‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 106 sur 189 · MÉNINGES · texte numérisé non relu

MÉNINGES

MÉLANCOLIE. — Voyez Hypochoxdrie.

MÉNINGES cérébrales —l°Hyperémie des méninges.

— Lorsque surviennent sous rinlluencc d'une cause facile à déterminer (insolation, action d'un froid intense, excès de fatigue cérébrale chez des sujets nerveux) les symptômes de la congestion cérébrale et méningée, le meilleur moyen à employer est l'application sur la tète d'un sac de glace ou, si on n'en peut avoir, de compresses trempées dans l'eau très froide et fréquemment renouvelées.

Si l'enfant est vigoureux et qu'il y ait indices d'un raptus congestif intense (cris, céphalalgie atroce, faciès vultueux), on appliquera une ou deux sangsues aux apophyses mastoïdes.

Les révulsifs intestinaux (calomel, drastiques, lavements au sulfate de soude) seront donnés plusieurs jours de suite.

Dès l'abord, on aura placé l'enfant dans les conditions les plus propres à éviter toute excitation sensorielle par le bruit, la lumière.

Si lessymptômes prédominants sont ceux d'excitation (délire, mouvements désordonnés, loquacité, convulsions), on donnera le cliloral et le bromure associés, à dose suffisante pour amener le. sommeil.

, Quand le malade est tombé dans la dépression, dans l'état comateux avec collapsus cardiaque, on lui applique sur les pieds et les mollets des cataplasmes sinapisés, on le frictionne avec l'alcool, on lui fait des injections sous-cutanées de caféine, d'cther, d'huile camphrée.

Lorsque les symptômes de l'hyperémie desméninges se manifestent au cours d'une pyrexie infectieuse primitive (fièvre éruptive, érysipèle, fièvre lypho'ide, polyarthrite aiguë rhumatismale), c'est à la balnéation froide qu'il faut énergiqucment avoir recours : bains de 18 à 20 degrés, de 5 à 15 minutes, avec afl'usions froides sur la tête et la nuque pendant le bain.

2° Hémorrhagie méningée. — Le diagnostic de cette maladie est toujours fort délicat, sinon impossible, et le traitement ne diffère pas de celui de l'hyperémie des méninges.

ir Méningite aiguë. — En dehors des traumatismes, on n'a longtemps admis d'autres méningites que la méningite tuberculeuse. Depuis les recherches microbiologiques de ces dernières années, on sait que le bacille de Koch est bien loin d'être le seul qui puisse, en se localisant sur les méninges et la surface corticale du cerveau, produire des altérations inflammatoires : le pneumocoque, le bacille d'Eberth, le streptocoque, le bacille du côlon notamment sont responsables des méningites pneumoniques, typhiques, de celles qui surviennent au cours de certaines angines, de suppniatins diverses.

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