‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 4)Chapitre 4 sur 147 · MANDRAGORE · texte numérisé non relu

MANDRAGORE

cette découverte a-t-il toujours la valeur extrême qu'on s'est plu à lui attribuer? Si , pour le quinquina , il y a un véritable avantage , dans beaucoup de cas, à avoir un alcaloïde, qui, sous un petit volume, jouisse d'une action aussi sure qu'énergique, et dont l'administration soit beaucoup plus facile, en est-il de même relativement à la Belladone et même à la digitale, qui sont si faciles à administrer en nature, et qui, sous un très-faible volume, possèdent une extrême énergie?

Si maintenant il est permis de faire valoir ici une autre considération, on comprendra que le médecin ne doit jamais, à moins d'urgence, substituer des médicaments d'un prix extrêmement élevé, à des substances dont la valeur vénale est presque nulle et dont l'activité est fort grande.

Hâtons-nous d'ajouter pourtant que toutes les fois que la chimie aura trouvé dans un principe immédiat un produit fixe, parfaitement bien défini, d'un dosage facile, et surtout doué d'une grande facilité d'absorption, nous serons tout disposés à faire bon accueil à ce nouveau produit; et tout en donnant la préférence, pour l'usage général, aux substances en nature, là où l'expérience aura consacré la sûreté et l'efficacité de leur action , nous accorderons volontiers la supériorité à ces principes actifs alors qu'il s'agira de remplir certaines indications spéciales, par exemple quand le médicament demandera à être employé par la méthode endermique) Voir plus haut à la matière médicale, l'article Atropine.)

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