CHORÉE. CICATRICES
durable des bruits, souffle orlficiel organique), on se hâtera d'user des révulsifs : ventouses scarifiées et sèches, badigeonnages iodés, pointes de feu. (Voyez Cœur.)
Les complications joulmonaires. qui peuvent surgir accidentellement, doivent être traitées comme à lordinaire. J'ai vu guérir d'une pneumonie double du sommet, avec six enveloppements quotidiens dans le drap mouillé, une petite fille en proie à la plus violente chorée.
L'albuminurie, qui n'avait pas attiré l'attention, existerait assez souvent d'une façon intermittente par excès de travail musculaire (Bouchard et Charrin). Nulle au réveil après le repos de la nuit, elle va en s'accusant au fur et à mesure qu'augmente lactitivé des contractions désordonnées. 11 n'est pas nécessaire de lui opposer de traitement spécial ; le lait, qui est indiqué à divers points de vue comme aliment de facile digestion, pour remplacer le vin trop excitant, trouve encore ici une indication.
Après la cure arsenicale, les ferrugineux sont indiqués si l'anémie persiste.
La gymnasticiue , si on sait s'en servir, peut jouer un rôle important dans la période de décroissance de la chorée pour en hâter la terminaison : discipliner les contractions musculaires des membres et du tronc par des exercices d'assouplissement rythmiques, exécutés au commandement, en même temps que des exercices vocaux (chant ou répétition des commandements en écho), voilà la base du programme.
CHORÉIFORMES (Mouvements). — La chorée hystérique et les diverses variétés de mouvements choréiformes ne réclament pas d'autre traitement que celui de la névrose primitive ou de Taffection principale (sclérose, hémorrhagie cérébrale, etc.).
CICATRICES. — Les cicatrices peuvent être : 1° difformes;
2° déformantes.
a. Parmi les cicatrices difformes, nous ne retiendrons ici que les cicatrices hypertropltiques ou chéloïdiennes. Elles sont consécutives soit à des brûlures, soit à des adénopathies suppurées; les sujets scrofuleux, même dans le premier cas, y sont particulièrement disposés. Le traitement, fort important lorsque la cicatrice occupe une région apparente (face, cou) sera d'abord médical (V. Scrofule) ; localement, on aura recours à la compression, aux applications d'emplâtre de Yigo, aux scarifications peut-être. Quant à l'extirpation, on n'y recourra pas volontiers, car la récidive est à peu près fatale.
b. Les difformités par cicatrice sont dues à la rétraction spéciale
204 cinct)Ncisi()\. cœvw
et intense dont est doiu- le tissu do cicatrice, surtout à la suite des brûlures. Elles sont constituées par des déviations (ectropion palpébral ou labial), par des atrésies d'orifices naturels, par des soudures anormales (bras au tronc, doigts entre eux). D'une manière générale, leur traitement doit d'abord être préventif, en appliquant des grelTes épidermiques sur les surfaces granuleuses, en suturant peau à muqueuse au niveau des commissures qu'il faut conserver. Une fois qu'elles sont établies, la section simple des brides est constamment suivie de récidive. En réalité, il faut recourir à l'extirpation du tissu de cicatrice avec transplantation d'un lambeau à l'aide des différentes méthodes dautoplastie. Les greffes cutanées, avec de la peau humaine et surtout avec la peau de divers animaux (poulet, grenouille) sont fort aléatoires dans leurs résultats. Les indications thérapeutiques sont assez spéciales suivant les régions (V. Boiche, Doigts, Maix,
LliVltES, PaUPIKUKS).
CIRCONCISION. — Opération qui consiste à exciser le prépuce. Les procédés que 1 on a recommandés sont innombrables. Le plus simple, auquel j'ai toujours recours, est le suivant. On attire le prépuce en avant du gland et on coupe circulairement d'un coup de ciseaux, sans s'embarrasser d'une pince spéciale. On ne coupe ainsi à peu près que la peau, et le gland reste recouvert de la muqueuse, dont l'orifice se trouve de la sorte à peine agrandi. On fait alors sur cette muqueuse une fente dorsale, sans aller jusqu'au sillon balanoprépulial, on libère avec soin les adliérences, on nettoie le smegma concret contenu dans la rainure du gland et on termine par la suture de la peau à la muqueuse. Cette suture, préférable à l'emploi des serres-fines, se fait au crin de Florence ou au catgut; ce dernier a l'avantage de se résorber. Comme pansement, on entoure la ligne de suture et le gland, sauf le méat, dune bandelette de gaze antisepti(|ue, on enroide autour une lamelle de gutta-percha et le tout est mainit-nu par dos bandelettes de diachylon fixées à la racine de la verge. Les fils sont coupés du 4* au 0" jour; toujours on obtient la réunion immédiate. S'il y a un ou deux fils qui suppurent, on appliquera un pansement liiimide,
CŒUR — Malformations congénitales. - nu il s'agisse de la persistance du trou ovale, de communication inlorvonlrioulaire, de la persistance du canal artériel, du rélrocissomonl de l'artère pulmonaire, le rôle du médecin se l»<»rne à éviter î\ l'enfant toutes les causes capables d'aggraver son état, c'est-A-diro tout ce (jui pouf troubler la circulation pulmonaire et, par suite, provoquer la dilatation
cŒun. ENDOCAnniTES Air.uRs 20r>
du cœur droit. C'est donc contre les bronchites, les bronclio-pneamonies qu'il faudra chercher à prémunir l'enfant. On aura soin qu'il soit toujours vêtu chaudement, avec delà flanelle directement en contact avec la peau. On l'endurcira contre l'influence du froid par les frictions quotidiennes sèches et alcooliques. Si, malgré ces précautions, quelque inflammation broncho-pulmonaire se manifeste, on se hâtera de la combattre avec énergie. C est en soustrayant autant que possible l'enfant à l'influence du froid et do l'humidité qu'on pourra espérer lui éviter aussi de contracter du rhumatisme, qui aggraverait son état par quelque poussée d'endocardite.
Lorsqu'on voit survenir chez des sujets à cœur malformé quelques indices d'arythmie, de stase veineuse périphérique, on agit ciiez eux comme chez les autres cardiaques menacés d'asystolie : par les diurétiques, les purgatifs et la digitale à petites doses intermittentes.
Edocardie. — Il est des cas où le cœur, mis à nu par une fissure thoracique et non ectopié peut être recouvert par deux lambeaux cutanés suturés au-devant de lui. L'opération est alors indiquée ; elle a été pratiquée avec succès par Lannelongue.
Endocardites aiguës. — Au cours d'une des maladies primitives aiguës, réputées génératrices de complications cardiaques, comme la polyarthrite rhumatismale, les infections pneumococciques oustreptococciques, la chorée, lorsqu'on a constaté les symptômes et signes attestant la localisation sur l'endocarde de l'agent infectieux primitif ou d'un agent d'infection secondaire, quelles sont les indications thérapeutiques qui découlent de cette constatation ?
Il y a lieu de se demander : d'une part, dans quelle mesure linflammation de l'endocarde peut influer sur la marche de la maladie primitive, en affaiblissant àunmomentdonné l'impulsion cardiaque ;d autre part, quels inconvénients pour l'avenir du malade peuvent dériver du passage de cette inflammation à l'état de lésion orificielle chronique.
A dire vrai, la vigueur de la fibre cardiaque chez l'enfant est telle qu'il est beaucoup plus rare chez lui que chez l'adulte de voir 1 organisme en détresse au cours d'une maladie infectieuse, par suite de la défaillance du cœur. Cependant le fait se voit dans la scarlatine, la fièvre typhoïde, les broncho-pneumonies.
Il est certain que, si la contractilité cardiaque fléchit du fait de l'endocardite, les stases sanguines dans les viscères mettront obstacle au fonctionnement des grands appareils par lesquels l'organisme se sauve dans les maladies aiguës, reins, foie, système nerveux, appareil respiratoire. Dès rap[)aritiùn des premiers signes d'alfaiblissement des contractions cardiaques, il faut donc stimuler l'activité du
200 C.ŒUn. ENDOCARDITES AIGLES
cœur, en prescrivant les médicaments qui ont la propriété de renforcer la contractilité du myocarde : digitale, caféine, strophanlus, spartéine, convallaria.
Le second problème soulevé par la constatation d'une endocardite aiguë, est celui de savoir si la thérapeutique ne peut réussir à prévenir la formation de lésions orificielles dans l'avenir. Si nous consultons les classiques, ils nous disent que nous disposons de deux ordres de moyens : les révulsifs appliqués sur la région précordiale, dont je rapproche les émissions sanguines locales, — la saignée générale, qui diminue la masse du sang ; — l'usage de certains médicaments capables de modérer la fluxion des séreuses, de prévenir l'organisation des exsudats. Ces médicaments sont, les uns. réputés fluidifiants du sang, comme les alcalins (lucarbonate de soude ou de potasse), les mercuriaux (calomel) ; les autres, dérivatifs, comme les purgatifs, les diurétiques.
Le mouvement universel de revision de la thérapeutique à la lumière de la physiologie contemporaine et de la pathologie microbienne est venu, il faut l'avouer, battre rudement en brèche les idées classiques sur ces divers points. Quand on entreprend déraisonner sur le mode d'action possible des diverses médications traditionnellement opposées à l'endocardite aiguë, on ne peut se défendre d'un réel embarras.
L'inflammation de l'endocarde étant la conséquence d'une irritation produite sur la séreuse par le contact de microbes qui s'y déposent ou de produits chimiques fabri(|ués par les microbes et charriés par le sang, on pourrait être tenté de penser que la saignée, soustrayant en même temps qu'une certaine quantité de sang une certaine quantité de microbes et de poisons, peut diminuer les effets de ces poisons ou de ces microbes sur l'endocarde. Mais, en réfléchissant que la lésion est déjà effectuée quand nous la constatons par les signes stéthoscopiqucs et (pie, pour une petite (juantilé de poison retirée, nous privons en même temps l'organisme d'une part de ses défenses (leucocytes phagoeylaires, hématies porte-oxygène, sérum peut-être bactéricide), on arrive à se dire (|>ie la saignée ne peut être qu inutile, sinon nuisible.
On peut appli(juer le même raisonnement aux sangsues et aux ventouses scariliées : quel espoir y a-t-il (jue la soustraction du sang faite à quelques vaisseaux de la peau puisse diminuer l'alUux excessif du sang dans les capillaires de l'endocarde ?
L'action des révulsifs, comme l'iode enbadigeonnages, les ventouses sèches, le vésicatoire et les pointes de feu, me paraît douteuse au cours d'une endocardite aiguë. J'ai vu employer tous ces moyens et les ai employés moi-même, mais sans être convaincu qu'ils aient eu une influence réelle sur l'évolution du processus inflainmaloire.
CŒUI5. EXDOCAUDITKS AIGLES 207
Je considère comme bien supérieur le procédé usité en Allemagne de rapplication du froid sur la région précordiale au moyen de vessies de glace. Ce moyen fait d'abord disparaître la douleur et l'anxiété précordiale; il diminue, en outre, d'une façon très nette, la violence et la fréquence des battements du cœur, dans la période dexcitation qui caractérise le début de l'endocardite.
En même temps, il est naturel d'employer à l'intérieur, suivant la nature de la maladie, tel ou tel médicament antiseptique dont l'action parait devoir être plus particulièrement elïicace contre le microbe pathogène de la maladie primitive. Ainsi le salicylato de soude et l'acide salicylique dans le rhumatisme articulaire aigu, le sulfate de quinine dans la fièvre typboïde, s'il est vrai qu'ils agissent par le procédé de l'antisepsie du milieu intérieur, doivent continuer à être administrés au cours de ces maladies, quand il s'y produit de l'endocardite aiguë ; et si le calomel a paru réussir à modéi'er l'inflammation de l'endocarde au cours d'autres maladies fébriles aiguës, c'est peut-être à son action antiseptique sur les microbes circulant dans le sang qu'il faut en accorder le mérite, plutôt qu'à la propriété de rendre les exsudats plus fluides à la surface des séreuses, ou de rendre moindre la tendance du sang à former des coagulations fibrineuses.
Mais il ne faut pas oublier en même temps de soutenir la contractilité du cœur par l'emploi de la digitale. Ce médicament, rendant les battements du cœur à la fois plus lents et plus énergiques, doit être administré dès que l'on saisit quelque indice d'arythmie ou que le pouls acquiert une fréquence supérieure à celle que comporte l'âge de l'enfant ou la température. On ne perdra pas de vue les règles suivantes : donner la digitale à dose sulUsante pour obtenir un elïet réel, mais à dose fractionnée dans les 24 heures ; — ne pas administrer la digitale plus de trois jours de suite, à cause de sa tendance à s'accumuler dans l'organisme, puisqu'elle met près de huit jours ù s'éliminer. Nous ne saurions conseiller la digitaline à cause de sa trop grande toxicité.
Les préparations de digitale préférables chez l'enfant sont : la ieinture, aux doses de V à XX gouttes ; Yinfnsion de poudre de feuilles, à la dose de 0,05 à 0,50 centigrammes; le sirop, à la dose d'une demi-cuillerée à café à une cuillerée à soupe.
0 gr. 05 à 0,20 au-dessous de 5 ans.
Poudre de feuilles de digitale j 0 gr. 20 à 0,30 de 5 à 10 ans.
' 0 gr. 30 à 0,50 de 10 ù 15 ans.
Faire infuser peudaul 20 à 30 minutes dans ;
208 CŒUK. AIKKCTIONS VAI.VUI.AIRES
Eau bouillante 60 ù 150 gi\
Filtrez et ajoutez :
Sirop d'écorces d'oranges "20 à 30 gr.
A doriner par cuillerées à café, à enlreniets ou à suupe, d'heure en d'heure.
Lorsque le processus aigu de 1 endocardite tend à passer à l'état chronique, c'est-à-dire lorsque, la fièvre étant tombée, le pouls régularisé, les phénomènes précordiaux pénibles disparus, on entend les murmures orificiels se transformer eu bruits de souille de plus en plus nets, intenses et constants, c'est alors qu'il m'a paru plus utile d'employer les moyens révulsifs du genre des pointes de feu et des vésicatoires volants, à la condition pour ces derniers qu'il n'existe pas d'albuminurie. C'est par une série de petits vésicatoires successifs, larges comme une pièce de 5 francs en argent, laissés chaque fois deux à trois heures seulement en place, mais appliqués tous les 4 ou 5 jours, qu'on peut demander avec quelque chance de succès la régression des altérations valvulaires que la poussée aiguë laisse après elle.
Simultanément, on administrera Tiodure de potassium.
hjdiire de polassiuin 3 yr.
lOau li^O «
Une cuillerée à café de cette solution contient 0,iU d'iodure.
On en donnera 1 à 5 par jour.
Quand plus tard on n'a rien obtenu par ces moyens, on se trouve en présence de 1 endocardite clironique à lésions orificielles immuables; il n'y a plus aloi'S à se préoccuper de traiter la lésion, mais il reste à retarder 1 apparition de ses conséqueuces j)lus ou moins lointaines pail hygiène et le traitement des maladies valvulaires.
Affections valvulaires chroniques. (hiand 1 endocardite aiguë n'a pas subi uik; résolulion complète, et si on ccuistate les signes stellioscoj»i(|ues d une lésion valvulaire deliuitive. il faut reconunander aux par(;nls d'organiser pour le |)etit malade une hygiène (pii lui permettede riaiichir sans acciihiits les pé'riodes dangereuses de la croissance et de la vie scolaire.
Mous lu' |)ensons pas (pi il l'aille exagérer les pn-caulions au point de IraiisFonuei' le j)aiivre enfani eu un iidirnie. au(|ucl seraieul interdils tous les aeles de la vie connnune. Il faul, au contraire, trouver pour lui une façon de vivre (pii lui peruielle de se dévelo|»per aussi complèliiucnl (|iii' piissililc. sans conq)ronu'tlre le travail de coinpen-
CŒUR,. AFFECTIONS VALVULAIIiES 209
Station que la nature accomplit sourdement et lentement dans toute lésion valvulaire : éviter les inflammations et congestions bronchopulmonaires, la fatigue physique excessive et les émotions trop vives, les troubles digestifs, voilà le programme à remplir.
C'est assez dire que léducation en commun dans les grands établissements scolaires et le sport athlétique, si en faveur depuis quelques années, ne conviennent pas au jeune cardiopathe. Pendant les premiers mois, pendant une ou deux années même, la course, le saut lui seront interdits ; seule la promenade en terrain plat lui conviendra comme exercice, avec des repos ménagés. Cependant on lui fera faire peu à peu certains exercices méthodiques consistant en mouvements lents, plus particulièrement en mouvements passifs de flexion et d'extension des membres inférieurs, du tronc, des séances de chant courtes. Plus tard, on se trouvera bien d'appliquer la méthode d'Œrtel, qui consiste à faire des promenades d'une durée graduellement plus longue, sur terrain progressivement de plus en plus incliné, mais toujours d'un pas lent et régulier, en ménageant sa respiration et en faisant des temps d'arrêt fréquents.
On exigera la régularité des heures des repas, on dispensera les liquides en quantité modérée ; on écartera tout ce qui peut produire de la dyspepsie flatulente, delà constipation, la congestion hépatique.
On garantira l'enfant contre le froid et l'humidité ; c'est-à-dire que, si on le peut, on l'enverra passer les plus durs mois de l'hiver dans un climat sec et peu rigoureux, tout en lui évitant aussi un climat chaud et humide, amollissant. Surtout, on l'endurcira contre les causes accidentelles de refroidissement par les frictions quotidiennes et par les lotions à l'eau froide.
On veillera à ce que le sommeil soit suflisant.
Dès qu'une bronchite sera constatée, on la guérira vite et complètement.
Quand la compensation sera franchement établie, on pourra permettre certains jeux n'exigeant pas de mouvements trop désordonnés; maison ne permettra pas ceux qui, basés sur une émulation excessive, ont pour inévitable conséquence le surmenage : canotage, natation, rallye-paper, foot-ball ; l'escrime est possible, mais seulement avec le maître et sans assaut ; la leçon d'équitation, mais non le galop sans surveillance, etc.
Dans les périodes où le développement du thorax se ralentit proportionnellement à celui du cœur, on redoublera de précautions.
On surveillera d'assez près les relations de l'enfant avec ses camarades pour le défendre contre l'onanisme.
Pour la fille, l'établissement de la menstruation est une étape où la
IllKR.Vl'KrTIlirR IMAMir.K. U
210 CŒTii. MYocAiîDiTr. Aicri:
surveillance est plus que jamais nécessaire. On ne la conduira psffe dans le monde de bonne heure, et au spectacle fort rarement, à cause de l'influence fâcheuse des atmosphères surchaulTées et de la danse.
L'adolescent traversera la période de compensation exagérée, dhypersystolie. C'est lépoque des céphalées, desépistaxis, des tintouins. Les bromures à doses modérées, les purgatifs de temps en temps modéreront ces symptômes incommodes.
L'équilibre circulatoire une fois établi (eusystolie), Ihygiène seule doit être surveillée.
Puis, si la maladie cardiaque s'empire, on surveillera méthodiquement les divers organes sur lesquels retentit la fatigue du cœur, riiyposystolie : le foie en première ligne, les reins, le poumon. La congestion hépatique est un des premiers indices de la rupture de la compensation : on y remédiera par la suppression des excitants du foie, vin, épices ; on appliquera des révulsifs sur l'hypochondre, on donnera quelques purgatifs, sels neutres. La congestion jinlmonaire des bases sera la source d'indications analogues.
Les points de côté, indices de congestion splénique ou hépalitjue, sont combattus par les révulsifs.
S'il y a apparition de l'œdème malléolaire avec aryliimie, après purgatif drastique (jalap, scammonée) et institution du régime lacté, la médication excito-motrice du myocarde doit entrer en scène avec la digitale. (Voir page 20G.)
Après trois ou quatre jours de digitale, et quelques jours de repos, interviendra la caféine :
Caféine 0 «■r. 20 à O.ôO
Benzoale de soude 0 i;r. 50
Sirop de menthe 20 à 30 gr.
Eau >!(l ;"i 100
L'extrait de cunvallaria 0,50 à 2 gr.: le sulfule de sparléine, 0,03 à 0,10; la teinture de strophantus. Il à N gouttes ; la strychnine un rniHigranimo à (juatre inilligi aminés, peuvent «Hrc utilisés dune manière [)his prolongée.
Lorsque la gravité de la h'-sion orificielle, l'intercurrence de complications Itronehopulmonaires intenses ou réiléi-ées auront amen»' lu marche progressive vers l'asystolie delinilive et la cachexie cardia(|ue, on aura, chez l'enfant comme chez l'adulte, à utiliser les divers moyens de faire la déj)li''tion p(''riodi(pie du système veineux (drasliipies, diurétiques), l'évacuation des épanchenients séreux dans les cavités splanchniques, à eondiatlre l'anasarquc excessive des membres inférieurs (mouchetures, ;ieupiiiiclure aseptiques, etc.).
CŒUR. MYOCAlîniTKS. l'KRICAK DITKS 211
Myocardite (aioue). — Le meilleur moyen de la prévenir au cours des maladies infectieuses hyperpyrétiques (fièvre typhoïde, fièvre rhumatismale aiguë, variole, scarlatine), est de combattre l'hyperthermie par les bains et l'élément infectieux par les antiseptiques, quinine, salicylate de soude.
Lorsqu'on constate les signes de la myocardite au cours d'une infection aiguë même peu pyrétique (diphtérie), on administre les stimulants : alcool, éther et huile camphrée en injections sous-cutanées ; café ; les toniques du cœur : caféine, strychnine surtout en injections sous-cutanées par 1/4, 1/2 milligramme, i milligramme suivant l'âge :
l" Sulfate de stryclininc 1 centigramme.
Eau de laurier-cerise Q- S pour 10 ce.
Chaque cent, cube contient l|milligi*. de strychnine.
2° Caféine 1 gr.
13enzoate de soude 1 gr, 20
Eau distillée bouillie Q- S pour 10 c. c.
Chaque cent, cube contient 0,10 de caféine.
On applique des pointes de feu sur la région précordiale. On imprime à l'enfant le moins de mouvements possibles ; on lui évite surtout les mouvements brusques capables de provoquer la syncope.
La myocardite CHRONIQUE, au cours des affections valvulaires, requiert plus particulièrement l'emploi des iodures alcalins à doses moyennes (0 gr. 25 à 1 gr.) et le traitement de l'asystolie. dont elle est le principal facteur.
Péricardites aiguës. — C'est un peu arbitrairement qu'on disjoint le traitement de la péricardite aiguë de celui de l'endocardite ; car il est habituel que les deux séreuses du cœur soient prises en même temps. Cependant, outre les moyens applicables aux deux affections, il en est de spéciaux pour l'inflammation du péricarde. Je crois les révulsifs beaucoup plus puissants contre la péricardite que contre l'endocardite; je pense aussi que l'énergie du traitement peut arrêter la péricardite dans ses premières étapes, c'est-à-dire quand il n'y a que des frottements ou un épanchenient fibrino-séreux peu abondant. Donc, dès l'apparition des premiers signes de péricardite sèche, on fera bien d'appliquer immédiatement des ventouses scnri fiées et des ventouses sèches.
Si au bout de 24 heures les signes augmentent, il y a indication à l'emploi de la ressie <Je fjhice:, surtout s'il y a endocardite concomitante.
Vient-on à constater que l'épanchement augmente dans le péricarde (disparition du choc de la pointe et de tout bruit, dyspnée
212 c.Œun. l'F.nir vniiiTF.s. i-aipitations
extrême et cyanose du visage, dyspliagie) on ne doit pas hésiter à (aire, après stérilisation convenable de la peau et avec l'aiguille de Dieulafoy bien aseptique, la ponction du péricarde au lieu d'élection et l'aspiration.
Lorsqu'après résorption ou extraction du liquide reparaissent les gros frottements, il faut se préoccuper de prévenir, s'il est possible, l'organisation définitive des exsudats péricardiques, car la symphyse du péricarde est de la plus grave conséquence pour l'avenir du cœur : ici encore je crois à lutilité d'une révulsion méthodique et longtemps continuée par les vésicatoires volants et les poi)ites de feu.
Il sera logique d'administrer en même temps les iodures alcalins auxquels on s'accorde à reconnaître quelque utilité pour empêcher le passage du tissu conjonctif embryonnaire à l't'tat fibreux.
Dans la péricardite, l'usage des médicaments proprement /o??/r/(<f. s du cœur trouve sa place, qnil y ait ou non endocardite : digitale, caféine, etc. On ne peut refuser à la rtwdication dinn-ticiue (nitrate de potasse, scille, lactose, etc.) et aux purgatifs drastiques, une place pour empêcher la formation d épanchements plus abondants.
Formules de diurétiques :
1" Nitrate de potasse 1 à 3 fçr.
Acétate de potasse 1 à 3 gr.
Sirop de groseilles. . . 30 gr.
Eau 100 à 120.
2° Teinture de scille 0 gr. ôo à 3 gr.
Teinture de digitale.. 111 à X gouttes.
Sirop de menthe. . 20 gr.
Eau 100 gr.
3" Sulfo-viiiatL' (lo suude. . 10 à 20 gr.
Sirop de framboises. .20 gr.
Eau 100 gr.
4" l-actuse. . . . . 2.j à ôO <,M'
Tisiiiie (lerhiendciil ou cK' sligiiuites de iiiiiis ôOU ^r.
Péricardite suppurée. — ICn cas de péricardite snppurée, il est indique de faire 1 incision franche et le drainage du péricarde dans le 4= espace intercostal. Lo j)ronostic reste ù peu près désespéré, mais, sans linlerventioii, il esl fatal.
Palpitations. — La imu-miluk i;nfanck ignore à peu près les j)al|.itiiti()iis. Hormis le cas de malfornialion r;in//.J^/«e, les jeunes (Mirants sont incapables d'accuser ce symptôme, et si le médecin s'aperç((it d une fr('(|nence inusitée des conlraclions car(lia(iues avec inipul