‹ Traite de therapeutique et de matiere medicale/ (volume 2)Chapitre 30 sur 335 · MANDRAGORE · texte numérisé non relu

MANDRAGORE

Courly, etc., presque tous les médecins emploient aujourd'hui d'une manière générale les injections sous-cutanées et en particulier les injections d'atropine.

Introduite dans l'économie par celte voie, l'atropine doit être administrée à la dose de 1 à 4 milligrammes. La solution la plus commode à employer pour cela est celle de M. Béhier, au centième ; elle donne un demi -milligramme par goutte de 5 centigrammes. Mais il ne faut pas oublier que les seringues sont rarement bien réglées ; aussi faut-il toujours vérifier la seringue dont on se sert. On y arrive très-facilement de la manière suivante : on charge la seringue d'eau distillée, on la pèse, on fait faire dix demi-tours au piston, et on la pèse de nouveau ; en divisant par dix, on a alors la quantité fournie par chaque demi-tour du piston.

Un des plus heureux effets des injections sous-cutanées a été de guérir des contractures musculaires consécutives à des attaques d'hystérie. Le docteur Boissarie a pu faire cesser en quelques jours, à l'aide de trois injections seulement, des contractures de cet ordre persistant depuis deux mois chez une dame hystérique. {Bulletin de Thér., 1863, t. I, p. 380 et Gaz. des hôpitaux.) On a obtenu un aussi beau succès à la clinique de la Charité sur une jeune hystérique de vingt-trois ans atteinte de contracture depuis quinze jours. Il suffit d'une seule injection de 9 milligrammes do sulfate d'atropine qui amena dans la journée un peu de délire. Deux jours après, la malade quittait l'hôpital parfaitement guérie. [Bulletin de Thér., 1866, t. II, p. 473.)

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