ACTION PHYSIOLOGIQUE DU MASSAGE
L'effet physiologique principal du Massage est d'activer le travail de résorption du système veineux et lymphatique ; mais, comme on l'a pu voir par la description qui précède, on peut obtenir des effets de plusieurs ordres. On peut ne provoquer, par exemple, qu'une excitation de la peau destinée à activer la circulation périphérique, et, par contre, faire une dérivation par rapport à la circulation des parties centrales. On peut,, au contraire, et c'est là un des effets les plus précieux, exciter singulièrement la propriété d'absorption du tissu conjonctif ainsi que celle du système circulatoire centripète. Dans d'autres cas, on rend aux muscles la tonicité épuisée par des exercices violents ou le repos prolongé. On facilite par conséquent le glissement des muscles et des tendons dans leurs gaines celluleuses, et l'on rend aux ligaments et aux extrémités articulaires la souplesse et le poli nécessaires à l'intégrité de leurs mouvements.
Après une séance de Massage, quel qu'il soit, on observe comme résultat le plus constant que les parties malades ou le corps tout entier ne donnent plus cette sensation de pesanteur et de fatigue qui accompagne toujours les troubles de la circulation centripète. On se sent léger et dispos, et cette sensation est assez agréable pour que, dans les pays chauds, par exemple, on se fasse masser tout simplement pour obtenir ce sentiment de bien-être et de vigueur que donne toujours le Massage musculaire général.