TICS. TORTICOLIS
4° Tumeurs. — Les tumeurs qu'on rencontre ici chez l'enfant sont des kystes congénitaux (mucoïdes, dermoïdes, séreux), faciles la plupart du temps à extirper ; de même les lipomes.
TICS (Maladie des). — Cette manifestation de l'hérédité névropathique requiert l'hygiène morale et physique propre à diminuer le nervosisme : on évitera de laisser l'enfant en compagnie d'autres sujets tiqueurs ou choréiques. On instituera l'hydrothérapie avec persistance. L'isolement est le moyen le plus actif dans certaines circonstances. L'électricité statique, tous les procédés de thérapeutique suggestive peuvent être employés, avec les réserves que j'ai cru prudent de formuler au sujet de la suggestion pendant l'hypnose (voir ce mol) provoquée.
TORTICOLIS. — Le torticolis est, d'après la cause de la déviation, divisé en : 1" cutané ou cicatriciel; 2° ostéo-articulaire ; 3° musculaire. Le traitement des deux premières variétés doit être rattaché à celui de la lésion causale (voyez Cicatuices, Mal de Pott, Rachis). De même pour certains torticolis musculaires passagers, tels que ceux qui sont provoqués par les adénophlegmons carotidiens (voyez Cou). Dans le torticolis musculaire permanent, nous pouvons négliger le torticolis par paralysie ; nous nous limiterons donc au torticolis par rétraction.
Le traitement prophylactique a peut-être quelque importance : 1° lorsqu'on constate à la naissance un hématome du sterno-masto'idien, cas auquel, étant donnée la possibilité du torticolis ultérieur, il est indiqué de masser le muscle et de rectifier l'attitude; 2" lorsque le torticolis tend à s'installer à la suite d'une attitude vicieuse, en particulier lorsqu'un vice de réfraction est la cause de cette attitude (torticolis oculaire).
Le traitement de la lésion constituée dépend jusqu'à un certain point du siège exact de la rétraction. Pour certains torticolis postérieurs (splénius, trapèze), dont on aurait tort d'exagérer la fréquence, le massage forcé de Delore semble préférable aux myotomies et ténotomies de ces muscles; mais il faut ajouter qu'il est souvent indiqué de sectionner le sterno-mastoidien du côté dévié, car il est secondairement raccourci.
Le torticolis par rétraction du stcnw-yiiastoïdien est de beaucoup le plus fréquent. Il exige la ténotomie de ce mupcle. Dans la majorité des cas, il suffît de couper le faisceau sternal, mais on a exagéré la fréquence de ce fait : souvent, en elTet, après section de ce chef, les tentatives de redressement mettent en évidence une rétraction conco-