‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 65 sur 189 · CROISSANCE · texte numérisé non relu

CROISSANCE

I.es angiomes, moins fréquents que ceux de la face, seront traités d'après les règles générales que nous avons indiquées (voyez Anciomes). Pour ceux de la ligne médiane, on n'oubliera pas qu'ils communiquent volontiers avec le sinus longitudinal supérieur, ce qui fera proscrire définitivement les injections coagulantes ; l'extirpation antiseptique est la méthode de choix.

b) Dans les os on trouve des liystes hydatiques, d'une fréquence relativement grande chez l'enfant; des kystes dernioïdes, qui peuvent se révéler à un âge très variable et sont intracràniens, extracrâniens ou les deux à la fois ; dessarcomes enfin, nés primitivement soit dans l'os, soit dans les méninges. Le diagnostic de la nature de la tumeur n'est possible que par l'étude attentive de la marche. Il n'a pas, il est vrai, une importance considérable, car dans tous les cas l'extirpation est indiquée ; elle est en effet définitivement curative pour les tumeurs bénignes et pour les sarcomes elle est la seule chance de salut. Les larges résections de la calotte crânienne conservent encore une certaine gravité. Il faut ensuite protéger la cicatrice par un appareil prothétique en cuir bouilli. Dans ces dernières années on a tenté soit des greffes osseuses (os iliaque de chien), soit l'interposition d'un corps étranger aseptique (rondelle de celluloïd).

c) Contre la pneumalocèle, dont il existe quelques raresexemples chez l'enfant, on tentera d'abord la compression, et en cas d'échec on fera l'incision large suivie de tamponnement antiseptique de la cavité.

CRANIO-TABES. — Voir Rachitisme.

CROISSANCE. — La croissance étant un phénomène physiologique, on peut s'étonner qu'elle puisse faire naître des indications thérapeutiques, et cependant, rien n'est plus réel que la nécessité de venir en aide, par une thérapeutique intelligente, à un organisme en voie de développement, si ce développement s'accomplit dans des conditions défavorables.

Y a-t-il des maladies décroissance ? Oui et non. Il y a des maladies qui surviennent avec une fréquence spéciale à l'occasion de la croissance, qui doit être alors envisagée comme mettant l'organisme en état d'opportunité morbide : fièvres de croissance, céphalée de croissance. Injpertropiiie cardiaque de croissance, sont des expressions sur lesquelles il faut s'entendre.

Nous savons, depuis les travaux de Bouilly, que l'ostéite ou la simple hyperhémie osseusejuxta-épiphysaire des adolescents est l'occasion de certains accidents fébriles de nature infectieuse (voir Fièvre). Une dis-

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