‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 59 sur 189 · CONVULSIONS · texte numérisé non relu

CONVULSIONS

Les fièvres intermittentes, l'empoisonnement palustre développent parfois chez les enfants des accidents pernicieux : syncope, coma et convulsions.

La notion du tempérament des jjarentsetde leur genre de vie ne doit pas être négligée. Léclampsie survient plus aisément chez des enfants dont les parents sont eux-mêmes atteints de fjuelque affection nerveuse, ou sont alcooliques ; il y a même des enfants qui sont alcoolisés par des parents ignorants ou stupides.

La prédisposition héréditaire exerce dans certaines familles une inlluence des plus accusées. Duclos (de Tours) parle d'une femme âgée de trente-six ans qui avait eu jusqu'à l'âge de sept ans de fréquentes attaques d'éclampsie; elle était sœur de dix enfants dont six étaient morts de convulsions et mère également de dix enfants qui tous en eurent.

L'influence de la nourrice peut s'exercer soit indirectement par les troubles digestifs que détermine un lait en quantité insuffisante ou vicié dans sa qualité ; — soit plus directement par le fait de lalcoolisme dont elle peut être atteinte.

Les intoxicati07is par le plomb (biberons), les céréales avariées sont rares. M. Parrot a décrit sous le nom de tétanos des nouveaunés des accidents convulsifs liés à l'athrepsie.

Tous ces faits doivent se présenter successivement à l'esprit du médecin quand des causes plus simples lui échappent. Nous pensons bien qu'il a remarqué si Vaération insuffisante de la chambre, la viciation possible de l'air par quelque émanation nuisible (parfum pénétrant, vapeur de charbon) n'ont pas pu agir sur le système nerveux si susceptible de l'enfant, alors que les grandes personnes qui l'environnaient ne s'en trouvaient pas incommodées.

Ayant éliminé les convulsions initiales des maladies fébriles, nous avons à citer encore celles qui apparaissent dans le cours ou à la fin d'autres maladies : coqueluche, broncho-pneum.onie, croup.

A la suite d'une scarlatine fruste, méconnue ou mal soignée, une néphrite a pu se développer et les convulsions trahissent alors l'urémie latente. Mais, si on a examiné les urines et qu'on les ait trouvées albumineuses, si un certain degré d'anasarque a été constaté, que le thermomètre dénoteou non un abaissement de température, on portera le diagnostic d'encéphalopathie urémiqueet on instituera un traitement approprié, régime lacté, purgatifs : saignée, en proportionnant naturellement l'abondance de celle-ci à l'âge de l'enfant.

Les convulsions symptomatiques d'une inflammation des méninges, du cerveau (sclérose, tubercules, tumeurs) se reconnaîtront aux symptômes coexistants. Certaines myélites, paralysies spinales

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