‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 3)Chapitre 30 sur 125 · ROSACÉES ASTRINGENTES, CACHOU · texte numérisé non relu

ROSACÉES ASTRINGENTES, CACHOU

THERAPEUTIQUE,

La tormentille est un astringent fort énergique, qui entré dans la composition de la thériaque et du diascordium. On emploie à l'intérieur sa poudre, son infusion et ses décoctions, dans les hémorrhagies, dans les flux divers; à l'extérieur, elle a les mêmes usages que la ratania, la noix de galle, etc., etc.

Doses. La poudre se donne à la dose de 1 gramme et demi à 4 grammes (1 scrupule à 1 gros), l'infusion et la décoction à la dose de 4 à 16 grammes (1 à hf gros) par litre d'eau.

La rose de Provins [Rasa gallica) a, comrne la busserole, des propriétés légèrement astringentes, qu'elle doit au tannin et à l'acide gallique que contiennent ses pétales. On l'emploie à l'intérieur, en décoction, pour des collyres, des injections astringentes, des gargarismes. Elle sert à composer le miel rosat . et la conserve de roses, qui jouissent aussi de propriétés légèrement astringentes.

Les feuilles de ronce {rubus fruticosus] sont employées dans les mêmes circonstances que les pétales de roses de Provins, et, comme ceux-ci , elles contiennent une petite quantité de tannin. Leur décoction est principalement conseillée dans les angines.

Il est encore un grand nombre de substances astringentes que l'on peut employer comme succédanées de celles que nous avons indiquées tout à l'heure. La plupart des écorces des grands végétaux, les queues, et surtout les pépins de raisins pulvérisés, l'enveloppe du fruit de la grenade, etc., etc., contiennent une portion assez considérable de tannin , et doivent être employées dans les circonstances où ce dernier a été conseillé; mais il est superflu de charger la mémoire de noms inutiles et de grossir le catalogue déjà trop considérable de la matière médicale.

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