‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 155 sur 189 · THORAX · texte numérisé non relu

THORAX

THORAX. — P Lésions traumatiques. — Les fractures de côtes sont exceptionnelles chez l'enfant (souplesse des cartilages costaux), leur traitement n'a rien de spécial. Vu la dépressibilité du squelette, les ruptures viscérales, du poumon surtout, ont une fréquence relative : on les traitera par le repos absolu, avec injections sous-cutanées de morphine pour supprimer la douleur et l'agitation, en surveillant la plèvre (liémothorax, pleurésie simple ou suppurée), pour être prêt, en cas de dyspnée ou d'accidents septiques, à ponctionner ou à inciser la plèvre.

2° Abcès froids des parois thoraciques. — Les abcès froids des parois thoraciques sont à peu près invariablement liés à des lésions osseuses qui peuvent siéger: 1° sur les côtés ou le sternum ; 2" sur les arcs vertébraux postérieurs ; 3° sur l'omoplate. Le diagnostic de ces variétés s'établit par la recherche attentive de la douleur, par les pressions localisées. Les abcès proprement dits de la paroi thoracique sont ceux dont l'origine est costale ou sternale. Le point osseux malade peut occuper sur les os un siège quelconque, mais il se rencontre de préférence au niveau des points de jonction chondro-costaux. chondro-sternaux. ou dans larticulation des premières pièces du sternum entre elles. On a dit qu'il s'agissait souvent d'une simple lésion tuberculeuse de la face externe du périoste costal, d'où la conclusion pratique qu'il sullirait alors d'un raclage des fongositéssans s'attaquer à l'os proprement dit. En réalité, après curettage de la poche externe, on trouve presque toujours, sinon toujours, contre le bord inférieur de la côte malade un petit pertuis fongueux qui conduit sur une dénudation osseuse de la face interne ; et il existe souvent à cette face interne sinon un véritable abcès, au moins un amas de fongosités. Il est donc indiqué de ne pas s'en tenir au raclage des parties molles, ni même à l'évidement de la côte : la thérapeuli(jue de choix consiste ici. après incision large de la poche externe (voyez Abcès froids), à réséquer la côte en dépassant franchement, de 1 à 2 cent, de chaque côté, les limites du point malade. Il est de règle qu'on obtienne ainsi la réunion immédiate ot la guérison en l."î jours.

.3" Ostéomyélite. — L'ostéomyélite des côtes est rare, et celle du sternum jjIus encore, l^lle existe, toutefois, comme manifestation primitive ou secondaire. Lorsqu'elle provocjue la formation d'un abcès intrathoracique, il faut une étude clini(iue attentive pour le diiïéroncier d'un épanchcment purulent dans la plèvre. On a conseillé do traiter ces abcès par la ponction évacuatrice et par le lavage. Xous préférons de beaucoup l'inci.sion large, avec résection costale, si on croit que c'est utile pour ]>ien vider la poche interne.

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