‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 2)Chapitre 151 sur 185 · SÉNÉ · texte numérisé non relu

SÉNÉ

Suivant M. Marmé (Zeitschrift fur rationelle Médian, H et PI'., t. XXVI, et Go.:, mèd., 18G7, p. 27), les racines et les feuilles radicales des Ellébores noir, vert et fétide, contiennent tout formés deux principes actifs, mm volatils, du genre des glycosides : l'Elléboréine et l'Elléborine; l'Ellébore fétide contient en outre probablement un troisième principe volatil. Ces deux substances agissent comme poisons sur les animaux et probablement sur l'homme, tandis que l'huile de racine d'Ellébore n'agit plus quand on lui a enlevé les glycosides.

U E lléboréine est plus active quand elle provient de l'Ellébore vert ; elle a une action locale assez irritante pour amener chez les animaux une entérite ulcéreuse. Quand elle tue à haute dose, c'est par paralysie du cœur.

L'Elléborine, un peu moins soluble que la précédente, a une action irritante, analogue à celle del'EIléboréine, mais moins prononcée. A haute dose, elle n'agit plus comme la précédente, mais bien comme les narcotiques : elle détermine d'abord de l'excitation sur le système nerveux, puis du coma. A l'autopsie, on trouve de l'hyperémie des centres nerveux et quelquefois même des foyers apoplectiques.

Mode d'administ?*ation et doses. — La racine d'Ellébore en poudre se donne à la dose de 75 centigrammes à 1 gramme, comme purgatif; en infusion, à la dose de 4 grammes pour 120 grammes d'eau.

Ce médicament n'est plus guère employé aujourd'hui.

11 est extrêmement important de ne pas confondre les Ellébores de la famille des Renonculacées, qui sont peu vénéneuses, avec les Vératres, de la famille des Colcbicacées, qui sont très-vénéneuses et renferment de la vératrine.

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