‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 45 sur 189 · I -^ 5 S'ci ^ -g vg -7 -- =* ç - œ ce !^ O X [; j; ï · texte numérisé non relu

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160 ASPHYXIK. l'ItOCKDÉ DE L.VROnDE

en fuyant au passage de rinstrutnent, s'est pliée suivant le sons de sa longueur ; elle n'entravera en rien l'insufllation.

Avant de retirer tout à fait l'index, on s'assure de nouveau que le tube est bien dans le larynx en poussant l'extrémité de l'index dans lœsophage; si le tube est bien en place, le doigt vient buter contre un obstacle, une cloison membraneuse formée parla paroi postérieure du larynx que refoule en arrière lextrémité du tube.

La fixité de l'instrument, une fois qu'il est en place, est absolue grâce à sa courbure et malgré les mouvements d'extension et de flexion qu'on peut imprimer à la tète.

A tout moment de l'opération, on peutse rendre un compte exactdela situation du tube ; car, par suite de l'oblitération parfaite de la glotte, tant que l'appareil est dans les voies aériennes, aucun bruit ne se fait entendre, la pénétration de l'air dans le poumon ne se traduit que par la dilatation de la poitrine. S'il se trouve dans l'œsophage, on entend un gai'gouiliement sonore, caractéristique, produit par le mélange de l'air qu'on iiisullle avec les mucosités contenues dans le carrefour pliaryngo-œsophagien.

Quand le tube est en place, on y adapte le réservoir à air après avoir comprimé la poire en caoutchouc ; dès qu'on laisse celle-ci reprendre sa forme, les mucosités et liquides du conduit aérien y sont attirés ; on retire la poire pour l'en débarrasser et, après l'avoir adaptée de nouveau au tube, on injecte un certain nombre de fois a fcc Icn- Umr et régularité l'air dont elle s'emplit au fur et à mesure.

L'emphysème traumatique. qui a été considéré à une certaine épo(jue comme un danger inhérent t\ toute insufflation du poumon, ne doit plus nous efl'rayer.

i'ourvu que l'insufllation soit faite nvec une force rcgulicro et en nuautité convenable (30 centimètres cubes), il n'y a aucun danger à injecter de l'air; or le réservoir d air de l'appareil de Ribemont a une capacité de 28 centimètres cubes; on évalue à 24 ou 25 cent, la quantité dair injectée à chaque coup de poire, air atmosphérique et non modifli' par la rcspirati(»n comme rc'tail celui (|u'on introduisait dans les pounions par rinsutll;ili(in Imuchc ;i ])0uche.

M. Laborde a récemment propost- un procé'dt' de tnwtion rytiiinée ilf lu liiiKjue, qui a (himié à plusieurs médecins des succès dans l'asphyxie des iiduveau-nt-s, cnninic dans ci'llf des iu)yés et les états (\i- nioi-l appart-nle j)ar intoxication chiuroformicpie, chI(»rali(|UO, asphyxie jtar ga/. d égout, etc. Après avoir écarte les màchoii'es. on saisit la langue, avec une compresse pour rempèchcr de glisser, el ou la lire éiiergitpietneut à soi. d'une nianièr(> r<''gulière et rylhiiiique. (h-

ASTHMli ET DYSPNÉES ASTHMATIFOHMES 1(31

15 à 20 fois par minute. Cette manœuvre doit être continuée aussi longtemps que la mort n'est pas certaine. On peut Texécuter, en même temps qu'un aide met en œuvre la respiration artificielle par le procédé de Sylvester.

Ce procédé sera précieux dans les cas où on n'aura pas à sa portée le tube de Ribemont. Il est utilisable encore dans l'asphyxie par les gaz oxy- carbonique et d'éclairage, par strangulation. On complétera son emploi par les insufflations d'oxygène, les bains sinapisés, les injections sous-cutanécs d'éther et d'huile camphrée.

(Voir Coups étuanceus des voies UEspiiiATOuiEs.)

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