TUBE LARYNGIEN DE RIBEMONT
pond à une attitiule de l'enfant intermédiaire entre l'extension et la flexion du cou; courbure moulée sur la saillie du bord alvéolaire et sur la cavité de la voûte palatine. Le tube se termine par une partie droite, conique et aplatie sur les côtés, longue de 25 millimètres et séparée d'un bouton terminal par un léger étranglement circulaire sous le pourtour duquel se trouve l'orifice de sortie de l'air, regardant la concavité de la courbure. La forme de cette partie conique a été construite d'après des moulages de larynx denfants nouveau-nés. Le réservoir à air se compose d'une poire en caoutchouc, percée d'un trou que l'on bouche à volonté avec le pouce pour faire l'insufflation. Le tube en caoutchouc figuré ci-dessus pour relier la poire et le tube laryngien n'a pas d'utilité et est actuellement abandonné.
Un point important est le procédé d'introduction de l'instrument de M. Ribemont. Il diiïère surtout de ceux qu'on employait auparavant en ce qu'au lieu de prendre Vépiglolte pour point de repère, on se base sur les cautilages auyténoides. En effet, lorsqu'on introduit le doigt dans l'arrière gorge chez un nouveau-né, en essayant de sentir Fépiglotte, on dépasse généralement celle-ci, dont la consistance ne diffère guère de celle des parties molles environnantes, et le doigt vient toucher les aryténoïdes qui sont le plus souvent pris pour elle. Aussi M. Pinard conseillait-il, dès 1873, de prendre les aryténoïdes pour point de repère de l'introduction de tout cathéter dans le larynx.
Voici comment on procède à l'introduction.
« L'enfant est couché sur le dos, la tète placée dans une situation intermédiaire à l'extension et à la tlexion, ce qui est l'attitude la plus naturelle. Le tube est saisi de la main droite près de sa grosse extrémité et tenu comme une plume à écrire. Avec sa portion laryngienne introduite sur la ligne médiane dans la bouche entrouverte on déprime le dos de la langue. L'index ou l'auriculaire de la main gauche est introduit dans la bouche entre la voûte palatine et l'instrument, qui ne doit pas quitter la ligne médiane, puis porté à la rencontre des cartilages aryténoïdes. Ceux-ci reconnus, le doigt conducteur passe derrière eux, de telle sorte qu'au-devant de sa pulpe se trouve l'orifice sous-épiglottique du larynx. Puis on pousse le cathéter jusqu'à ce que son bouton arrive sur la pulpe de l'index. Il sulTit de relever alors un peu la portion extérieure du tube pour que le bouton s'engage à coup sûr dans l'orifice d'entrée du larynx. Le doigt conducteur est retiré, en même temps que la portion laryngienne de l'instrument pénètre plus avant dans le canal laryngo-trachéal. On sent bientôt que le tube ne pourrait pénétrer plus loin sans violence. » Pendant ce temps l'épiglotte, qui s'est inclinée à droite ou à gauche,