HYPNOTIQUES
autre plus fraîche ou mieux aérée, par l'application de ventouses sèches, d'un révulsif (bien souvent on voit un enfant atteint de bronclio-pneumonie dormir après un vèsicatoire), dune embrocation calmante, dun cataplasme bien chaud.
L'immobilisation d'une articulation enllammée (coxalgie), la réduction d'une luxation ou d une fracture, le lavage et le drainage d'une plaie anfractueuse ramènent le sommeil comme par miracle. L'évacuation de 1 intestin par un lavement, de l'estomac par un vomitif ou un lavage, triomphent d'une insommie tenace, que causaient la sensation de plénitude de l'abdomen, l'irritation des nerfs splanchniques par le contenu putride du tube digestif ou l'intoxication des centres nerveux par les produits résorbés au sein des résidus alimerïtaires en fermentation.
Certains eiifanls nerveux sont faciles à suggestionner au point de vue du sommeil : le ton impératif, rallirmation des propriétés soporifiques d'une infusion de tilleul ou de feuilles d'oranger, d'un verre d'eau sucrée additionnée d'une goutte mystérieuse, une pilule de mica panis, tout cela léussit souvent. Si, après avoir passé en revue toutes ces manières possiblesderamenerindirectementlesommeilensupprimantseulement la cause de l'insommie. on n'en trouve aucune <|ui soit applicable au cas particulier ou qui soit sullisante, il y a lieu de recourir aux narcotiques. J^a pharmacologie contemporaine a multiplié les médicaments de cette classe, et le médecin est plutôt embarrasse par la richesse apparente de l'arsenal hypnotique et anesthésique.
A y regarder de près pourtant, parmi les nombreuses substances prônées depuis 20 ans, il y en a bien peu qui soient des conquêtes d'un prix incontestable; la plupart ont des propriétés toxi(|ues qui com pensent et au delà leur vertu hypnotique. Comme Iniiniot'ujucs proprement dits nous n'avons guère que l'opium et quelques-uns do ses alcalo'ides (morphine, codéine, narcéine), le chloral et le sulfonal. Mais toute la riche gamme des .•///.■i/j/é.s/f/Ne.s et des nnrstlirsi(jii(\'> peut nous servir à ramener le sommeil en suspendant la douleur ou modérant l'excitabililc des nerfs sensitifs (calmer la toux) et sensoriels. La belladone et l'aconit, les bromures, lantipyrine. la phénacétine. le «hluiurornie et l'éther, le chanvre indien, isolés ou associés, nous pcrnuiimt de répondre h toutes les indications. Mais il convient d'insisl.T sur i)lusieurs parlicnlarilés |)ropres à l'enfance.
Ions les nn'dccins d'cnrants sont unanimes à insister sur les précautions qu'il est indispensable de prendre quand on veul administrer à de très jeunes enfants l'oy^/'/n// et ses composants. Il en est (jiii I iiilerdiseul rigoureusement chez les enfants àgt's de moins d nii .111 : (I autres ne le piuseiiveiit <|ue |ien(lanl les six [)reiniers mois ;
ANALCKSIQUES 89
quelques-uns pensent quen prenant soin de n'en donner que des doses extrêmement faibles et en solution très diluée, on peut, presque dès les premiers temps de la vie, faire bénéficier le nourrisson des propriétés utiles de l'opium.
Voici les diverses préparations opiacées que j'emploie et leur dosag-e suivant Tàge, de 1 an à IG ans, en tenant compte bien entendu des différences de poids si grande entre des enfants du même âge, de l'état des divers appareils d'élimination et de toutes les autres circonstances sur lesquelles j'ai déjà insisté. (Voir pages 75 à 78.)
Extrait d'opium 5 milligr. à 0,10 centigi".
Laudanum de Sydenliam là XX gouttes.
Elixir parégorique (formule de