ŒSOPHAGE
Le traitement local doit autant que possible consister dans la dilatation lente et progressive, qui se fait avec des bougies analogues aux bougies uréthrales; et même chez les enfants au-dessous de 4 ans les bougies uréthrales sont excellentes. Chez les enfants en bas âge ou chez ceux plus âgés qui sont indociles, le cathélérisme estdiOicile; quelquefois il sufllt d'ouvrir la bouche de force avec un ouvre-bouche ; ' parfois il sera nécessaire d'aneslhésier lenfant, et c'est un des cas où le bromure d'éthyle rendra des services. On conçoit que pour des séances de ce genre, séances forcément fréquentes et nombreuses, il faille une patience encore plus grande que pour le traitement des rétrécissements œsophagiens chez ladulte. D'après les mesures de Lesbiow. il ne faudrait pas, au-dessous de 15 ans, dilater à plus de 15 à 20 millim, de diamètre. Les métliodes de dilatation brusque (olives successives) sont en principe à rejeter. L électrolyse ne semble pas préférable à la dilatation simple. L'œsophagotomie interne est une opération aveugle, à repousser. Quant à l'œsophagotomie externe, elle ne sera que rarement indiquée et eilicace, ainsi que cela resuite de la longueur habituellement grande de la lésion, sur toute l'étendue, ou à peu prés, de l'œsophage. Il ne saurait donc guère être question de l'employer pour sectionner l'obstacle; pas davantage pour établir au-dessous de lui un orifice pour alimenter le malade (œsophagostomie). Elle sera surtout utile pour permettre d'aborder plus directement le rétrécissement par la dilatation, ou même par le débridement au bistouri (œsophagotomie combinée). La gastrostomie, enfin, sera prati- «juée pour ne pas laisser le malade mourir de faim lorsque le rétrécissement sera infranchissable; et quelquefois elle a permis la dilatation uUi rieure, par la méthode ordinaire ou par cathétérisme rétrograde.
ô" Œsophagisme. — Le spasme hystérique de l'œsophage existe, quoique rare, chez 1 enfant. 11 sera traité, outre la médication générale classique (voyez Hystérie), par la dilatation lente, ou même brusque. D.'ius ce dernier cas, on dilate l'a'sophage avec une pince spéciale.
( )ii le rencontre aussi chez des dyspeptiques névropathes, en corrélation avec certaines périodes de la digestion ; on combattra donc suil(Hit la dyspepsie et l'état névropathique.
ù" Œsophagite. — Le plus souvent causée par l'ingestion de liquides jjrùlauts uu eausti(jues,parfoispar le passage d'un corps étranger, linllammation de l'œsophage peut être superficielle et de courte durée. La suspension de l'alimentation solide, la déglutition de boissons mucilagineusesou de lait tiède permettra de nourrir assez l'enfant jiiscpi'à la cessation de la douleur. Celle-ci sera (im-hjuefois mieux calmée parla déglutition de petits fragments de glace. Si rinllanima-
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tion est très intense, avec fièvre, on pourra tenter denrayer la réaction par l'application de sangsues, de révulsifs au-devant du cou et de la partie supérieure du sternum. L'impossibilité de rien faire avaler nécessitera une alimentation rectale absolue : lavements de peptone dissoute dans le lait et le jaune d'œuf.
Si la persistance de la lièvre et des douleurs, limpossibilité prolongée de déglutir font supposer un phlegmon de l'œsophage. \ecathétérisme sera pratiqué avec une extrême prudence.
7' Périœsophagite. — Les abcès périœsophagiens sont consécutifs aux œsophagites ulcéreuses graves, aux perforations par un corps étranger ou par un cathétérisme malheureux. Ceux de la partie intra-thoracique sont en général au-dessus des ressources de l'art. Ceux de la partie cervicale seront traités par l'incision précoce : l'incision sera parallèle au sterno-mastoïdien. La dyspnée peut nécessiter une trachéotomie d'urgence.
OMBILIC. — 1'' Vices de développement. — En dehors des hernies ombilicales (voyez IliiuMEs) et de l'exstrophie de la vessie (voyez Vessie) les vices de développement de l'ombilic sont soit des fistules, soit des tumeurs liées à l'évolution de l'intestin et de l'ouraque.
A. Fistules. — Ces fistules sont de deux espèces : urinaires et intestinales.
Les fistules urinaires, dues à la perméabilité anormale de l'ouraque ne se manifestent guère dès la naissance s'il n'y a pas une imperforation ou au moins un rétrécissement de l'urèthre. Il va sans dire que dans ces conditions il faut d'abord établir une voie d'excrétion inférieure (voyez Urèthre) avant de fermer la fistule ombilicale, ce qui peut se faire par ligature, ou mieux par avivement et suture. Si l'urèthre est perméable, on traitera d'emblée la fistule; mais elle ne sera presque jamais reconnue qu'à l'occasion d une rétention d'urine, et souvent seulement à l'âge adulte ou même dans la vieillesse.
Les fistules intesliiiciles sont quelquefois dues à la striction d'une anse intestinale contenue dans une hernie fœtale, la ligature ayant été faite trop près de la base du cordon. Cette variété est plus rare que les fistules diverticulaires, dues à la persistance et à la perméabilité anormales du diverticule de Meckel ; quelquefois cet anus artificiel s'accompagne de prolapsus de la paroi intestinale. On peut sur le nouveau-né tenter d'obtenir la cure par la compression, par la cautérisation au fer rouge. Si ces moyens simples échouent, ce qui est la règle, on fera, lorsque l'enfant aura passé la première année, la laparotomie franche suivie de la libération du diverticule et de sa résection,