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SOURCIL. SPASMES DE LA GLOTTE

Le sinus maxillaire peut être atteint de la lésion appelée hydropisie, qui n'est dans bien des cas qu'un kyste (voyez Mâchoire) ayant envahi le sinus. On trépane le sinus par la voie ging'ivo-alvéolaire, au niveau de la première molaire, et on assure un drainage prolongé.

SOURCIL. — Dans la région du sourcil, les liystes dermoïdes constituent la seule lésion spéciale à l'enfance. Ils peuvent siéger au niveau de la tête ou surtout de la queue du sourcil. On les traitera par l'extirpation. Pour cela, il faut se souvenir qu'ils sont profonds, et non point superficiels comme les simples kystes sébacés. C'est seulement après avoir fendu le plan musculaire (orbiculaire, sourciller) qu'on pourra disséquer la face externe de leur paroi et arriver jusqu'à l'os auquel ils adhèrent souvent, cas auquel on aura soin de ruginer leur surface d'implantation. L'incision sera parallèle au sourcil.

SPASMES DE LA GLOTTE. — Le traitement du spasme graduel et passager de la glotte qui se produit chez certains enfants nerveux, arthritiques, à l'occasion d'un catarrhe aigu léger des voies respiratoires, a été étudié à l'article Laryngite striduleuse. — Voir Larynx.

Les spasmes que peuvent provoquer diverses névroses ou maladies organiques des centres nerveux, réclameront, s'ils sont très intenses, au moment de l'accès les inhalations d'éther ou de chloroforme, les lavements de chloral, dans l'intervalle les antispasmodiques (bromures, valériane), les bains tièdes, etc. Dans un cas d'une intensité exceptionnelle, on serait autorisé à faire la trachéotomie; on pourrait, comme l'a fait ]M. G. Paul dans un cas de laryngite striduleuse rebelle, maintenir écartées les lèvres de la glotte au moyen d'une pince dilatatrice. L'intubation serait aussi une bonne ressource.

Le spasme phréno-glottique essentiel, qui survient chez les enfants au-dessous de deux ans, à l'occasion de la dentition et des troubles digestifs qu'elle provoque, ou au cours du rachitisme, sera traité de la même façon.

On ne craindra pas de pousser les antispasmodiques à dose assez élevée, comme le conseille Baginski : 2 à 3 gr. de bromure de potassium, i à 2 gr. de chloral chez un enfant d'un an, par doses fractionnées, mais fréquentes, jusqu'à sédation de l'accès. On instituera, bien entendu, le traitement de l'état général : l'arsenicet le phosphore ont été conseillés particulièrement.

SPINA-BIFIDA. — Cette malformation rachidienne présente deux degrés : i" Il y a simple fissure des arcs vertébraux ; 2° par

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cette fissure font hernie les méninges rachidiennes avec ou sans la moelle et il y a une tumeur.

Lorsqu'il y a simple fissure, la lésion passe généralement inaperçue. Il existe pourtant des cas où elle provoque des troubles trophiques divers du côté des membres inférieurs ; il serait alors indiqué de faire une incision médiane verticale au niveau de la lésion, — dont le siège est souvent marqué par une hypertrichose cutanée et où on sent une fente à la palpation de la ligne épineuse, — car il peut y avoir une tumeur fibrolipomateuse qui comprime la moelle et dont l'ablation est indiquée. Ces faits de spiua-lnfida hitent sont rares, et surtout il est rare qu'ils se manifestent pendant l'enfance.

Lorsqu'il existe une tumeur, elle est constituée en proportions variables par des formations néoplasiques extérieures aux méninges et par les méninges herniées contenant plus ou moins de liquide. Le plus ordinairement, la peau est remplacée au niveau de la tumeur par une membrane plus ou moins mince, translucide, présentant en son centre une ulcération ou une cicatrice. Quelquefois la peau est normale, mobile sur l'hydro-méningocèle. Dans ce dernier cas, le spina-bifida est compatible avec une longue existence, etmèmeavec unfonctionncmenl normaldes membres inférieurs ;on peut donc attendre le monient favorable pour intervenir, jusqu'à ce que l'enfant soit âgé de (juelqucs mois. Lorsque la peau est remplacée par une membrane mince et ulcérée, il n'en est pas de même, et la rupture imminente de la poche peut conduire à une intervention pour ainsi dire d'urgence, même quelques heures après la naissance. Si la tension et l'amincissement ne paraissent pas menaçants, on doit avant tout chercher à obtenir la cicatrisation de l'ulcération centrale, dont la présence peut être dangereuse au pointde vue de l'asepsie d'une intervention chirurgicale. On fera donc des pansements réguliers avec des compresses boriquécs humides si la suppuration est notable, à la gaze iodoforméc ou saloléc lorsqu'elle commence à se laiir.

Avant l'emploi des méthodes antiseptiques, le traitement chirurgical du spina-bifida était cxtrêinenenl ihingereux et on s'en tenait, en somme, au traitement palliatif consistant dans la protection de la tumeur, la compression et la ponction aspiratrice si la tf-nsion devenait trop grande. Actuellement, on neinjtloie plus guère (pie deux int'thodcs : l'injection niddificalrice irritante et l'excision. Linjei-tion modificalrice irritante a été assez récemmenl remise en honneur en Angleterre |)ar Morlon, (|uia einj)loyé inie solution d'iode à I, 10 dans la glycérine ; d"a])rès une enfjuètedela Société clini(jue de Londres, les résultats seraient en moyenne favorables. En France et en Allemagne, on asnrlout recours à l'extirpiilion de la poche ; on a renoncé

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à la ligature élastique, qui a cependant donné quelques succès, et on préfère l'instrument tranchant. Pour opérer, on commence par faire sur toute la hauteur de la tumeur une incision verticale, à côté de la ligne médiane, de façon à ne pas transverser l'ulcération si elle existe encore et à ne pas tomber sur la moelle ou les nerfs de la queue de cheval s'ils sont contenus dans la poche et adhèrent à sa paroi postérieure. Après avoir ainsi vérifié le contenu de la poche, on libère les éléments nerveux s'il y a lieu, puis on cherche à les réduire dans le canal rachidien ; on peut parfois, si la réduction est impossible, les exciser sans inconvénient fonctionnel ultérieur, mais c'est un point actuellement encore à l'étude. Cela fait, on dissèque le sac, à peu près comme pour une cure>adicale de hernie, et on pose sur son collet une ligature au-dessus de laquelle on fait une suture en étages, à la soie ou au catgut ; puis on suture la peau, après avoir réséqué la partie altérée et amincie. Lorsque l'orifice rachidien est large, on a conseillé de l'oblitérer soit à l'aide de lambeaux ostéopériostiques pris sur les lames voisines, soit par l'insertion d'une greffe osseuse. Ces procédés complexes ne sont qu'exceptionnellement indiqués.

Les résultats de l'extirpation sont en moyenne bons. Toutefois, lorsqu'on est forcé d'opérer avant la cicatrisation de l'ulcération on ne peut être absolument sûr d'éviter les complications septiques ; de même pour les spina-bifida lombo-sacrés, où trop souvent le collodion, — seul pansement possible dans l'espèce chez le nouveau-né, — se décolle par en bas et laisse la plaie s'infecter secondairement. Une autre cause d'échec est le peu d'aptitude des lambeaux à la réunion, en sorte qu'il y a filtration du liquide céphalo-rachidien, et si malgré cela la guérison est quelquefois possible, cet écoulement peut causer la mort par épuisement. Enfin, après guérison opératoire, il n'est pas rare que l'hydrocéphalie vienne compromettre le résultat définitif.

SPINA-VENTOSA. — Voyez Doigts.

STÉRILISATION du lait. — Voir page 33.

STERNUM. —Voyez Thohax.

STOMATITES. — 1° St. érythémateuse, ou catarrhale.

— A l'époque de la dentition, on préviendrait souvent l'infiamination de la bouche par des lavages et des pulvérisations fréquentes, surtout après les repas, avec de l'eau boriquée ou une solution alcaline et boratée :

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Bicarbonate de soude 3 gr.

Borate de soude 2 »

Eau ..100 »

Contre les stomatites des maladies infectieuses, on emploiera aussi les pulvérisations et irrigations avec l'eau de Vichy ; on badigeonnera la muqueuse buccale avec un collutoire ainsi composé :

Acide borique 1 gr.

Chlorate de potasse 1 »

Jus de citron 15 »

Glycérine 10 »

On pourra encore utiliser des lavages avec des solutions de thymol, phénol, chloral à 1/100, de sublimé 1/4000 chez les enfants déjà grands. Les érosions ou ulcérations pourront être modifiées par des attouchements avec une solution iodo-iodurée forte, la teinture d'iode mélangée à la glycérine, l'acide chromique, le nitrate d'argent en crayon, avec le chlorure de chaux sec, les solutions de sulfate de zinc à 1/20, de sulfate de cuivre à 1/40.

2*^ St. ulcéro-membraneuse. — La Fuophylaxii: consiste, dans les agglomérations tlenfants, à prescrire l'hygiène de la bouche et des dents, et, s'il y a un cas de stomatite, à stériliser par l'eau bouillante tous les objets qui ont pu toucher la bouche du malade.

Le chlorate de potasse ou le chlorate de soude seront donnés à l'intérieur à la dose de 1 à 6 gr. par jour et en collutoire ou gargarisme. Mais on obtiendra le meilleur résultat en associant à ce médicament les autres antiseptiques, notamment le permanganate de potasse, les solutions mercurielles, en irrigations ou en attouchements.

Le traitement devra encore comporter l'antisepsie intestinale par le salol, le benzonaphtol ou le naphtol p, pour combattre les fAcheux effets de la déglutition des produits septiques formés dans la bouche.

Les phénomènes généraux d'adynamie réclament l'alcool, le café, les vins d'Espagne, la quinine à petites doses.

L'alimentation sera liquide, ù cause de la douleur que cause la déglutition, mais aussi substantielle que possible, lait, lait de poule, œufs dans le bouillon, pulpe de viande crue ou peptoncs dans le bouillon, glycérine, lavements nutritifs.

3" St. gangreneuse ou Noma. — Il faut détruire hardiment avec le thermocautère, par des atlouchements réitérés, le foyer de sphacèle jusqu'à ce tpic les tissus aient repris l'aspect de bourgeons de bonne nature.

Les inigations buccales seront faites toutes les heures avec des

STOMATITES

solutions d'acide phénique à 1/iOO, d'acide salicylique, de permanganate de potasse. On fera des attouchements avec le salol ou le naphtol camphré.

Antisepsie intestinale.

Traitement tonique et alimentation active.

4° St. impétigineuse ou diphthéroïde. — Causée par des staphylocoques chez des enfants atteints d'impétigo, elle guérit par les irrigations antiseptiques boriquées et phéniquées et les attouchements avec l'acide chromique.

5° St. aphtheuse. — La contagion du germe de la maladie aphtheuse ou cocotte, qui sévit sur les bovidés, se fait par le lait cru, la crème, les fromages, le beurre. On doit donc la prévenir par l'usage du lait bouilli ou stérilisé.

La solution antiseptique la meilleure est celle de salicylatede soude à 20 p. 100 en badigeonnage,recommandéepar E. Hirtz, Les badigeonnages avec la cocaïne, les gargarismes avec l'infusion de coca phéniquée à 1/100 adouciront la cuisson pénible.

6" St. crémeuse ou muguet. — On préviendra son apparition, chez les enfants débilités, par les irrigations fréquentes de la bouche avec l'eau de Vichy après chaque repas.

On la guérira par les mêmes irrigations et les attouchements fréquents avec le borate de soude, en frottant assez énergiquement la muqueuse avec un tampon de coton hydrophile imbibé d'un collutoire comme celui-ci :

Bicarbonate de soude / , . -

Borate de soude * "" ® '

Glycérine , . . ,

^ -' aa 2d »

Eau *

Le muguet œsophagien et gastrique est une trouvaille d'autopsie chez quelques athrepsiques. On le préviendra par l'antisepsie gastrointestinale, en associant des alcalins aux antiseptiques ; par exemple :

Bicarbonate de soude

Benzonaphtol àà 1 gr.

Salicylate de bismuth

Eau CD »

Sirop de gomme •. 20 »

STRABISME. — Les moyens mis en œuvrecontre le strabisme sont de deux ordres, constituant le traitement optique et le traitC' ment chirurgical.

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