TAMARIN, — CASSE, — PRUNEAUX, ETC
Tamarin, fruit du Tamarinier {Tamarindus indica), arbre de la famille des Légumineuses, qui croît dans les pays intertropicaux et jusqu'au 30*' degré de latitude nord. Ses fruits, arrivés à leur maturité, renferment une pulpe sucrée, aigrelette, filamenteuse, ayant un goût de raisiné, de couleur brun rougeàtre, et agréable à manger quand elle est fraîche.
La pulpe de Tamarin {Tamarindorim •pulpa) est sciûe usitée : elle est légèrement laxative à la dose de 60 à 120 grammes. Elle sert surtout à faire des tisanes dans les maladies où sont indiqués les acidulés et les purgatifs. Il est rare qu'on prescrive la pulpe de Tamarin seule, si ce n'est comme rafraîchissante; toutes les fois qu'on veut produire une action laxative, il convient d'ajouter par pot de décoction de Tamarin 2 à 15 grammes de crème de tartre, ou toute autre substance qui ait une action plus directe sur les sécrétions intestinales.
Ainsi que nous l'avons dit plus haut, la pulpe de Tamarin s'emploie à la dose de 60 à 120 grammes par jour délayée dans 1000 à 1500 grammes d'eau.
Les pharmaciens doivent, avant d'employer la pulpe de Tamarin , s'assurer si elle ne renferme pas de cuivre provenant des bassines dans lesquelles on l'a préparée; la pulpe du commerce en renferme souvent. On reconnaît la présence de ce métal au moyen d'une lame de fer que l'on plonge, dans la pulpe, et sur laquelle du cuivre viendrait se déposer.
On mélange souvent aussi à la pulpe de
Tamarin de la pulpe de pruneaux et de l'acide tartrique. Cette fraude est plus difficile à constater; elle est sans grand inconvénient.
La Casse {Cassia, Casse des boutiques.
Casse en bdlon) est le fruit du Cassia fistula, grand arbre de la famille des Légumineuses, section des Cassiées, qui croît dans les pays chauds.
Le fruit (gousse) du Cassia renferme, dans un grand nombre de cellules, une pulpe d'un rouge noirâtre qui a une saveur acidulé, sucrée, assez agréable.
On distingue dans la pharmacie la Casse en bdfon, qui n'est autre chose que le fruit à son état naturel; la Casse en noyaux, que l'on obtient en ratissant l'intérieur du fruit ; la Casse mondée, qui est la pulpe de ce fruit que l'on a séparée des noyaux; enfin la Casse cuite, quand elle a été mêlée avec du sucre sur un feu doux.
La pulpe de Casse est très-légèrement laxative. Comme la pulpe de Tamarin, elle n'est guère qu'un moyen adjuvant lorsqu'on veut obtenir un eiîet purgatif.
Elle s'emploie d'ailleurs de la même manière et dans les mêmes circonstances que la pulpe de Tamarin.
Nous croyons superflu de parler ici des Pruneaux cuits, ainsi que de beaucoup de fruits, tels que les prunes, le raisin, le melon, etc., qui ont une action laxative analogue à celle de la Casse et du Tamarin.
Nous négligeons aussi îi dessein les Roses pâles, et même la Gratiole, et les racines de diverses espèces d'Iris.