DIABÈTE SUCRÉ
L'huile de foie de morue doit être donnée, légèrement additionnée de créosote pour prévenir l'infection tuberculeuse, et créosotéeà plus haute dose si les signes de tuberculose pulmonaire existent déj.à.
(^omme soins ]iij(jiih'ii(iiies. il faut prescrire les frictions quotidiennes sèches et alcooliques, les pratiques hydrotliérapiques, l'exercice au grand air, — tout en interdisant les mouvements trop violents capables damoncr les sueurs profuses et le surmenage, — la suppression du travail intellectuel.
Comme médicament-'^, tant que l'état général du sujet se maintient sans amaigrissement, j'emploie en première ligne les nlcalins par cures de 10 jours consécutifs, séparées par des repos de 5 jours : chaque jour 1 à 5 grammes de bicarbonate de soude, en trois doses prises une demi-heure avant les repas, en l'associant tantôt au benzoate de soude et tantôt au benzoate de lithine.
Pendant les jours intercalaires, je donne tantôt l'arsenic (liqueur de Fowler ou arséniate de soude) et tantôt la quinine (chlorhydrate) 0.10 à 0,50 centigrammes.
S'il y a des phénomènes névralgi(pies. j'emploie l'antipyrine ou le bromure de potassium.
Dès que surviennent l'amaigrissement, l'abolition des réflexes rotuliens, les médicaments de choix sont les nervins et les antidcperditeurs : l'arsenic, la valériane, la codéine et la stryclmine ; ainsi on peut formuler des pilules du genre de celles-ci :
Sulfate de sti'ychniiic. .. . un (liMiii-niilli^Taiinnc (0 «^t. 0005)
Arséniate do soude un niilHj^TaiuMio lO » 001)
Co(léi[ie piu'C un cciitig-rainine (0 » 01)
Valérianale de quinine . . i-in([ cciili^n'ainMios . . (0 » 05)
Extrait do valériane () S.
poiu- mit' pilido. Ou ru dmiiicra, suivant l'àgo. 1 à O par jour réparties au moment des repas.
Si l'enfant est assez grand, on peut tenter une cure i\ Vichy ou î\ la Bourboule suivant la période de son alVection.
On prendra soin de traiter avec une antisepsie minutieuse toute excoriation susceptible d'ouvrir la porte aux infections, aux phlegmons, arilhrax, gangiénes. érysipèles.
Le coma diabétique est pi-esipie toujours mortel, che/ renfani cotnnuî chez l'adulte : jxiur le |)reveuir. il faut éviter 1 alinienlatitui canule exclusive et la diminution de la (|uantilé des urines, les «''motions vives, les fatigiws physicpu'S et intellectuelles.
On doit donc varier aiilani (pu' possible l'alinn-ntation du diabétique dans la mesure <'ouqialil)le avec ralislentiou des gi-niTaleui-s du gly-
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cogène, le laisser boire à sa soif, lui donner de grands lavements froids fréquents, si le taux des urines s'abaisse.
Quand les accidents se produisent, les alcalins à haute dose, voire les injections intra-veineuses de sérum artificiel chloruré et bicarbonaté sodique, les injections sous-cutanées de caféine etd'éther sont des moyens (ju il est logique d'essayer, mais qui n'ont pas réussi à notre connaissance à empêcher la mort.
DIARRHÉE. — Ce symptôme banal ne peut être combattu utilement qu'après diagnostic fait de sa cause.
A. — Pour les diarrhées de la première enfance, voir Athrepsie, Choléra imantii.k, Dyspepsie des xoi hiussons. Parmi les diarrhées de la première enfance, une mention spéciale doit être faite pour les suivantes :
Diarrhées vertes. — II y a deux espèces de diarrhée verte.
L'une est en rapport avec l'hypersécrétion biliaire ; l'autre est d'origine microbienne (Damaschino et Clado, Ilayem et Lesage).
L'examen de la réaction chimique des garde-robes, fait au moment de l'émission, avec du papier de tournesol, constitue la meilleure indication thérapeutique.
Dans \a dinrrJiée par pobjcliolie, les garde-robes sont le plus souvent ncides, et l'emploi des alcalins à l'intérieur donne de très bons résultats, à la condition qu'on emploie le bicarbonate de soude à dose assez élevée, en moyenne 1 gr. 25 par kilogr. du poids de l'enfant. soit 4 à 5gr. par jour pour un enfant de 3 kilogr. (Sevestre).
Dans \a. diarrhée verte microbienne, les garde-robes sont, en général, neutres ou alcalines, eiVacide lacticiue fournit les meilleurs résultats (Hayem).
On formule la potion suivante :
Acide lactique 1 à 2 gr.
Sirop simple '~0
Eau 80
On donne à l'enfant toutes les demi-heures, en dehors des tétées, une cuillerée à café de cette potion, jusqu'à ce que les garde-robes soient redevenues normales comme couleur, comme fréquence et comme consistance. Il faut aller quelquefois jusqu'à 10 et même 20 cuillerées à café.
Dans l'une et l'autre forme, on se trouvera souvent bien de commencer par administrer une dose de calomel.
B. — Pour les diarrhées de la seconde enfance, voir les articles Dvsenteiue. I*]sroMAC, Fikvke typhoïde, Inti:stin.