 degrés (12 à 15 pour 100 de Chlorate). D'autres fois ce même médecin l'administre en poudre, soit seul, soit associé au bismuth et à l'amidon. Ce topique a une action énergique sur les surfaces ulcérées qu'il modifie d'une manière souvent favorable; mais d'un autre coté, il faut savoir qu'il a l'inconvénient de causer beaucoup de douleur et qu'il est difficile de le faire supporter à beaucoup de malades.
La solution de Chlorate de potasse a été récemment recommandée contre l'ozène. On commence par nettoyer les fosses nasales du mucn^; desséché et fétide, à l'aide d'injections d'eau tiède: puis avec la solution de Chlorate (32 grammes pour 1 litre d'eau) on fait des injections ou de fortes inspirations de manière à introduire le liquide dans les cavités nasales; ces injections ou inspirations sont répétées deux fois par jour pendant quelque temps. Nous ajouterons que le même moyen a été employé, avec avantage, tant à l'intérieur qu'en gargarismes, pour combattre l'haleine fétide provenant de l'estomac.
Caiicroïiic. Les premières tentatives faites avec le Chlorate de potasse contre cette affection ont été faites sur des animaux, M. Bergeron commença par guérir un chat atteint d'épithelioma de la bouche ; plus tard, M. Leblanc en guérit trois semblables, le premier sur un cheval et les deux autres sur des chats.
Les deux premières observations de cure de cancroïde sur l'homme appartiennent, 1' une a M. Milon et l'autre à M. W. Cooke ; mais ces obsepvations manquent de détails et sont loin d'amener la conviction que donnent, au contraire, les observations si précieuses de M. Bergeron (Académie de médecine, 1863) et de M. Blondeau. M. Bergeron avait dans un cas employé d'abord la médication topique seule, dans le second il n'a donné le médicament qu'à l'extérieur, comme l'ont fait MM. Milon et Blondeau. Depuis, d'autres tentatives ont été faites à la Salpêtrière avec des résultats variables. Ce qui semble en ressortir, c'est qu'avec des applications externes, mais permanentes, d'une solution saturée et avec de faibles doses à l'intérieur, on peut espérer guérir quelquefois cette affection si ingrate, qu'elle portait le nom de noli me tangere. M.Féréol [Bul. de thérap., 30 janvier 1868) vient de faire connaître un cas de guérison d'un cancroïde de la joue par le même procédé. M. Féréol fait très-justement remarquer que ce traitement qui a si bien réussi quelquefois échoue très-souvent, et il a recherché quelle peut être la raison de cette différence. En particulier, il fait observer [que son malade avait un cancroïde d'origine sébacée, et il se demande si le Chlorate de potasse ne réussirait pas de préférence contre le cancroïde d'origine sébacée. C'est là une expérience à faire. Nous nous permettrons seulement de faire observer que le cancroïde peut en effet commencer, d'après le
docteur Thiersch, soit par les glandes sudorifiques, soit par les glandes sébacées. Mais quand il affecte les glandes sébacées, il peut encore présenter deux formes différentes, soit la forme acineuse, soit l'ulcère rongeant, si bien qu'il se pourrait que le Chlorate de potasse ne convînt qu'à l'une de ces deux formes de cancroïde d'origine sébacée.
Phagédcnisme. En 1865, M. Gaujot eut l'idée d'appliquer au phagédénisme les pansements au Chlorate de potasse qui avaient si bien réussi à M. Bergeroa contre le cancroïde. Il s'agissait d'un malade atteint de deux ulcères phagédéniques inguinaux symptomatiques d'un chancre mou suivi de bubons suppurés. Les différents topiques n'avaient pas réussi, le feu lui-même n'avait donné qu'une amélioration passagère. Le Chlorate de potasse en solution concentrée et appliquée comme topique eut un résultat des plus satisfaisants. M. Tillot a vu de même, dans le service de M. Ricord, cinq cas d'ulcères phagédéniques guéris par le même moyen. {Bull, de thérap., t. LXVIII, p. 273 et t. LXX. p. 245.)
Substances incompatibles. Suivant M. Melsens, il y aurait danger à administrer à un malade, cà la fois le Chlorate de potasse et l'iodure de potassium. Des chiens sur lesquels cette expérience a été faite sont morts en peu de jours, et l'on suppose que le Chlorate de potasse a cédé à l'oxygène, cà l'iodure de potassium en quantité suffisante pour le transformer en iodate de potasse, qui est une substance toxique ; du moins, l'auteur a retrouvé dans le foie et les intestins les lésions qu'il avait constatées dans l'empoisonnement par l'iodale de potasse.
CHLORATE DE SOUDE (C/O^NaO).
Le Chlorate de soude, C/itoms sofifcui, chlorate de potasse. On filtre et on fait s'obtient en décomposant un soluté de cristalliser. Le Chlorate de soude est sobitartrate de soude par un soluté de lubie dans l'eau froide à 30 pour 100.
Le Chlorate de soude s'emploie dans les mêmes cas et de la même manière que le chlorate de potasse.