‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 4)Chapitre 72 sur 147 · GINGEMBRE · texte numérisé non relu

GINGEMBRE

geâtrc très-foncé, douée d'une odeur forte et très-suave, analogue à celle du baume du Pérou; c'est l'espèce la plus estimée. Elle se recouvre souvent, à l'air sec, de petits cristaux brillants et aiguilles d'acide benzoïque : on la nomme alors Vanille givrée ou ef fleurie.

2° La Vanille simarona ou bâtarde; mêmes caractères physiques que la précédente, mais moins aromatique et non givrée.

3° La Vanille pompona ou bava (tel est le nom donné par les Espagnols ; nous la nommons en France Vanillon), qui est en gousses plus longues et plus larges que les deux autres , presque toujours ouverte, d'une odeur peu balsamique , beaucoup moins agréable.

La Vanille, d'après l'analyse de Bucholz, contient de l'huile grasse, de la résine molle, de l'extrait amer, du sucre, de la substance amyloïde, de l'acide benzoïque. Elle ne donne pas d'huile volatile à la distillation ; elle cède ses principes actifs à l'eau et à l'alcool.

Poudre de Vanille.

Pr.

Vanille sèche, Sucre,

1 part.

On coupe la Vanille en petits morceaux, et on la pile dans un mortier en fer avec une portion de sucre ; on passe au tamis de soie, on pile le résidu avec une nouvelle portion de sucre, et ainsi de suite; on mélange les poudres entre elles.

Tablettes de Vanille.

Pr. : Vanille, 30 gram. (1 once).

Sucre, 200 (7 onces).

Gomme adragantc, 2 (1/2 gros).

Eau commune, q. s.

F. s. a. des pastilles de 40 centigrammes (8 grains) ; chaque pastille contient 5 centigrammes (1 grain) de Vanille. On prépare de même un chocolat à la Vanille, 8 grammes (2 gros), de Vanille en poudre pour 500 grammes (l livre) de sucre.

Teinture de Vanille.

Pr. : Vanille,

Alcool à 80",

I part.

Faites macérer pendanthuit jours, passez avec expression et filtrez.

La Vanille trouve des indications dans les cas où nous avons parlé de l'emploi de la Mélisse. Elle a de plus des propriétés aphrodisiaques trèsmarquées. Les confiseurs, les crémiers, les liquoristes, etc., l'utilisent plus que les médecins. Nous dirons plus tard l'usage thérapeutique possible des différents objets de table qu'on en parfume.

La Vanille pulvérisée avec une certaine quantité de sucre serait administrée plus convenablement que sous toute autre forme. On la prendrait aussi à la dose de plusieurs grains jusqu'à un demi-gros; en teinture depuis quelques gouttes jusqu'à un gros dans diverses portions. Mais le chocolat qui en contient un demi-gros et un gros par livre, les sucreries, les liqueurs, etc., qu'on en aromatise, sont le mode d'administration le plus commun, et il n'a d'autres limites que celles de la gourmandise ou des moyens pécuniaires des consommateurs.

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