‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 121 sur 189 · OXYURES. PALAIS · texte numérisé non relu

OXYURES. PALAIS

aussi les lavements contenant du sel, du vinaigre ou de la térébenthine, du sublimé (0,20 p. 1000), l'infusion de semen contra, les suppositoires au salol et à riodoforme. On peut compléter cette action locale par l'administration buccale du calomel, de la santonine (0,05 à 0,10) ou du semen contra (1 à 4 gr.)

On est quelquefois consulté par des parents convaincus que leur enfant a des oxyures, parce qu'il a des démangeaisons nocturnes très vives. Si les vers n'ont jamais été vus et qu'après les traitements usuels le prurit persiste, en peut affirmer qu'il n'y a pas lieu de continuer la médication antlielminlhique et il faut faire celle du prurit (voir ce mot) et du nervosisme.

OZÈNE. — Voyez Coryza chromquk.

PALAIS ET VOILE DU PALAIS. — Nous réunissons ces

deux régions, dont les maladies sont pour la plupart communes aux deux.

1" Lésions traumatiques. — Ces lésions s'observent chez l'enfant dans deux circonstances principales :

a) Il fait une chute tout en tenant dans la bouche un instrument rigide (crayon) qu'il enfonce ainsi dans la voùle ou dans le voile ; ou bien,par jeu, il introduit jusque dans le pharynx un instrument crochu qui va déchirer le voile.

6) Il y a fracture du massif maxillaire supérieur, avec disjonction de la suture palatine médiane. Cette lésion s'observe surtout aux environs de l'adolescence.

Quelle que soit l'étiologie, il faut réparer aussi exactement que possible par la suture les lésions des parties molles, ce qui chez l'enfant exigera du chloroforme, et respecter toutes les esquilles de la voûte osseuse lorsqu'elles tiennent encore un tant soit peu aux parties molles. On obtient ainsi des réparations remarquables, souvent sans qu'il soit besoin d une uranoplastie (voyez ce mol) secondaire.

2" Abcès. — Les abcès de la voûte sont presf|ue toujours liés à la carie dentaire pénétrante et surtout à celle des incisives ; ils siègent près de l'arcade alvéolaire. 11 seront incisés, puis on traitera la carie pétu'trante (voyez Di:n rs).

.'{' Syphilis. — La syphilis engendre des gommes, pies(|ue toujours situées au milieu du palais, après l'ouverture desipielles on trouve l'os dénudé. Puis cet os se séquestre et il reste une perforation (|ue le traitement spécifi(|ue est impuissant à prévenir. La précocité

PALAIS (voile dl) 471

de l'incision de la gomme palatine, quoi qu'on en ait dit, est également inetricace. En réalité, la lésion a son origine dans les fosses nasales: c'est dès que l'on reconnaît le coryza syphilitique qu'il faut agir, par un traitement à la fois général et local. Lorsque la voûte est nécrosée, on n'attendra pas — ce qui exige parfois des mois — que la perforation de la muqueuse s'agrandisse spontanément assez pour donner passage aux séquestres. On extraira de bonne heure ces séquestres, dès qu'on les jugera mobiles; on pourra souvent les saisir par les fosses nasales ; si cela est impossible, on ira à leur recherche par une incision palatine médiane. Delà sorte on évitera l'ulcération large des parties molles, et on n'aura plus en général à obturer par l'uranoplastie que des perforations remarquablement petites.

Chassaignac a prétendu que Yexoslose miklio-palaiine était un signe de syphilis héréditaire, ce qui semble erroné.

Pour la syphilis du voile du palais et ses conséquences, voyez Pharynx.

4° Angiomes. — Ceux de la voûte palatine seront traités en général par l'ignipuncture ; ceux de l'isthme du gosier et du pharyn.K, par l'électrolyse.

5° Tumeurs. — Outre des kijstcs, rares d'ailleurs, et quelques tératomes dont on a pu parfois pratiquer l'ablation avec succès, on observe à la voûte et au voile des tumeurs mixtes des glandules salivaires. Il faut les enlever de bonne heure, car au début elles sont bénignes et encapsulées, et au bout d'un temps variable, quelquefois fort long, elles sont susceptibles de subir une transformation maligne. Pour les extirper, à leur première période, il suffit de les énucléer à travers une incision longitudinale faite sur leur point culminant. A leur seconde période, elles sont diffuses et l'opération devient laborieuse et grave.

6" Perforations et divisions. — Les divisions congénitales du palais et du voile sont presque exclusivement des fissures qui sont de 3 variétés : antérieures (exceptionnelles), postérieures (voile et partie plus ou moins grande de la voûte osseuse) et totales. Ces dernières sont associées au bec-de-lièvre. Tout à fait exceptionnellement, on observe des perforations congénitales.

Les perforations acquises (syphilis et tuberculose) sont fort rares chez l'enfant.

On peut traiter ces divisions et perforations soit par la prothèse, soit par une opération plastique (voyez UnANo-sTAPHYLORnuAPHiE). Il faut reconnaître que depuis une vingtaine d'années la prothèse a fait

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de grands progrès. Néanmoins, elle reste inférieure à l'opération sanglante, devenue aujourd'hui d'une grande sûreté. Lurano-staphylorrhaphie est la méthode de choix, et la prothèse sera réservée soit aux cas inopérahles (fissure trop large, bilatérale surtout), soit aux cas où l'opération aura échoué, avec gangrène des lambeaux. C'est dire que la totalité des perforations et la grande majorité des divisions seront soumises à l'opération.

Au point de vue de la déglutition, de la mastication, de la succion, le résultat de Topération est parfait : sitôt la brèche comblée, les fonctions redeviennent normales. Mais il n'en est pas de même pour la phonation, qui très souvent reste défectueuse, et en tout cas ne devient claire, normale, qu'à l'aide d'une éducation post-opératoire minutieuse; on obtient ainsi des résultats remarquables, meilleurs en moyenne après l'opération qu'après la prothèse.

Cette question de la phonation a — avec celle de l'hémorrhagie toujours notable — une importance capitale pour la détermination de lûgo où il convient d'opérer. On a dit que plus on opérait lût et mieux la fonction se rétablissait. Cette proposition est loin d'être démontrée et par contre il y a grand intérêt, pour les soins postopératoires et pour l'éducation phonétique, à ce que le sujet, docile et comprenant l'utilité de l'opération, vieime en aide au chirurgien. L'âge le plus convenable est de 6 à 10 ans.

PANARIS. — Voyez Doigts.

PANSEMENTS. — Voyez Antiskpsik.

PARALYSIE. — 1° Paralysies congénitales et obstétricales. — Les premières sont rares ; elles sont la conséquence d'une perturbation apportée, soit à la santé de la mère, soit au développement de l'enfant, pendant la période de gestation; elles s'accompagnent le pbis souvent, alors, d'autres malformations cérébrales ou visci-rales (pii ne permettent pas une longue survieau nouveau-né ou qui le vouent à l'idiotie.

Les autres résultent de manœuvres obstélricales malheureuses: com[)ression de certaines branches nerveuses par les cuillères du forceps (paralysie faciale, ou jtaialysie radiculaire du plexus brachial. (|ui jiorte sur les muscles deltoïde, biceps, brachial antérieur et long supiiiateur, Duchenne, M"" Klumpke), tiraillements tro|) violents des membres |»endanl la version. Les paralysies obstétricales ne présentent pas la même gravité pronostiqiieque les congénitales ;ce sont [)luti'>l <les pari'sies que des paralysies complètes et on doit esj)érer les

voir disparaître au bout de quelques jours ou de quelques semaines. On instituera pourtant l'électrothérapie.

20 Paralysies diphthériques. - Le danger de mort existe dans les cas où la paralysie, expression d'une intoxication diplitliérique localisée sur les noyauxou le trajetdes pneumogastriques, revêt la forme cardio-pulmonaire, ou atteint les nerfs diapliragmatiques.

MM. Roux etYersin, en produisant expérimentalement les paralysies diphthériques chez les animauxavec le poison chimique soluble extrait des cultures du bacille de Klebs-Lôfïler, ncus ont bien montré que la paralysie diphthérique est de cause toxique. D'où l'indication d'insister sur les médications évacuantes des poisons, d'entretenir surtout la diurèse, d'activer un peu la diaphorèse, mais pas trop, car la seconde restreint la première, qui élimine toujours plus de poison.

Nous savons d'autre part que les phénomènes paralytiques sont passagers et mobiles, parce que les lésions, encore mal décrites, des centres nerveux ou des nerfs périphériques, sous la dépendance desquelles ils se trouvent, ont une tendance naturelle à la réparation.

Il s'agit d'abord de parer aux préjudices les plus graves que ces paralysies passagères causent au fonctionnement des appareils indispensables à la vie; il faut, en un mot, permettre au malade de survivre à ses lésions.

On y arrivera, d'une part, en soutenant sa nutrition par un traitement tonique, par une alimentation reconstituante; d'autre part, en stimulant son système nerveux ; enfin, en faisant fonctionner artificiellement les groupes musculaires privés passagèrement de l'influx nerveux qui est leur stimulus naturel.

Nous précisons : 1^ Si la déglutition est gênée ou impossible, emploi journalier et bijournalier de la sonde œsophagienne, qui permettra d'introduire dans l'estomac les aliments les plus nutritifs sous le moindre volume, des préparations toniques, arsenicales et martiales (perchlorure de fer. J. Simon), de l'extrait de quinquina, du café.

2° Comme excitant du système nerveux, la strychnine sera administrée, soit sous forme de teinture de noix vomique en potion à doses progressives, de V à XXX gouttes par jour (Archambault), soit en solution de sulfate de strychnine, à la dose de 1 à5 milligrammes, suivant les àgesetpar doses fractioimées, en procédant avec prudence.

On pratiquera des injections hypodermiques de caféine, de spartéine. pour stimuler le cœur.

3° Pour faire fonctionner les muscles paralysés, on emploiera l'électricité, soit sous forme de courants continus auxquels on reconnaît

en gt'néral une action tropliique, soit sous forme de courants intermittents, pour obtenir la contraction rapide de muscles importants. Les courants continus sont aujourd'hui surtout utilisés.

4'' On stimulera les fonctions de la peau et on éveillera les réflexes nerveux par les frictions, soit sèches, soit avec un morceau de laine imprégné de teinture de benjoin, d'alcool et de térébenthine, par l'hydrotliérapie (bains sulfureux, bains salés, douches froides très courtes).

Quant aux troubles oculaires, on a proposé de leur opposer le collyre suivant :

Sulfate d'éséiino 0 gr. 10

Eau distillée- 30 gv.

3" Paralysies consécutives aux maladies aiguës. — Comme les paralysies diphthériques, elles réclament la médication tonique: bains sulfureux d'un quart d'heure trois fois par semaine, au sortir desquels le malade sera immédialomcnt couclié. On donnera l'huile de foie de morue, les vins généreux, les phosphates et le fer. A chaque repas, Il à X gouttes de teinture de noix vomique. Elec- Iricilé sous forme de courants continus faibles et descendants de la moelle aux muscles paralysés. Massages et frictions avec des solutions alcooliques aromatiques, telles que :

Alcool camphré 100 gr.

Alcoolat de lavande 100 «

Essence de térébenthine 50 »

^" Paralysies d'origine cérébrale (sc/é/•os«^s.po^e/^ccp/(a/je). — Si elles sont accompagnées de coiitraclures, elles ne se trouvent nullement améliorées par l'emploi de r<lectricité et des excitants, tels que les préparations slrychniqiu's, qui conviennent seulement aux paralysies llaccides On devra, encas de paralysie spasmodiffue, chercher ù diminuer l'excitabilité des éléments nerveux par les antispasmodiques, et notamment le bromure de potassium. Simullanément ou alternativement, comme médication altérante, l'iodure de potassium pourra être utilisé ici comme dans toutes les scléroses, mais sans grand espoir de succès, il faut l'avoiu^r (voyez aussi Ckuvkai).

La Paralysie générale {inéninrjo-périoncvpluilitc ctironique diffuse) est excessivement rare chez les enfants. Nous ne pouvons aborder ici de telles (jueslions, et. comme pour toutes les maladies mentales, nous renvoyons aux traités de pathologie mentale.

5" Paralysie spinale infantile ou atrophique {Poliomyélite nntrrieure :ii(jui''). — ']'nAiri;Mi;M miihcai.. Dans la })rew.ière période (lièvre, convulsions), séjour au lit, température assez élevée,

PAHALYSIE HtO

bains d'air chaud même, et révulsions modérées le long- de la colonne vertébrale (ventouses sèches, coton iodé, teinture d'iode) ; àl'intéricur, quinine, aconit et ciguë, calomel et scammonée.

Dans la seconde période (paralytique), électrisation à l'aide de courants continus, le pôle positif appliqué au niveau du dos et le négatif sur le membre paralysé (courants faibles, 10 à 20 éléments, séances de 20 minutes au plus).

Teinture de noix vomique à l'intérieur, ou deux à dix gouttes, suivant l'âge, de la solution :

Sulfate de strycluiino 0 gr. 10 inilligr.

Eau '. 10 »

en surveillant attentivement les effets.

Dans la période atrophique, lorsqu'il y a une atrophie marquée d'un membre, West s'est bien trouvé de l'emploi des vésicaloires volants réitérés, de douches sulfureuses locales, alternant avec des liniments à base de croton tiglium ou de teinture de cantharides.

Une gymnastique méthodique aide à combattre les déformalions consécutives aux atrophies musculaires, l'orthopédie à les dissimuler.

Traitement chirurgical. — Passé la période aiguë et lorsqu'elle s'est localisée à certains groupes musculaires, la paralysie infantile engendre des lésions qui sont du ressort de la thérapeutique chirurgicale. Ces lésions sont de deux ordres : 1° Les muscles étant paralysés et atrophiés, il se constitue des articulations flottantes où les leviers osseux obéissent exclusivement à la pesanteur ; 2° comme les muscles sont inégalement frappés, certains groupes étant conservés, il en résulte des déviations actives par tonicité, puis rétraction des antagonistes. Comme conséquence de ces deux ordres d'actions — auxquelles pour le membre inférieur il faut joindre l'action du poids du corps — les jointures prennent des attitudes vicieuses qui à un moment donné deviennent fixes et irréductibles à cause des rétractions tendineuses et des déformations osseuses secondaires.

Les indications thérapeutiques générales sont les suivantes :

1° Réduire la difformité. — Ce temps est nul pour les simples articulations flottantes ; lorsqu'au contraire la difformité résiste, partiellement au moins, au redressement manuel, on prati(iuera suivant les lésions des ténotomies, des résections osseuses économiques et atypiques. Vu les allures capricieuses de la paralysie infantile, il est impossible de formuler des règles : pour chaque jointure on se décidera d'après l'examen clinique de chaque cas en particulier, et l'on al)outira à des interventions plus ou moins complexes.

2^ Maintenir laréduction. — On peut àceteffet, après avoir obtenu le redressement, recourir à des appareils orthopédiques dont les meilleurs sont fondés sur l'emploi de la traction élastique : avec des liens de caoutchouc convenablement disposés, suivant les exigences de chaque cas particulier, on supplée à la tonicité des muscles paralysés ; mais grâce à l'antisepsie on peut faire mieux, en ouvrant largement l'articulation intéressée et en en ruginant les cartilages diarllirodiaux de façon à 1 ankyloser en bonne attitude (voyez AiiiiinoDicsE). Cette opération se fait, cela va sans dire, dans la même séance que les sections tendineuses nécessaires au redressement. Pour les données spéciales aux diverses régions, voyez Épalle, Pied iiot.

(i' Paralysie spinale spastique. — Voir Tahes dorsal spas-

.MODIQIK.

7° La paralysie du mal de Pott réclame avant tout limmobilisation du racliis à l'aide d'un corset bien fait ou d'un appareil silicate et le séjour au lit jusqu'à la guérison (voyez Mal de Pott),

.S> Paralysie pseudo-hypertrophique ou myosclérosi-

que. — l'"ara(li>ati(iii localisée tous les deux jniirs j)endant tiuflijues minutes(Duchenne). Galvanisation du grand sympathique (Benedikt). Douches froides, traitement tonique,

9" Paralysies hystériques. — Traitement de riIvsTKiui: (voir ce mot I. IsoleriHiit. A [iplical ion des aimants, des plaques métalliques. Electricité statique. Suggestion à l'état de veille ou après hypnose, avec les réserves que j'ai formulées (voir ce mot). Voir également Simulation.

10^ Pseudo-paralysie syphilitique (Maladie de Parrot), — Les deux éléments du diagnoslicdillérentiel sont, chez un enl'anl syphilitique avéré ou pouvant être suspect de syphilis : 1° Des altérations plus ou moins considérables des leviers osseux, sur lesquels s'insèrent les muscles (décollement des épiphyses, collections purulentes jiixlaarticulaires, fractures dans la continuité des os); 2" des douleurs causées par ces altérations, séveillant au moindre mouvement spontané ou |(r«»vo(|ué. T^a coiLséquence de ces deux éléments |)alhogéni(|ues est riin|»uissance des muscles insérés sur les parties altérées du squelette; impuissance qui peut s'expliquer soit par un acte réflexe, soit par l'impossibilité mécanique où se trouvent les muscles, d'exécuter les mouvements physiologi(jues, leur point d'appui osseux vouant à man<|uer.

Le TiiAiTiMi-NT se trouve indiqm'" tout naturellement par la connais-

PSEUDO-PAIîALYSIE. PAROLE

sance du diagnoslic. Immédialement, il convient d'administrer une cuillerée à café de sirop de Gibert par jour en une fois ou eu deux, ou les frictions mercurielles. On fera prendre des bains avec 0 gr. 50 de sublimé. (Voir Syphilis.)

Si la diarrhée survient, l'eau de chaux permettra de la combattre sans interrompre la médication spécifique interne.

Quelque amélioration qui semble se produire après quelques jours ou quelques semaines, on devra continuer très longtemps le traitement.

On aura soin d'accorder la plus grande attention à Ihygiène alimentaire, car de l'intégrité des voies digestives dépend la réussite du traitement et la vie de l'enfant.

PARAPHIMOSIS. — Le parapbimosis est une des complications du phimosis. Après une manœuvi"e, souvent de masturbation, qui a eu pour effet de ramener en arrière du gland lorifice du prépuce, ce dernier ne revient pas en avant, mais étrangle la racine du gland. La plupart du temps, la réduction est très facile : il suffit de prendre la verge entre l'index et le médius, en arrière du bourrelet œdémateux contre lequel on exerce une traction d'arrière en avant, en même temps que le pouce de la même main refoule le gland en arrière. Si Ion est appelé trop tard, cette manœuvre échoue, et dans ce cas, quoi qu'on en ait dit, il faut débrider l'anneau constricteur et réduire. Sans cela, en effet, on peut observer des accidents gangreneux, rares il est vrai, mais incontestables.

PAROLE (Suppression). — Aphasie. De cause organique, elle ne peut être directement traitée.

Purement fonctionnelle, dans le cours de certains troubles digestifs, elle est très passagère et il suffit de traiter l'indigestion, en rassurant le malade.

Hystérique, elle disparaît par le traitement de l'hystérie. Elle peut être également >>iinaIvo.

— (Hésitation de la). nÉcAiEMEXT. — Parmi les bégaiements accidentels acquis, ceux qui sont symptomatiques de maladies organiques du cerveau ne sont justiciables d'aucun traitement: ceux qui dépendent d'une cliorée ou de l'hystérie disparaissent sous l'influence des traitements de ces névroses.

Le bégaiement congcnital a exercé à un degré extraordinaire l'imagination des médecins et des bègues de tous les temps. En général on est d'accord aujourd'hui pour admettre que toutes les

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opérations proposées jadis (excision d'une portion de la langue, section des génio-glosses), ne donnent aucun résultat définitif; la section du frein, quand il est trop court, est la seule qui soit utile.

Divers appareils ont été proposés pour placer dans la bouche; le caillou légendaire, le bride-langue, le cintre ou la fourchette de bois, la boule de caoutchouc sont tombés, je pense, en désuétude. Mais c'est aune gymnastique particulière quil faut recourir, pour disciplinerles muscles si nombreux qui collaborent à l'émission et à l'articulation de la parole.

Tous les bègues sont des névropathes et des timides, il faut commencer par leur inspirer la confiance et l'espoir de la guérison à force de volonté. C'est dire qu'on ne peut guère commencer efficacement le traitement chez des enfants trop jeunes, incapables de comprendre les indications qu'on doit leur donner pour la prononciation des syllabes.

On recommande au bègue, dès qu'il sait lire, de prononcer très lentement chaque syllabe, en scandant régulièrement les mots, et en appuyant sur les consonnes; il doit, en lisant, ne pas songer au sens des mots, mais seulement aux mouvements de la langue et des lèvres nécessaires pour produire le son de chaque syllabe. Il doit monologuer tout seul à haute voix avec la même préoccupation, mais ne doit autant que possible prendre part à aucune conversation générale pendant son traitement, et ne commencer à converser qu'avec une seule personne complaisante et attentive qui ne l'intimide pas.

Pour ce oui est des méthodes de gymnastique vocale spécialement recommandées, nous ne pouvons que renvoyer aux traités spéciaux. Avec Colombat. il s'agit de faire une gymnastique pectorale, laryngée, gutturale, linguale et buccale : pour atteindre ce but, on doit successivement faire une inspiration profonde, ramener la langue en arrière en relevant sa pointe vers la voûte palatine, écarter les commissures buccales, parler avec lenteur et en mesure.

Avec Chervin, outre la gymnastique aussi méthodique des organes qui prennent part à fc-mission vocale et à l'articulation des mots, l'ouïe est utilisée j)ar l'obligation inij»oséeà l'élève d'imiter iidèleinenl dans une conversation avec le maître les sons (pic celui-ci émet, et l'attention soutenue qu'il faut à l'élève pour se conformer sans cesse h un certain rytlime, arrive à discipliner si rapidement son système nerveux au point de vue de la parole, cpion a vu, paraît-il des guérisons obtenues en quinze jours.

PAROTIDE. — 1' Lésions inflammatoires. — Les pnrolidilcs consécutives aux maladies infectieuses aiffuës n'ont rien de

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