‹ Traité de thérapeutique et de matière médicaleChapitre 118 sur 312 · LABIÉES · texte numérisé non relu

LABIÉES

ont une aclion diurétique, à cause des propriétés assez marquées qu'a cette plante d'exciter la sécrétion urinaire ; le Cerfeuil, Scandix cerefolium, qui a été donné très-souvent comme dépuratif dans les maladies de la peau ; comme apéritif, désobstruant, antiictorique dans les maladies organiques du foie et les hydropisies qui en dépendent. Ce qui vient surtout à l'appui de cette action, c'est celle qu'il a, employé en cataplasmes, comme résolutif dans certains engorgements externes, dans les maladies des mamelles, en fumigations dans les cas de tumeurs hémorrhoïdales douloureuses, où nous l'avons vu souvent réussir, calmer les cuissons déchirantes qu'éprouvent alors les malades, et faire rentrer le bourrelet hémorrhoïdal ; l'Ache, Apium graveolenSy qui fait partie du sirop des cinq racines apéritives ; la Coriandre, fruit du Coriandrum sativum ; le Fenouil, fruit de VAnethum feniculum ; le Carvi, cai-um Cai'vi ; le Cumin, Cuminum, Cyminum ; l'Aneth, Anethum graveolem, etc., etc.. Ces cinq dernières ombellifères, dont on n'emploie que les fruits, se rapprochent plus de l'anis que celles que nous avons énumérées avant elles ; le mode d'administration et les doses sont les mêmes.

La fîimille des Magnoliacées renferme une plante dont les propriétés thérapeutiques sont les mêmes que celles de l'anis officinal, et que nous devons placer ici comme pouvant tout à fait remplacer ce dernier : c'est la Badiane ou anis étoile, arbre qui croit à la Chine et au Japon. On en emploie les fruits aux doses et dans les mêmes circonstances que nous avons indiquées.

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