‹ Traite de therapeutique et de matiere medicale/ (volume 2)Chapitre 37 sur 335 · ACTION PHYSIOLOGIQUE DE LA DOOCE-AMÈRE · texte numérisé non relu

ACTION PHYSIOLOGIQUE DE LA DOOCE-AMÈRE

Donnée à très-hautes doses, la Douce-Amère peut produire des effets toxiques légers analogues à ceux que peut occasionner la jusquiame; la céphalalgie, l'ivresse, l'embarras de la langue, l'ardeur de la gorge, le délire, la nymphomanie, la suppression et la rétention d'urine, des démangeaisons et des éruptions à la peau, comme le démontrent les témoignages de Linné, de Carrère, de Starke, de Dehaen. Aussi a-t-elle été conseillée dans des cas analogues à ceux où l'efficacité des solanées vireuses était peu contestable.

Son action est due à un véritable alcaloïde, la solanine, qui y existe en petite quantité. La solanine est amère, cristallisant en aiguilles et forme avec les acides des sels définis. Le docteur Caylus, qui l'a expérimentée sur les animaux, a employé l'acétate de solanine. Il a constaté que ce sel, soluble et moins amer que l'alcaloïde, peut être donné à un adulte à la dose de 1 à 5 centigrammes. Au delà de cette proportion, la solanine se comporte comme la conicine et la nicotine ; elle paralyse, suivant lui, le bulbe et, par là, les muscles respiratoires^

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