MALADIES DE LITTLE. DE THOMSEN. MANIE
MALADIE DE L.nTL.B.—Rujidilé généralisée congéiiitalc dui'Ujinc cérébro-spinale. — Dans les formes graves, il n'y a rien à faire. Dans les formes légères, gymnastique suédoise, mouvements passifs, massage, bains salés (Déjerine).
MALADIE DE THOMSEN.— Cotte affection, caractérisée
par un état de tonus exagéré des muscles (tinjotonie), par suite duquel la riuidité s'enii)are momentanément de certains muscles à l'occasion des mouvements volontaires, est parfois congénitale ou apparaît de huit à douze ans. La thérapeutique proposée contre elle ne diffère pas de celle qu'on applique à toutes les neuropathies. P. Marie met en première ligne le massage et V électricité: puis vient Vhydrothérapie. On a administré l'atropine et la strychnine.
MALADIE DE AATERLHOF. — Voyez Pihpura.
MALARIA. — Voyez Fièvue pallsthe.
MAMELLE. — Voyez Sein.
MANIE. — Pendant l'accès, on tiendra l'enfant dans une pièce peu éclairée, à température fraîche ; on ne laissera près de lui que les personnes indispensables, qui garderont le sih^nce. On ne discutera pas avec le malade et on ne le contredira pas dans ses divagations. On lui fera prendre deux bains tièdes de tilleul par jour, j^rolongés (trois quarts d heure à une ou deux heures). Si la crise est d'une grande violence, on appliquera de la glace sur la tète ; mais cela suppose l'immobilisation par une camisole, et cette contention ne peut être employée que pendant peu de temps sans inconvénients.
On administrera tous les deux ou trois jours, pendant l'accès, un -purgatif drastique (aloès, scammonée).
Si les enfants refusent de s'alimenter, on les nourrira avec la sonde introduite par le nez (peptones, poudre de viande, lait et œufs crus). Comme calmants, on associera les bromures, le chloral, le chanvre indien.
Suivant l'âge :
Bronuu'c d^e potassium i
Bromure de sodium [ àà là .3 gr.
Bronun-e d'ammonium /
Hy(lr;it(; de chloral 0 ^r. .'>(") à 2 »
Toinluro de caiinalils iudica 0 ^v. .'"iD à 1 gr. 50
Sirop de menthe lîO »
.Tidcp gomrneux. 1-0 »
A f.iire jirciKlrc eu 24 licurcs.
MASTOIDK (apophyse) 417
S'il y a de la fièvre, on donnera la quinine (surtout le valérianate). On aura recours aussi à la quinine préventivement, dans certains cas d'accès maniaques à périodicité régulière. Quand jetais l'interne de Legrand du Saulle à la Salpètrière, je me souviens d'avoir vu une fillette sujette à des accès de manie qui revenaient environ toutes les trois semaines : l'accès n'apparaissait pas, si on prenait soin de donner trois ou quatre jours avant la date ordinaire une dose quotidienne de quinine. S'il arrivait qu'on oubliât de le faire, l'enfant avait un accès de trois à cin({ jours, au cours duquel la quinine n'agissait plus.
Dans l'intervalle des accès de manie, on instituera un traitement prophylactique, dont la vie au grand air, les distractions pjiysiques, l'absence d'excitation cérébrale et l'hydrothérapie froide seront les bases.
MASTOIDE (Apophyse). — On observe quelquefois, à la suite d un coup, des douleurs peut-être liées à l'éburnationde lamasto'ide et qu'on fait cesser par la trépanation. Mais presque toujours on est appelé à intervenir pour des masto'idites consécutives à des otites moyennes. Nous signalerons aussi les cholestéatomes du temporal.
1" Mastoïdite. — Dans toute otite moyenne, il y a participation plus ou moins prononcée des cellules mastoidiennes. Si cette otite est bien traitée, si la caisse est souvent et soigneusement vidée et séchée (voyez Otite moyenne), on évitera laplupart du temps que la mastoïdite exige une intervention spéciale. Lorsqu'il y a un abcès rétroauriculaire, l'indication opératoire est évidente et urgente ; de même lorsque la région mastoïdienne est rouge, œdémateuse, douloureuse spontanément et à la pression et lorsqu'il y aboursoutlement de la paroi postérieure du conduit auditif externe. L'appréciation est plus difficile lorsqu'il existe, au cours d'une otorrhée, des accidents plus ou moins graves (céphalalgie, fièvre, douleurs, convulsions même), sans aucun signe local du côté de l'apophyse : on commencera alors par trépaner l'apophyse ; si on y trouve du pus, on saura au bout 24 à 48 heures si l'évacuation a produit la sédation des symptômes; en cas d'échec, on iraàla recherche d'un abcès cérébral (voyez Gerye.^u, abcès).
On a conseillé l'incision simple des collections mastoïdiennes ayant pointé derrière l'oreille. C'est une mauvaise pratique : toujours il faut faire une trépanation typique, sans laquelle l'orifice reste la plupart du temps fistuleux, et le sujet est du jour au lendemain exposé aux complications des graves ostéites du rocher et de la mastoïde (méningite, phlébite des sinus, abcès cérébraux).
TIlâRArKUTIQUE INFASTILK. 27
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Pour trépaner l'apophyse, on peut se contenter de faire dans le sillon rétro-auriculaire une incision allant de la paroi supérieure du conduit à la pointe de la mastoïde et de faire tomber sur elle une incision horizontale, postérieure ; de là un lambeau triangulaire. Mais pour en avoir plus de jour, mieux vaut faire l'incision antérieure sur toute la longueur du pavillon ; c'est en son milieu qu'on fait tomber le dé])ridement postérieur, d'où une incision en H, avec deux lambeaux triangulaires par cojiséquent. L'incision va hardiment jusqu'à l'os, et à la rugine on décolle, avec le périoste, les deux lambeaux postérieurs et le pavillon tout entier. Cela fait, Ihémorrhagie est presque toujours arrêtée d'elle-même, et il suffit de placer deux ou trois pinces hémostatiques sur les arlérioles qui donnent encore. Ce décollement périostique est un temps très important ; il est indispensable pour bien voir la région sur latjuelle on veut opérer.
Lorsque l'apophyse est à nu, on regarde d'abord s'il n'y a pas une trépanation spontanée, qu'on agrandit aisément à la curette ; s'il n'y a pas de trépanation spontanée, ce qui est la règle, on fait dans l'apophyse un trou au ciseau et au marteau. Ce trou sera carré et limité par les lignes suivantes : deux verticales, l'une à 5 millimètres en arrière du rebord osseux du conduit, l'autre à 1 centimètre au phis en arrière (plus loin il y a danger d'entrer dans le sinus latéral) ; deux horizontales, l'une à la hauteur de la paroi supérieure du conduit (plus haut on entrerait dans le crâne), l'autre à 1 centimètre plus bas. On entre ainsi dans les cellules masto'idiennes qu'on curette avec soin, en allant avec précaution en haut et en arrière (sinus latéral) et en bas et en avant (facial).
On en restera là si l'otite moyenne seml)le guérie, ou à peu près, au moment où on intervient pour l'abcès masto'idien. De même pour les mastoidites aiguës avec otite moyenne aiguë ; et encore sera-t-il toujours prudent d'examiner s'il n'y a pas de pus et de fougosités dans le conduit de communication allant des cellules mast(»idicnnes dans la caisse. On trouvera l'orifice de ce conduit dans le fond de la caviti' creusée à la curette, un peu en avant, et il sera facile d'y introduire un stylet coudé.
S'il y a olori'hi'c cliniuiiuc en même temps (pie masto'idite, on doit du même coup traiter l'otoi rhêe en allant curettor soigneusement la caisse (ablation des fongosités, des osselets malades), et en créant une cavité unicpie facile à drainer et à tamponner. INnir cela, on décolle complètement le conduit cartilagineux, puis on introduit dans le canal de l'antre mastoïdien un conducli'ur spécial sur lequel on fait au ciseau et au maillet une véritalde tranchée dans la parf)i postérieure du conduit osseux et on entre ainsi dans la caisse
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OÙ on fait le nécessaire (curettage, extraction des osselets). On termine en coupant le conduit cutané aussi loin que possible, de façon à transformer le foyer en une cavité unique, que l'on tamponne à la gaze iodoformée à la fois par le conduit et par la plaie rétro- auriculaire, après avoir rétréci celle-ci à ses deux extrémités par un ou deux crins de Florence.
Ce tamponnement est laissé 8 jours en place ; s'il y a du suintement le premier et le second jour, on change les pièces extérieures du pansement sans toucher à la mèche profonde. Cette mèche est renouvellée au Séjour, puis on fait le pansement tous les 4 à 5 jours, en enfonçant et en serrant la mèche de moins en moins. Il faut réprimer soigneusement au crayon de nitrate d'argent les bourgeons charnus, qui souvent sont e.Kubérants. Lorsque Ton voit que la cavité mastoïdienne a tendance à se combler et ne suppure pas, ou à peu près, on ne tamponne plus que par le conduit dont il faut avec soin éviter le rétrécissement.
La durée du traitement dépend essentiellement de la nature exacte de la lésion. Une suppuration franche (otite et mastoïdite et aiguës) guérit en 3 semaines à un mois. Mais s'il s'agit d'une lésion tuberculeuse (carie du rocher, des cellules mastoïdiennes), le résultat est beaucoup plus long à obtenir, et surtout beaucoup plus aléatoire. L'intervention néanmoins est indiquée, car les succès sont loin dètre rares.
2° Fistules. — Les fistules mastoïdiennes sont consécutives aux abcès mastoïdiens ouverts spontanément ou traités par une simple incision des parties molles et du périoste (incision de Wilde), cas auxquels la fistule est la règle. Ces fistules, même lorsqu'elles ne sont pas entretenues par une ostéite tuberculeuse, sont excessivement rebelles aux moyens ordinaires de traitement ; on envient au contraire presque toujours à bout, en 3 à 4 mois, si on pratique la trépanation typique avec ouverture de la caisse, comme il vient d'être dit. Il reste ainsi derrière l'oreille une cavité plus ou moins vaste, qui peu à peu s'épidermise.
Cette opération est absolument indiquée, car les fistules abandonnées à elles-mêmes tendent à se compliquer de lésions graves du côté des os ou du cerveau (méningite, abcès).
3'> Carie et nécroses de la mastoïde et du rocher. — Les
otites moyennes avec mastoïdite, lorsqu'elles sont mal soignées et surtout lorsqu'elles sont de nature tuberculeuse, se compliquent quelquefois de carie et de séquestres. Presque toujours dans ces cas il y a otorrhée chronique et fistule mastoïdienne, et le traitement est en somme celui de la fistule, avec évidement des parties cariées et
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friables, avec extraction des séquestres. Dans ces manœuvres, on prendra grand soin de ne perforer ni la paroi crânienne ni le sinus latéral; après les extractions de séquestres, la cavité s'étendra parfois jusque vers le pharynx, et on ira avec prudence quand on sera dans le voisinage de la carotide et de la jugulaire. En cas de séquestre, le facial est souvent paralysé à l'avance et dès lors on n'a pas à s'en occuper.
C'est au cours de ces lésions osseuses complexes qu'on observe des complications graves du côté des vaisseaux qui traversent ou longent le rocher : phlébite du sinus latéral, ulcération de la carotide ou du sinus.
La phlébite du sinus latéral se propage vile aux autres sinus de la dure-mère et à la jugulaire, et elle aboutit à la pyohémie : on a eu quelques succès en liant la jugulaire au cou au-dessous du caillot, en trépanant la masto'ide, en ouvrant le sinus latéral et en désinfectant le segment veineux intermédiaire (curcttage, lavages). On termine par un tamponnement à la gaze iodoformée.
L'ulcération de la carotide requiert la ligature de la carotide interne au cou si l'on est appelé en temps utile. Mais la carotide n'est pas la seule artère qui puisse donner lieu ici à des hémorrhagies mortelles ; on en a vu par ulcération de la méningée moyenne, branche secondaire de la carotide externe. En cas de doute on liera donc la carotide primitive, opération qui a encore l'avantage d'être plus facile et plus rapide. En outre, on fera le tamponnement de l'oreille moyenne, ou mieux la trépanation de la masto'ide et l'extraction des séquestres, de façon à tamponner directement au fond de la cavité la perforation qui saigne. En cas d'ulcération du sinus, cette opération est absolument indiquée.
4 Cholestéatomes de 1 oreille moyenne. — Il s'agit ici de concrétions épiderniiques (jui remplissent la caisse et, en général, les cellules masto'idiennes et entretiennent une otorrhée chronique. Si on les diagnostique, il faut les traiter d'emblée par la Irépanation de la mastoïde avec large entrée dans la 'caisse. Souvent on ne les diagnostique pas t\ l'avance, mais on croit à tmc otorrhée chronique simple : on les reconnaîlra aloi'sà l'examen des parcelles ramenées par la cnretteau cours de lablalion des osselets par le conduit, ou mieux ])ar l'opération de Stacke (voyez Otitr moyenne), et dès lors on fera séance tenante l'évideinent des cellules mastoïdieiuies. La cavité sera tampoiun-e. l'allé met très longtemps ù se combler.
MÉLjîENA. — N'ovez IIi;M()HiinA(:ii-, imestinalk.