S2 DOIGTS
DOIGT. (Voyez aussi Oncles.) — 1° Vices de conformation.
— a) L'ectiodactiilie, ou absence d'un ou plusieurs doigts, n'est pas justiciable de la chirurgie.
b) La pobjdact\)lie, ou augmentation numérique des doigts, doit être respectée lorsqu'il s'agit de doigts réguliers et bien en série ; de même, on n'opérera en général pas la polydactylie avec bifurcation de la main. Mais les doigts surnuméraires mis hors rang seront enlevés, car ils sont à la l'ois disgracieux et g^-nants ; ceux du bord cubital sont souvent de petits appendices globuleux maintenus par un mince pédicule, dont la section suivie de suture peut se faire sans inconvénient dès la naissance; ceux du bord radial ont d'ordinaire un pédicule osseux articulé avec le métacarpien ou la phalange du pouce : on attendra pour les désarticuler que l'enfant ait de 3 à 4 mois; l'antisepsie rend oiseuses les discussions sur l'amputation extra-articulaire, qui est une mauvaise opération.
Le jjouce bifide sera traité soit par l'extirpation d'un des pouces, soit plutôt par un avivement en V des deux pouces que l'on réunit ainsi en un seul.
c) La bracliijdactijlie et la bradijdadijUe (augmentation ou diminution du nombre des phalanges) n'ont pas à être traitées.
d) La mncrodaciijlie (hypertrophie congénitale d'un oti plusieurs doigts) peut être énorme et progressive. Lorsqu'elle est sullisante pour causer de la gêne, on ne peut guère la traiter que par l'amputation.
e) La siindactylic (fusion de deux ou plusieurs doigts) exige des opérations dont la nature, la facilité et l'ellicacité dépendent avant tout de la variété analomique en présence de laquelle on se trouve.
Une syndactylie membraneuse et lâche (main palmée) sera très aisément supprimée par l'incision simple de la membrane, suivie de suture des deux lèvres sur chaque doigt.
L'accolement de deux doigts sous la peau est jilus diflicileà traiter. Dans ce cas, dont on peut rapprocher les palmures serrés, il y a deux ordresde procédés: dans les uns, onchercheàsutuicrla commissure après y avoir refoulé, soit la [)artie moyenne de la memlirane unissante (procédé de Décès), soit un lambeau dorsal triangulaire ; dans les autres, on s'occupe peu delà commissure, mais on pratique jusqu'à elle une suture exacte des surfaces avivées des doigts, en couvrant un doigt avec un lambeau pris à la paume de l'autre, qui de son côté lui fournit un lambeau dorsal (procédé de Didol, voyez fig. ci-jointe). Le choix entre les procédésdépond delà dispositi(»nexacte des parties.
Certaines syndactylies osseuses, surtout s'il y apolydai-tylie concomitante. serf)nl traitées parle désossement d'un ou plnsieni's doigts;