‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 134 sur 189 · PLEURÉSIE. PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PLEURÉSIE. PNEUMONIE

que le permettront l'état des voies digestives et la chute de la fièvre, la suralimentation, et le traitement de la tuberculose (cure de montagnes, eaux sulfureuses ou arsenicales, créosote, huile de morue). On combattra les effets de larétraction tJioracique par le massage, la faradisation des muscles respirateurs, puis Taérothérapie (exercices méthodiques ayant pour effet de dilater le thorax) ; mais ces exercices devront toujours être gradués avec une lenteur prudente. Bien qu'exceptionnelle, la production possible d'un pneumothorax par la traction brusque d'une adhérence pleuro-pulmonaire impose des ménagements (voir Gvmnastiquk).

PNEUMONIE. — En règle générale, la pneumonie lobaire aiguë piiniilive. unilatérale, chez l'enfant guéi-it sans aucune inlerveiilioii thérapeutique. On veillera à la régularité des garde-robes ; on fera prendre des boissons abondantes, et comme alimentation on donnera le lait, le bouillon, l'eau vineuse. S'il y a un point de côté très douloureux, on appliquera 2 ou 4 ventouses scarifiées à partir de 3 ou 4 ans.

S'il y a hyperthermie continue et que lenfant ait, par suite de la dijsinu'O, un ctat ttorvcux d'agitation et d'angoisse, d'insomnie, on enveloppera le thorax de compresses mouillées (voir Bhonchopneu- MOME, pages 183 et 184), ou même on lui donnera un ou plusieurs bains tièdes.

S'il existe des phénomènes cérébraux, délire de paroles et d'actes, jactitation, convulsions (pneumonie cérébrale), on insistera sur les lotions fraîches, l'enveloppement dans le drap mouillé. On pourra donner, à faibles doses réitérées, l'opium, le bromure de potassium, le chloral.

J^a forme h/phoïde avec adynamie requiert l'alcool, 30 ù 60 gr. par jour, le Champagne, le bordeaux et des doses modérées de quinine.

Le collapsus. qui (pielquefois suit les défervescences brusques, exige l'alcool et le vin sui-tout. la caféine, l'éther.

Si les sympt«uues céréliraux ne se dissipent pas après les bains cl les lotions, si les pupilles sont paresseuses, punctiformes ou dilatées, s'il y a du Irismus ou des grincements de dents, de la |di<»tophobie. des vomisseiueiits, de la constipaliou. il y a lieu de songer à la inrnintl'ilt' pin-innnni(iuc : hi glace sera ap|)liqii<'c en pciMuant'nct' sur le cuir chevelu .

Quand l'hépaiisalioii [)ncuMionii{uc occiqti' loiil \\\\ jiouuion rt dans la pneumonie Iiihilrr:ilv (cyanose, ou pâleur extrèn)e, battements des ailes du nez, acc«'lération excessive avec anqililuile 1res faible des

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mouvements respiratoires), le danger menace surtout du côté du cœur: ventouses scarifiées ou sangsues, et même petite saignée cliez les enfants déjà âgés ou très vigoureux ; puis caféine en injections sous-cutanées, étlier, huile camphrée, digitale, inhalations d'oxygène.

Quand la résolution de la pneumonie est traînarite, c'est-à-dire que. plusieurs jours après la défervescencc thermique, les signes physiques d'encombrement des alvéoles persistent, on devra recourir à la révulsion réitérée par les pointes de feu ouïes petits vésicatoires volants.

La persistance ou le retour d'une fièvre irrégidière ou hectique, de l'anorexie, un certain nombre de jours après une défervescence légulière ou l'époque à la(|uelle elle aurait dû avoir lieu, doit faire guetter la formation d"un abcès du poumon ou d'une p/euré.sie purulente interlobaire. S'il n'y a pas eu de vomiques au bout de six semaines, l'auscultation et la percussion attentivement pratiquées permettront quelquefois de délimiter un point, au niveau duquel une ponction exploratrice aseptique pourra être dirigée pour être bientôt après suivie de pneumotomie .

Pneumonie a répétitions. — Chez les enfants qui ont eu déjà une pneumonie, on fera bien de rechercher la présence du pneumocoque dans la salive et le mucus nasal ; il y a lieu de faire avec soin l'antisepsie buccale et pharyngienne : irrigations, pulvérisations avec des solutions boriquées ou pliéniquées.

Pneumonie chronique. — Voyez Poumon. Sclérose.

PNEUMOTHORAX. — Cet accident est très rare chez l'enfant. Peut-être, comme l'a dit -NI. Sevestre, le trouverait-on plus souvent au-dessous de deux ans, si on en recherchait toujours les signes avec soin. Quand on constate la dyspnée excessive, on emploie les ventouses sèches, la sinapisation, on pratique les injections hypodermiques de caféine, d'éther et de camphre.

S'il y a hydro-pneumotliorax et que l'épanchement paraisse abondant, on n'hésitera pas à faire d'abord une ponction aspiratrice. puis une pleurotomie antiseptique.

POIGNET. - ["Malformations. voyez :Main hôte. Lésions traumatiques , voyez Fiîactikes (décollement épiphysaire du radius).

2"^ Arthrites. — La position d'immobilisation estla rectitude, avec légère flexion des doigts. Les artltrites suppurées, rares, seront traitées par Tarthrotomie, à laide de deux incisions longitudinales,

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