ALBUMINURIE
comme ces misères de la pathologie infantile qui suffisent à déterminer de l'albuminurie chez les enfants des hospices.
Albuminurie des adolescents. — En 187.3, M. Gull attirait lattentiou sur la IVécjucnce de lalbuminurio chez les adolescents, surtout ceux qui sont débiles et anémiques, et il attribuait le phénomène à une atonie nervo-vasculaire. 11 considérait cette albuminurie comme presque aussi fréquente que la spermatorrhée: c'était à ses yeux un incident physiologique lié à la croissance et à la puberté.
L'albuminurie des adolescents a été appelée «intermittente, cyclique, fonctionnelle, passagère », par des observateurs qui l'ont considérée comme presque physiologique. Mais Lecorché et Talamon n'y voient que des exemples d'albuminurie pathologique chez des sujets ayant été soumis aux causes diverses capables de faire apparaître l'albumine : troubles dyspeptiques, néphrite d'origine scarlalineuse, amygdalienne. Les raisons données pour appuyer la nature non pathologique de celte albuminurie Csa disparition temporaire par le repos au lit, son augmentation par l'exercice et la fatigue musculaire, sa disparition même définitive après 18 mois ou 2 ans) ne leur paraissent pas démonstratives, parce que ces variations et ces intermittences se voient aussi dans les affections organiques du rein. Pour ces auteurs, rall)uminurie intermittente des adolescents est toujours la traduction d'une aUt''ration, si légère qu'on la suppose, du parenchyme rénal. « lésion curable peul-»''tre d'une manière délinitive, mais capable aussi d'aboutir à une maladie de Bright véritable, nécessitant par conséquent une attention sérieuse et unlraitement persévérant, en raison des conséquence graves qu'abandonnée à elle-même elle pourrait entraîner. »
J'estime aussi que la recherche de l'albuminurie s'impose chez tous les enfants ou adolescents, même en dehors de l'existence des maladies aiguës ou des symptômes éclatants qui décèlent les néphrites, toutes les f«»is qu'un enfant ou un addlescent oITre quehjue trouble inexpliqué de sa santé, du genre des suivants : céphalée permanente gravativc ou périodique et migrainiforme, fatigue insolite, dégoût des distractions autant (|uc du travail, pâleur et légère boufiissure des paupières, amaigrissement, insonnuie, palpitations et essoulUcmcnt, alTaiblissement do la vue, anorexie et troubles digestifs, surtout vomissements ou diarrhée.
Lorsfju'on trouve de l'albumine dans l'urine d'un enfant ou d'un adolescent, on doit d'abord en préciser les cai-actères. Malgré les critiques (jui ont été dirigées contre l'opinion émise par M. Bouchard toiu'haiit la sigiiilicalioii de la rétraclililé de l'albumine romuK' indice d une néphrite, j'ai lanl de fuis v«''rilié la réalili' du fait «[ue j y allaclie