ÉD. — T. I
Après l'avoir flairé pour s'assurer que les vapeurs qui se dégagent ne sont pas trop abondantes, on le porte sur le voile du palais ou sur la voûte palatine, que l'on badigeonne très-rapidement. Trois ou quatre secondes suffisent.
Après un moment d'anxiété plus ou moins vive, et après une quinte de toux suivie de l'expectoration plus ou moins abondante de mucosités striées de sang, le malade, revenu à lui-même, accuse le plus souvent un soulagement assez notable, par la cessation de la dyspnée, et l'éloignement, s'il en existait, des accès de suffocation. Le plus souvent, sans doute, cette rémission n'est que temporaire, mais il n'en est pas moins vrai que dans un certain nombre de cas l'attaque d'asthme se trouve enrayée, et, à en croire quelques médecins, on aurait même obtenu par ce moyen quelques guérisons complètes.
Disons enfin que le procédé le plus simple, et celui dont nous faisons le plus habituellement usage, consiste à tenir dans la chambre des malades un vase contenant de l'eau dans laquelle on aura versé de l'Ammoniaque, et ce moyen nous donne souvent de bons résultats dans l'asthme nerveux, dans la coqueluche et dans le catarrhe capillaire.