‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 3)Chapitre 29 sur 125 · ROSACÉES ASTRINGENTES · texte numérisé non relu

ROSACÉES ASTRINGENTES

La famille naturelle des Rosacées contient un grand nombre de plantes astringentes, qui présentent souvent entre elles des ditlerences de composition chimique et de propriétés médicinales fort remarquables.

Les Végétaux de cette famille renferment un principe astringent, quelquefois énergique, répandu dans les divers organes, niais surtout dans l'écorce et les racines.

Cette propriété astringente des racines existe à un haut degré dans la tribu des dryadées. La lormentille {tormentillaerecta), la potentille anserine {potentilla anserina) , la potentille rampante [potentilla reptans), la benoîte {geum lirbanum et rirais), possèdent des qualités qui ont étévantées avec assez de raison.

L'écorce et la racine de la spirée à trois feuilles des Etats-Unis (sptVaa trifoliata) se font remarquer par leurs propriétés émétiques, qui les font employer comme succédanées de l'ipécacuanha. (Soubeiran.)

Les racines du fraisier [fracjaria vesca) sont aussi avantageusement employées en infusion.

Les feuilles des Rosacées sont également astringentes. Celles des rosiers, et surtout celles de la ronce {rnbus fruticasus), et de l'aigremoine {agrimonia eupatorium) , servent tous les jours de base à des gar-

garismes astringents. Les feuilles du ruhus articus , du dryas octopetata , du cerasus mahaleb , sont employées en guise de thé.

Les fleurs sont peu usitées en médecine; tandis que celles de la rose de Provins sont astringentes, les pétales des roses pâles , du pécher et de l'amandier sont laxatives. La lleur du hrayera anthelmintica d'Abyssinie est celle qui a la plus grande importance thérapeutique. C'est elle qui est administrée, sous le nom de Kousso, contre le ténia, et dont l'ellicacité est reconnue.

Les calices des Rosacées participent des propriétés générales de la famille ; le cijnorrhodon est le seul qui soit utilisé. On eu fait une conserve astringente.

Les fruits possèdent souvent des propriétés médicamenteuses fort remarquables.

Nous citerons principalement les sorbes {sorbus domestica), les coings (cydonia vulgaris) , les framboises {ruhus inaus) , les fruits des ronces (ruhus) , etc.

Ils contiennent tous, en plus ou moins grande quantité, de l'acide malique, du sucre, de la pectine, de la gomme et une matière azotée.

L'étude de l'action thérapeutique de ces diiïérents agents n'est pas encore suffisante pour qu'onpuisseleur assigner despropriétés bien définies.

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