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ANESTHÉSIE

ANESTHÉSIE. — Lanestliésio a deuxl)uts : permettre 1° les opérations ; 2' certaines explorations. Pour opérer, on peut avoir recours, en principe, soit à 1 anesthésie locale, soit à l'anesthésie générale; pour explorer, il faut, bien évidemment, s'adresser toujours àl'aneslhésie générale.

Mais chez lenfant, l'anesthésie locale n'est presque jamais indiquée. Que l'on agisse par le refroidissement ou par la cocaïne, peu importe : sur lin sujet qui n'a pas 1 âge de raison la peur du mal fait crier et se débattre autant que le mal lui-même et dès lors on ne peut tirer quelques avantages de l'anesthésie locale que chez les demi-adultes, passé 12 ou 1:3 ans. Même dans ces cas, d'ailleurs, je n'en suis guère partisan ; pour l'adulte, je ne suis pas autrement convaincu que l'emploi fréquent de la cocaïne soit un grand progrés, et quant à l'enfant, en présence de la rapidité, de la facilité avec laquelle on l'endort au chloroforme sans lui faire courir de risques, j'avoue que je n'ai jamais cherché chez lui l'anesthésie par le froid ou par la cocaïne.

L'anesthésie générale est. en effet, chez l'enfant, d'une facilité et d'une bénignité remarquables. On se trouve en présence d'un organisme où les viscères, cœur et poumons principalement, sont sains, où. surtout, l'alcoolisme n'a pas encore exercé ses ravages. En quelques minutes et avec quelques bouffées de chloroforme, l'anesthésie est obtenue et, sauf maladresse du chloroformisateur, les alertes sont beaucoup plus rares que chez l'adulte.

Pour obtenir V;niostli('sie chloroforntique, je suis partisan des doses petites et continues, et non point des doses massives. Chez l'enfant, toutefois, il faut en passer par certaines nécessités, car on ne peut commencer avec douceur. Presque toujours l'enfant crie et se débat avant qu'on no commence à l'endormir, et son agitation est extrême dès (pi'on approche la compresse.

Si l'on votilait agir h petites doses, on n'en viendrait pas ù bout et l'on est obligé de sidérer pour ainsi dire le patient, en prolitant des profondes inspirations qui interrompent ses sanglots, en kii mettant sous le nez et la bouclie une compresse assez largement imbibée. Co n'est pas, je le répèle, mon idt'-al pour donner le ddoroforme, mais chez l'enfant c'est une nécessitt'*.

De la sorte, la résolution est obtenue en (juelques inlialalions. Cela fait, pour entretenir l'anesthésie, on doit agir exactement comme chez l'a(bilte et donner le chloroforme goutte à goutte. On prend une compresse de toile ayant <S épaisseurs, et on verse au centre une goutte, qui .se trouve située au-devant de la botiche lorsque la compresse est en place, légèrement soulevée au centre et bien appli(|uéc par les pou<-es et les index sur le menton, les joues et le dos du nez. tandis

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