LAURIER-CERISE
une forte odeur d'acide cynnhydrique, et a une saveur am&re et brûlante.
La quantité d'huile volatile que contiennent les feuilles de Laurier-Cerise n'est pas la m('me à toutes les époques de l'année. Suivant M. Soubeiran, elles en donnent le plus aux mois de juillet et d'août, du moins sous le climat de Paris.
Il faut aussi faire observer que ces feuilles perdent, par la dessiccation, la plus grande partie de leurs propriétés.
Eau disti lée de Laurier-Cerise.
Prenez : feuilles fraîches de Laurier- Cerise, eau froide, quantité suffisante : on contuse les feuilles, on les met, avec l'eau, dans la cucurbite , et l'on distille k la manière ordinaire, et l'on retire 500 grammes d'eau distillée pour 500 grammes de feuilles. Par la distillation, il passe une quantité considérable d'huile essentielle, quantité plus que suffisante pour saturer l'eau; aussi l'huile essentielle surnage-t-elle , et il y aurait un grand danger à administrer une eau distillée qui contiendrait cette huile ; pour l'en séparer, on fillre, l'eau distillée passe et l'huile essentielle reste sur le filtre.
Cette eau distillée contient, suivant
l'analyse de Geiger, 30 centigrammes d'acide cyanhydrique médicinal,, pour 30 grammes.
L'eau distillée de Laurier-Cerise doit être conservée dans des vases pleins et bouchés en verre ; sans cette précaution, elle perd peu à. peu sa force.
M. Deschamps, d'Avallon, a remarqué que l'addition d'une petite quantité d'acide suU'urique (1 goutte pour 500 grammes, par exemple) donnait à cette eau la propriété de se conserver plus longtemps.
Cèral de Laurier -Cerise.
Eau distillée de Laurier-Cerise, 3 parties; huile d'amandes douces, 4 parties; cire blanche, 1 partie.
Pommade de Laurier- Cerise.
Huile essentielle de Laurier-Cerise, 1 partie ; axonge, 8 parties.
Teinture de Cheston.
Feuilles récentes de Laurier - Cerise, 125 grammes ; eau bouillante, 1,000 grammes; faites infuser; ajoutez à la colature : m.iel blanc, 125 grammes.
HISTORIQUE
Le Laurier - cerise n'a été importé en Europe que vers la fin du seizième siècle. Recherché d'abord seulement pour la beauté de son feuillage, il entra bientôt dans quelques préparations culinaires, à cause de l'arôme que ses feuilles donnaient à certains mets; plus tard, ses vertus toxiques furent connues, et c'est alors qu'on songea à utiliser en médecine un agent qui modifiait si puissamment l'organisme.