ANUS
tats si, après la rectotomie postérieure, on suture la muqueuse à la peau dans le losange à bords muco-cutanés créé par la section ano-rectale. Mais lamétbode de choix est l'excision du rétrécissement et la suture à la peau de la partie du rectum située au-dessus de lui.
b. Pour les abouchements anormaux, le premier temps doit consister à créer au périnée un orifice, là où aurait dû exister lanus normal. Cela fait, on peut songer, secondairement, à oblitérer rorificc anormal, par l'avivement et la suture ; ce deuxième temps n'a dailleurs presque jamais été entrepris, car, une fois créé l'anus périnéal, les inconvénients de l'abouchement anormal deviennent minimes.
2° Lésions non congénitales. — Les maladies de l'anus sont rares chez l'enfant et leur traitement est identique à ce qu'il est chez l'adulte.
Les abcès sont intra ou extra-sphinctériens (ces derniers étant ceux de la fosse ischio-rectale ou de l'espace pelvi-rectal supérieur) et chauds ou froids. Les abcès intra-sphinctériens, quelle que soit leur nature, doivent toujours être incisés comme s'il s'agissait d'une fistule, en fendant la paroi rectale. Les abcès chauds extra-sphinctériens — dont la position par rapport au sphincter est aisée à diagnostiquer à l'aide du toucher rectal — seront ouverts par une longue incision antéro-postérieure et guériront souvent sans fistule : on ne fendra la paroi rectale que secondairement, s'il se forme une fistule; il faut, en effet, éviter autant que possible de sectionner le sphincter. Les al)cès froids extra-sphinctériens sont souvent ossifluents (os iliaque, mal de Pottj, venant de l'espace pelvi-rectal supérieur; ceux qui sont limités à la fosse ischio-rectale peuvent être traités par le raclage; pour les abcès par congestion venant de loin, on ne peut guère recourir qu'aux injections modificatrices (voyez AncÈs froids).
Les fistules à l'anus seront traitées par l'incision franche de la paroi fistulo- rectale, en faisant ressortir la sonde cannelée dans le rectum, à la limite supérieure du décollement de la mu([ueuse. Les fistules ossifluentes péri-anales, que l'on diagnostique par l'examen attentif du squelette (rachis et bassin) et par la direction oblique en haut et en dehors du stylet explorateur, ne seront pas incisées de la sorte, et elles ne se prêtent en général pas à une intervention radicale.
La fissure à Vanus est rare chez l'enfant; ou l'observe toutefois. On la traitera par la dilatation énergique de l'anus, avec les pouces, sous le chloroforme. Après cela, on fera dans le canal anal des onctions avec une pommade à la cocaïne, et on veillera ultérieurement à éviter la constipation. Ce traitement simple suflit d'ailleurs, sans dilatation, dans les cas légers.
138 APPAHEILS INAMOVIBLES
APPAREILS INAMOVIBLES. — Les appareils inamovibles jouent un rôle considérable dans la thérapeutique cliirurg-icale infantile, en raison de la fréquence, chez l'enfant, des ostéo-arthrites tuberculeuses, des ostéotomies, des fractures, etc., nécessitant l'inimo- Ijilisation. Pour les fabriquer, on peut se servir de diverses substances, mais dans la pratique courante, deux seulement sont employées : le silicate de potasse et le plâtre; et même le mieux est do s'en tenir toujours au plâtre. On procède de la manière suivante à la confection de l'appareil :
On commence par tailler dans de la tarlatane (avec son apprêt) une pièce ayant la forme du futur appareil, un peu plus grande seulement parce qu'après immersion dans le plâtre, il y a une légère rétraction ; l'appareil doit avoir de 12 à 16 épaisseurs de l'étolfe. Après l'avoir taillé, on le bâtit à grands points sur les bords, et on le plonge dans la bouillie plâtrée.
Celte bouillie doit être faite avec soin, sans quoi l'appareil durcit mal. Tout d'abord, il faut choisir du plâtre à mouler, bien sec et non éventé. Ensuite, il faut avoir soin de « gâcher clair ». On arrive à la bonne consistance dune manière très simple, en mettant dans une cuvette un nombre déterminé de verres de plâtres, et en versant ensuite le même nombre de verres d'eau. Cela fait, il faut manipuler la bouillie attentivement, en écrasant tous les grumeaux, jusqu à ce que la consistance soit bien égale. Ou obtient ainsi un véritable liquide, dans lequel on plonge l'appareil, en l'imbibant bien par des manipulations soignées ; puis on l'exprime autant (|uo possible, en en faisant un rouleau que l'on comprime et que l'on tord.
Pour appliquer l'appareil ainsi préparé, on le dispose autour du membre à immobiliser et on le fixe avec une bande roulée bien serrée. Au bout de quelques minutes il est solidifié, et il est alors indispensable de remplacer la bande; celle que l'on a mise en premier lieu est mouillée, en eflet, et sa rétraction peut causer des accidents par constriction exagérée du membre.
Ces appareils ne doivent jamais entourer la circonférence entière du memi>re.
Un autre mode d'application consiste à employer des bandes plâtrées : c'est le procédé rccommandable pour les appareils destinés à entourer toute une région (corset de Sayre, demi-calevon pour coxal gie). On prend des bandes de tarlatane, avec leur apprêt, larges de 15 à 20 cent, et longues de 10 mètres, et on les roule tout en les faisant passer dans un tas de plâtre dont on les frotte. De la sorte, du plâtre en fpi.inlili' sullisantc reste dans los mailles du tissu. On plonge verticalement dans l eau ces rouleaux plâtrés, on les exprime, et on fait