‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 38 sur 189 · ANTISEPSIE · texte numérisé non relu

ANTISEPSIE

tivement bénignes; mais avec les pansements modernes elles sont nulles et. si on opère sur des tissus non infectés à l'avance, la réunion immédiate doit être, plus encore que chez l'adulte, constamment obtenue ; et c'est seulement quand on est à peu près sûr de n'avoir jamais de suppuration qu'on est en droit d'entreprendre des opérations telles que les ostéotomies, les cures radicales de hernies, les résections, opérations qui sont aujourd'hui courantes en chirurg-io infantile.

Les principes de l'antisepsie (nettoyag'c de la peau, stérilisation des instruments, des compresses et des tampons, pansements secs et humides) n'ont absolument rien de spécial à l'enfant. Les quelques points de pratique à signaler sont les suivants ;

On a constaté une assez grande sensibilité de l'enfant à l'acide phénique, et les cas d'intoxication mortelle auraient été à cet âge particulièrement fréquents. Le mieux est donc de ne pas user de cet agent, d'autant plus qu'il peut très bien être suppléé par le sublimé, en solutions à 1/1000 et 1/2000. D'ailleurs de nos jours, où les grands lavages de plaies ne sont plus en honneur — et à juste titre, — cette remarque perd beaucoup de sa valeur ; elle ne la retrouve que pour les cas où on fait une large irrigation dans un foyer septique, et encore est-il alors prudent de ne même pas recourir au sublimé, mais de s'en tenir à l'acide borique à 4 0/0. ou plus simplement à l'eau stérilisée par ébullition; et j'ajouterai que pour mon propre compte je fais très rarement des lavages.

Une des dillicultés de la chirurgie infantile consiste à préserver de l'urine et des matières fécales les pansements de la moitié inférieure du corps. Si, dans la classe élevée, les enfants de trois à quatre ans sont très généralement propres, ne faisant plus leurs besoins au lit, mais demandant le vase, dans la pratique hospitalière il n'en est pas de même et des enfants même assez i\gés souillent fréc[uemment leur lil. I"]n entourant la couche de coton hydroj)hile d'une épaisse couche de coton non hydrophile, dinicilenient perméable aux liquides, et en serrant bien le pansement, (tn t)ljliont dtjà ([uehiues résultats, lui outre, on aura soin d'entourer d'un talïelas gommé, d'un makinslosch ou d'une feuille de gutta-percha laminée les faces interne et poslerieure du pansement: un enveloppement complet transformerait le pansement sec en un pansement humide. Malgré ces précautions, il est fiéquent qu'on soit forcé de renouveler le pansement j)lus souvent que chez l'adulte, et l'indocilité, les cris, les mouvements de l'enfant qui a peur et se débat rendraient au contraire utile de pouvoir espacer beaucoup les pan.sL'ments. C'est pour cela (jue, pour les cures radicales de hernie chez les enfants au-dessous de ."» ans par exemple, je panse presque toujours au collodion iodoformé la plaie (\no je ne draine jamais-

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