‹ Traite de therapeutique et de matiere medicale/ (volume 2)Chapitre 83 sur 335 · AMBRE GRIS · texte numérisé non relu

AMBRE GRIS

L'Ambre gris, dont la nature a été le loxtc d une foule d'opinions et de suppositions plus ou moins rapprochées de la vérité, paraît être, d'après Swediaur, le produit de certains cachalots [Physeter macrorephalus). Les excréments endurcis et altérés de ce cétacé forment cette substance, qui, comme on l'a dit, est une sorte de Be'zoard. On a voulu récemment remplacer cette manière de considérer l'Ambre, et lui donner une autre origine, en prétendant qu'il était le résultat de la décomposition de certains poulpes musqués. Le fait est, suivant MM. Chevalier et Lassaigne, que le principe actif de

l'Ambre est contenu dans les excréments de poissons très-divers. ■

L'Ambre est en morceaux globuleux, souvent composés de plusieurs couches.

Il est gris-noir, parsemé de stries d'un jaune pille. Sa consislance se rapproche de celle de la cire un peu dure. Exposé à l'air, il se ramollit, et est très-intlammable. L'eau ne le dissout pas, mais l'alcool chaud, l'étlier, les huiles fixes et volatiles le dissuivent. Son odeur est très-intense, agréable, car il est plus employé comme cosmétique que comme médicnment. Sa sa\ eur est d'une fadeur de vieille graisse.

Moins actif et moins connu que le musc, c'est de lui qu'il se rapproche le plus par ses propriétés sur l'homme sain et malade. Il a été vanté dans tous les cas que nous avons dit légitimer l'usage du premier. Nous ne pourrions, à son sujet, que nous répéter inutilement. On l'administre en pilules, en potions, surtout en teintures, depuis quelques centigrammes jusqu'à 2 ou 3 grammes.

Page 1