‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 104 sur 189 · MAL DE POTT · texte numérisé non relu

MAL DE POTT

cuisse, à la fesse, dans le bassin. Si pour les abcès de la fosse lombaire on peut d'emblée avoir recours à l'incision, pour les autres il est préférable d'essayer d'abord l'injection de gaiacol iodoformé et de ne prendre le bistouri que lorsque la fistulisation est menaçante, cas auquel il ne faut pas attendre qu'elle se fasse spontanément, car alors l'infection secondaire par les microbes pyogènes est à peu près inévitable et dans une vaste poche elle est dangereuse. Le curettage de la poche sera toujours fait avec ménagement du côté de la paroi antérieure, directement accolée au péritoine.

4» Paraplégie. — La paraplégie fournit d'abord quelques indications à un traitement plutôt médical, fondé sur l'électrisation et le massage des muscles impotents. En outre, on surveillera attentivement les fonctions de la vessie et du rectum. Si la rétention d'urine rend le cathélérisme nécessaire, on prendra des précautions antiseptiques minutieuses, car les voies urinaires des paraplégiques sont un terrain très favorable à l'infection. A côté de ces indications symptomatiques, la paraplégie fournit quelques indications chirurgicales. Il est incontestable, en effet, que parfois on la voit cesser par l'évacuation d'un abcès qui remontait jusque dans le canal rachidien et comprimait la moelle ; ailleurs, la compression semble être causée par la déviation osseuse et on peut améliorer ou même guérir la paraplégie en redressant la gibbosité par l'application d'un corset plâtré, le malade étant suspendu. On essaiera donc de ces moyens, mais en sachant bien que les cas de ce genre sont en somme rares. Pour les paraplégies rebelles, on a enfin, dans ces dernières années, pratiqué la laminectomie, de façon non seulement à enlever les lames, qui sont rarement la cause directe de la compression médullaire, mais à donner du jeu à la dure-mère envahie par la pachyméningite externe caséeuse, et à pouvoir même agir sur ces fongosités par la curette ou la cautérisation. On ne saurait se prononcer encore sur ces interventions (pii sont laborieuses et même assez dangereuses ; leurs indications sont loin d'être délinitivement fixées et leurs résultats no sont pas toujours probants.

r)° Convalescence. — La convalescence peut être considérée comme établie lorsque la gibbosité reste stationnaire, lorsqu'il n'y a plus ni douleurs, ni abcès en évolution. C'est i\ cette période seulerio:it qu'il sera incli(|n''' de permettre la marche, et alors il sera bon do soutenir le rachis avec un corset orlhopéditjue ; le plus commode et le moins dispendieux est le corset plAlré de Sayre (voyez (loiisi-r). Pour le mal de Pt)ll cervical, ce n'est pas d'un corset mais d'un ((tllicr plâtré (ju'il s'agit. Le corset convient avant tout au mal

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de Pott dorsal moyen ; il est peu avantageux pour le mal lombaire ou le mal dorso-cervical.

MAL DE POTT SOUS-OCCIPITAL. — Ce mal de Pott est constitué par l'ostéo-arthrite tuberculeuse des articulations de la tête et de la colonne vertébrale. Les indications thérapeutiques y sont dans leur ensemble les mêmes que pour le mal de Pott proprement dit. Les deux particularités principales sont fournies par la possibilité d'abcès rétro-pharyngiens (voyez Cou) gênant la respiration et par le danger considérable des déplacements osseux, capables de causer la mort subite par compression de la partie supérieure de la moelle. Les abcès rétro-pharyngiens peuvent nécessiter durgence l'incision, et si on est pris au dépourvu, on la fera par la bouclie ; mais mieux vaut inciser par la peau, parallèlement au bord postérieur du sterno-mastoïdien. Pour éviter la mort subite par compression brusque de la moelle, rien ne vaut l'extension continue longtemps prolongée. On l'exerce en attachant un poids à chaque jambe et un à la tête, ce dernier étant fixé à une sorte de casque avec mentonnière. Plus tard, on pourra se contenter d'une minerve, constituée par une pièce sus-scapulaire et une pièce sous-occipito-mentonnière réunies par des tiges à crémaillère permettant d'exercer un certain degré d'extension sur les articulations malades. A la période de convalescence (cessation des douleurs, diminution des empâtements fongueux et des contractures musculaires) on appliquera un collier en cuir bouilli ou en tarlatane plâtrée, destiné à immobiliser sans extension continue.

MALADIE D'ADDISON. — Elle n'a été qu'exceptionnellement observée chez l'enfant. Contre les troubles intestinaux (diarrhée) on utilisera les sels de bismuth, les astringents, la viande crue, le lait et les œufs ; contre l'asthénie, les ferrugineux, les toniques, l'huile de foie de morue; pour modifier la nutrition, l'hydrothérapie, l'électricité staticiue. Depuis les recherches de Brown Sequard, on devait naturellement essayer l'injection sous-cutanée d'extrait de capsule surrénale ; les résultats avantageux n'ont pas été durables.

MALADIE DE BASEDO'W. — Voyez GoiViœ exoputhal- Mi(?ui: .

MALADIE DE FRIEDREICH. — Yovez L

OCOMOTRICE.

MALADIEDEHAMMOND(Athétose).— Voyez Cerveau,

Sclérose.

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