‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 36 sur 189 · J2 ANKYLOSE · texte numérisé non relu

J2 ANKYLOSE

articulaires, de luxations. En outre, cette irnmobiUsation devra être aussi peu prolomiée que possible^ et, par exemple, pour une fracture il est indiqué de rendre vite une liberté relative aux articulations voisines (voyez Fractures). Il est bien certain que ce traitement préventif est moins important chez l'enfant que chez l'adulte, la tendance à la raideur étant beaucoup moindre; mais on aurait tort de se figurer (lue cette tendance est nulle et il n'est pas rare d'être consulté pour des enfants atteints, par exemple, de raideur articulaire du coude à la suite d'une simple contusion immobilisée pendant trop longtemps.

La raideur une fois constituée, on la reconnaîtra surtout à la notion étiologique, prouvant que les phénomènes d'arthrite ont été relégués au second plan. On constatera, en outre, lintégrité des extrémités osseuses. Enfin, p(jur peu qu'on ait de doute, on pratiquera l'examen sous le chloroforme, et cela d'autant mieux que chez l'enfant l'anesihésie est presque toujours indispensable au traitement. Sous le chloroforme, on constatera que la mobilisation brusque, accompagnée de légers craquements articulaires, permet en une séance la restitution totale du mouvement; et, cette exploration une fois faite, le traitement est institué. Chez l'adulte, on doit distinguer entre les petites et les grandes raideurs, en traitant les premières par la mobilisation et le massage sans chloroforme, de façon à être bien renseigné sur le siège, la nature, la durée de la douleur provoquée par ces manœuvres. Chez l'enfant au-dessous de 12 à 15 ans, on ne peut obtenir ces renseignements et pour éviter les cris, les défenses, on recourra souvent au chloroforme, là où chez l'adulte son emploi eût été contreindiqué. Après cette séance de mobilisation brusque, on usera pendant quelque temps du massage, de la mobilisation raisonnée, sans quoi la récidive est à craindre : chez l'enfant, ce traitement consécutif n'a pas besoin d'être bien long, et c'est heureux, car il est bien rare (ju'on y soit aidé par la bonne volonté du patient.

b) Les anliyloscs par déformations dsseJiscs sont intermédiaires aux raideurs et aux ankyloses vraies. Nous faisons allusion ici aux gênes mécaniques opposées aux mouvements par le cal exubérant d'une fracture articulaire au coude, ou bien par l'hyperostose due i\ une ostéomyélite épiphysairc, ù l'extrémité inférieure du fémur principalcnK'nt. Ici, le chirurgien doit se méfier de raid<\lose future, et dès lors immobiliser la j(jiiiture dans l'attitude la plus favorable pour le fonctionnement du membre ankylosé (voyez Articulations). Quant au traitement curatif, lors(|u'il est indiqué, c'est celui des ankyloses vraies.

r) Les aidiijlosos rrai)-s, ou iiilra-articutaires, sont celles (jui résullcnl d'une arthrile |>his ou moins aiguë, liaunialiijue ou spontanée,

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