‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 164 sur 189 · VESSIE G · texte numérisé non relu

VESSIE G

Les modes de traitement sont les mêmes chez lenfant que chez l'adulte, et nous nous trouvons en présence de la taille et de la lilhotritie, dont le manuel opératoire n'emprunte d'ailleurs pas grand'chose de spécial à l'âge du sujet. Nous ne parlerons donc que des indications relatives de ces divers procédés, chez les garçons d'abord, chez les filles ensuite.

Chez les garçons, la litliotritie présente des difficultés spéciales dues à la dureté fréquente du calcul, à la petitesse des instruments que l'on peut introduire dans la vessie, à l'absence de bas-fond (petitesse de la prostate) qui rend les prises malaisées. Aussi considèret-on en général que chez le garçon au-dessous de 15 ans la taille est la méthode de choix. Il convient d'ajouter que depuis quelques années des auteurs anglais ont publié, venant des Indes surtout, des statistiques remarquablement heureuses delitholapaxie ; il en résulte que si on exerce dans un pays où les calculs vésicaux sont assez fréquents chez l'enfant .pour qu'on puisse acquérir une habileté suflisante, on s'exercera à la lithotritie, qui dans ces conditions deviendra la méthode de choix. Autrement, mieux vaut s'adresser à la taille. Quant au choix entre les diverses tailles, nous avons à choisir entre deux tailles périnéales (médiane et latéralisée) et la taille hypogastrique. Quoique les tailles périnéales donnent chez l'enfant d'excellents résultats (petitesse de la prostate), nous nous prononçons en principe pour la taille hypogastrique, facile à exécuter et à laquelle sont inconnues les complications des tailles périnéales (blessure du rectum, des canaux éjaculateurs).

Chez les filles, les conditions anatomiques sont autres. La dilatabilité de l'urèthre est moindre que chez la femme adulte, et dès lors l'extraction sans broiement par les voies naturelles ne sera pas très souvent possible. Mais lorsqu'elle aura échoué, presque toujours on pourra pratiquer avec succès la lithotritie, rendue, il est vrai, un peu délicate, comme chez la femme adulte d'ailleurs, par l'absence de bas-fond vésical. Si, en raison de la dureté du calcul surtout, la lithotritie n'a pas réussi, on aura recours séance tenante à la taille, pour laquelle il faut se décider entre les divers procédés suivants : taille vestibulaire, uréthrale, vaginale et hypogastrique. Pour les calculs volumineux, et ceux qui résistent au broiement le sont prescpie toujours, on ne peut guère compter sur les tailles uréthrale et vestibulaire; le choix sera donc à faire surtout entre les tailles hypogastrique et vaginale. On a reprochéà cette dernière de forcer au sacrificede l'hymen. Mais malgré cela nous la croyons préférable à la taille hypogastrique. qui laisse sur l'abdomen une cicatrice apparente. Dès lors, la taille hypogastrique sera réservée aux calculs très volumineux, qui sont exceptionnels.

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