CROUP 2G
tirant la langue hors de la bouche et en se mettant à une distance convenable devant le jet d'un assez fort pulvérisateur à vapeur. Ces conditions ne peuvent être remplies que par des enfants déjà bien voisins de l'adolescence. On emploie pour ces pulvérisations l'eau boriquée saturée, l'eau phéniquée.
Mais on peut employer avec plus de chances de succèsles inJialationsde vaiJeur d'eau phéniquée, suivantla technique préconisée par M. Renou (de Saumur). On installe le malade dans un espace restreint,afin de pouvoir le saturer plus facilement de vapeurs phéniquées. Une chambre pas trop grande, afin qu'on puisse renouveler l'air régulièrement tout en le maintenant phéniqué,est ce qui convient le mieux. Ou bien on peut dans la chambre, si elle est trop grande, ménager une sorte de loge autour du lit de l'enfant avec des couvertures, des rideaux, des paravents.
La température doit être maintenue assez élevée : 20 à 22".
On installe à proximité du lit un ou deux fourneaux de cuisine au pétrole, sur lesquels on place une casserole contenant la solution antiseptique à évaporer, qui doit être renouvelée au fur et à mesure. Un fourneau vaporise par 24 heures une trentaine de litres d'eau.
La solution employée par Renou est titrée suivant le cubage de la pièce, et la mesure qu'il déclare limite est 1 gramme d'acide phéniqne par mètre culjc et par 24 heures.
Geffrier (d'Orléans) fait placer dans un large plat en fer batlu un litre delà solution suivante :
Acide phénique i ,
oO <i"r Alcool ^ «
Eau 1000 »
Cette solution est maintenue constamment en ébullition lente et renouvelée au fur et à mesure. Geffrier fait ajouter une fois par jour une poignée de feuilles d'eucalyptus, et au milieu du plat se trouve un vase de terre, contenant de l'essence de térébenthine, qui s'évapore au bain-marie.
On surveille attentivement les urines de l'enfant, et, pour peu qu'elles noircissent, on abaisse le titre de la solution à 25 p. 1000. D'ailleurs l'intoxication est rare. Geffrier a vu à peine dans un dixième des cas apparaître la coloration noirâtre de l'urine, et des enfants de moins dun an ont parfaitement supporté pendant plusieurs semaines l'atmosphère phéniquée.
L'antiseptique préféré par dautres médecins est la térébenthine, et M. Deltbil a préconisé le mélange de térébenthine et de goudron de houille. Il ne semble pas que sa méthode se soit généralisée.
C'.omme mcdicaments intc fîtes, j'emploie le benzoate de soude et riiyposulfite de soude (1 à 5 grammes).
Lorsque la dyspnée a commencé, on peut administrer un ou doux vomitifs avec lipéca seul, en évitant de provoquer, par la force de la dose, la diarrhée et laprostration. et en faisant suivre le vomissement de l'administration d'un cordial ou dune injection hypodermique d'élher ou de caft'ine.
Cette médication est quelquefois suivie de l'expulsion duneou plusieurs fausses membranes ; d'autres fois, elle diminue la dyspnée en modérant l'excilaliilité réflexe, qui surajoute le spasme glottique intermittent à la sténose mécanique permanente. Mais bien rarement la médication vomitive est suivie de la disparition définitive du croup.
Le tirage établi d'une façon continue, il faut sans hésiter faire l'iNTuii-vrioN ou la TRACHKOïOMiK (voir ces mots).
Les soins à donner ensuite seront exposés à ce propos (1).
CRYPTORCHIDIE. — Voyez Ti-sticuli: (ectopie).
CYPHOSE —Voyez lixcms {déviations).
CYSTALGIE CYSTITE. — Voyez Vessie.
DÉCOLLEMENTS épiphysaires. — N'oyez Fhactcue.
DENTITION ^Accidents de la). — Lépoque de la dentition est, chez bon nombre d'enfants, signalée par divers accidents pathologiques, que Ihygiène peut prévenir souvent et qui en tout cas intéressent la thérapeutique. 11 ne sera pas inutile de rappeler que l'apparition des dents temporaires s'accomplit, en général, et abstraction faite des variations individuelles, en 5 poussées, séparées par des temps d arrêt. Chaque poussée fait sortir un groupe dentaire :
(1) ^I. GiU'lpn. frapi)»* des Ixms ré-sultatsqiic lui cuit domiés les irrijrntions rt'itérées et presque contimu's dans la dii)litlR'rit' du phaivnx et des fosses nasales, a pratiqué ces irripitÎDiis dans le larynx par l'orifice de la canule ti/nr-i la trarUrotoiiiir, l'enfant ayant la tête renversée; ce lavage éU»it bien sui)porté ])ar i»lnsieurs enfants aux<|uels je l'ai vu a]t])liquer. et jMjurra iirolialilenient rendre des services tlans certains cas. Mais M. (îuelpa a proiK)sé aussi la jionction faite dans la trachée, au m lyen diin trocart courbe, jiour introduire \\n tube de caoutchouc qui jx-rniettrait d" faire l'irrigation du larynx nnnit lu jin-iodc du tirage. L'échec de cette tentjxt've |dans 1^ t<eul cas dont j'aie eu connaissance, cas, il est vrai, des plus défavtirables. ne me pennet i>a8 d'encourager pér.sonne A la renouveler, bien qu'elle nj'ait paru assez défendable en logique, pour que j'aie fourni niui-niénie à son auteur l'occasion à laquelle je fais aliusi()i\.
1" groupe •2e groupe.
3<= groupe.
4e groupe.
ye groupe.
IS'i i.r,c iL"rP> CONSTITUES TAIÎ
2 iniisives médianes inférieures..