‹ Traite de therapeutique et de matiere medicale/ (volume 2)Chapitre 36 sur 335 · DOUCE-AMÈRE · texte numérisé non relu

DOUCE-AMÈRE

Faites infuser pendant deux lieures et passez, (Ilùp. do Paris.)

Sirop de Douce-Amérc.

Pr. : Douce-Amère 1 part.

Sirop de sucre '6 —

On fait pendant deux lieures infuser la Douce-Amère dans deux parties et de-

mie d'eau; on passe sans expression, on fait une seconde infusion que l'on mêle au sirop, et l'on évapore jusqu'à ce que le sirop ait perdu un poids égal à celui do la première liqueur de Douce-Amère ; on ajoute alors cette première qu'on a conservée à part, et l'on passe le sirop à travers un blanchet.

Chaque cuillerée ?i bouche contient la substance do 3 grammes de tige de Douce-Amère.

HISTORIQUE

La Douce-Amère est un de ces médicaments dont les propriétés thérapeutiques ont été exaltées avec une telle exagération, que les expérimentateurs qui sont venus depuis, trompés presque toujours dans leur attente, ont fini par contester à cette plante toute vertu médicinale; et si le discrédit dans lequel est tombée la Douce-Amère n'est pas tout à fait mérité, au moins faut-il reconnaître que les éloges dont elle avait été l'objet étaient plus injustes encore.

Indiquée par Dioscoride, qui la croyait diurétique et qui la conseillait dans l'hydropisie, elle est encore mentionnée avec honneur dans les commentaires de Matthiole et dans Bauhin, mais c'est surtout aux élèves de Boerhaave, de Linné et de Sauvages qu'elle dut la grande faveu^ dont elle jouit dans tout le cours du siècle dernier.

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