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DYSPEPSIE DES NOURRISSONS

de l'eau allnimincuse, un peu de bouillon de poulet, de veau ou de bœuf, dégraissé et additionné d'un peu de dexlrinc.

Ce n'est qu'au bout d'un nombre plus ou moins grand d'heures, môme d'un, deux, trois jours quelquefois, qu'on peut revenir à l'usage du lait, — qu'il faut donner d'abord glacé ou coupé d'un tiers de bouillon.

On peut encore donner, une demi-heure ou unelieure avant le sein, un lavement de 30 à 50 gr. de bouillon contenant 10 gr. de dextrinc. Cet emploi du bouillon et de la dextrine est basé sur les travaux de Schiff relativement aux substances peptogènes. A. Herzen (de Lausanne), dans un excellent livre sur la digestion stomacale, a bien mis en lumière le parti qu'on peut tirer de ces substances.

Puis on peut, si la digestion gastrique continue à se faire laborieusement, essayer de faire suivre chaque ingestion de lait de quelques cuillerées à café d'une potion chlorhydro-pepsique, comme celle-ci :

Pepsine 1 gr.

Acide chlorhydrique , 0 g-r. 50

Sucre 10 gr.

Eau distillée 120 gr.

Quand l'alimentation est reprise régulièrement, il faut bien surveiller les garde- robes et ne pas hésiter à diminuer l'alimentation au moindre indice de digestion imparfaite.

B. Dyspepsie du sevrage. — Tout ce qui vient d'être dit de la dyspepsie des nourrissons est applicable à celle qui survient àloc' casion du .serrar/e jjrcmaturê ou du serrage trop brusque. Il faut d'abord cesser l'usage des aliments, farines, oiufs, purées, pour revenir au lait ; puis, si le lait de vache stérilisé dilué, si le lait dânesse ne sont pas supportés, donner de nouveau une nourrice. Cela n^est pas toujours facile, et parce qu'il est rare qu'une nourrice mercenaire consente à prendre un nourrisson si âgé, qu'elle ne pourra garder longtemps, et parce que l'enfant repousse souventlesein. Dans les cas graves, il ne faut pas hésiter cependant à faire cette tentative, qui sauve parfois des enfants dont l'état semblait désespéré. La nourrice fera bien de présenter les premières fois le sein dans l'obscurité.

En RÉSUMÉ, dans les troubles digestifs, quelle qu'en soit la cause, le premier devoir du médecin, est de diininuer ou de supprimer l'alin]e)itation et d'en modifier la nature pour la ramener à l'aliment le plus digestible.

Le second est de bien saisir l'indication thérapeutique uro-énte, qui varie suivant l'étape à laquelle le processus morbide est arrivé : il y a

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un moment pour les idcaHus et les astringents, — un autre pour les évacuants et les antiseptiques, — un autre pour les stimulants et les toniques,— un autre pour les cupepti(iues.

Ces indications varient suivant les malades, et plusieurs fois dans le cours de la même maladie ; elles se déduisent de l'examen des garderobes, des signes abdominaux et de l'état général. Si on les saisit exactement, on sauve l'enfant; si on ne sait pas les discerner, on le perd.

C. — Pour la dyspepsie dans la seconde enfance et dans 1 adolescence, voir Estomac. Intestin.

EAUX MINÉRALES. — Voyez Minkum.ks (eaux).

ECTHYMA. — A. Simple. — Les enfants, surtout mal nourris et cachecliques. contractent souvent l'ectliyma. Cette éruption pustuleuse, où cliaque élément éruptif se compose à sa période d'état dune croûte noirâtre recouvrant un pus séreux ou une excoriation entourée d'une auréole rouge foncé, est essentiellement inoculable et réinoculable indéliniment sur les diverses parties de la peau, soit de proclie en proclie par le pus qui s'écoule de chaque pustule, soit à dislance par le transport des staphylocoques avec les doigts.

Le secret de la guérison consiste donc à réaliser l'isolement de chaque pustule et son antisepsie. On aura soin de donner à l'enfant chaque jour un bain contenant de l'acide borique ou du borate de soude, ou du sublimé en faible solution ou du naplilol (voir page 61). Au sortir du bain, chaque croûte étant tombée, on recouvrira l'excoriation mise à nu avec un carré d'emplâtre mercuriel de Vigo ou d'emplâtre rouge de Vidal (cinabre et minium). Ces petits pansements seront renouvelés chaque jour.

On s'elTorcera en même temps de relever l'état général du sujet par l'alimentation, les toniques.

n. Ecthyma syphilitique. — Les syiihilides ecthymateuses seront traitées aussi par les topiques mercnriels, conjointement avec le traitement mixte iodo-mercnricpie

ECZÉMA. — 1" Eczémas aigus. — rii\rn;Mi.\T local. —

(^iianii on est appelé :tii ilrlnil de i'ec/.éiua, s'il existe seulement de la rougeur et (hi |)riuil. ow appliipiera soit des cataplasmes de fécule de pomme de terre lièdes, soit des compresses (huit doubh:'s)de tarlatane sansapjtrèl imbibées d'une décoction émolMente, additionnée de bicar])onate et de salieylate desoude.

Dans la pvrindc (l'i'-t:\l. où les vésicules excoriées laissent suinter

. ECZKMAS 291

la sérosité gommeuse qui tend à se concréter, on saupoudrera avec des poudres d'amidon, de talc, de bismuth.

Quandla périodede dessiccation commence, on applique des pommades telles que le glycérolé d'amidon contenant 1/iO d'oxyde de zinc, d'acide borique, de bismuth.

Lorsque l'eczéma tend à récidiver, on emploie les bains tièdes d'amidon.

2° Eczémas compliqués d'infections locales. — Quand un eczéma date déjà de quelque temps, qu'il est recouvert de croûtes, sous lesquelles existent des surfaces excoriées, au niveau desquelles se font des inoculations de micro])es pyogènes, il faut d'abord faire tomber les croûtes à l'aide de pulvérisations émollientes, de cataplasmes de fécule. Puis on fait des irrigations aniiseptiques^eion applique des topiques propres à combattre la tendance suppurative duc aux infections secondaires : vaseline au salol, àl'acideborique, aucalomel.

3" Eczémas chroniques. — Dans les cas qui tournent à la chronicité et à la sécheresse, avec prurit intense, on aura un moyen très puissant dans les eîiveloppements avec le taffetas (joramè ou la toile caoutchoutée qu'on dispose en forme de calotte pour le cuir chevelu, de masque pour le visage en réservant des trous pour les yeux, le nez et la bouche; et de manchons pour les membres. On doublera le taffetas gommé de toile, pour que l'enfant ne l'arrache pas avec ses ongles. Un des plus grands avantages de l'enveloppement imperméable est de faire cesser assez rapidement le prurit etl'insomnie qui en résulte. Le prurit peut encore être combattu par les topiques au menthol à 1/20.

Enfin, quandl'eczéma tendàse perpétuer sous laformo sèclie. sciuameuse ou Uclu'noïde, il convient de provoquer passagèrement quelques poussées aiguës pour en hâter la guérison; on aura recours, alors, aux pommades à base de tannin, de précipité jaune 1/50, de sous-acétate de plomb ; au glycérolé tartrique 1/40, au glycérolé cadique; au badigeonnage avec une solution de nitrate d'argent. La poussée aiguë sera à son tour apaisée par les topiques émollients, et par une succession de poussées semblables on obtiendra la disparition de l'eczéma, mais à la condition qu'on ait d'autre part institué le traitement général, basé sur les indications pathogéniques.

Traitemknt général. — En mettant de côté l'iniluence héréditaire, qui est indéniable, mais n'est pas utilisable au point de vue thérapeutique, on se souviendra que la pathogénie comprend le plus souvent trois ordres d'influences : une prédisposition créée par la diathèse

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arlliritiquG ou lymplialique, une liyc^iùne alimentaire défectueuse, des irritations locales du tét^ument.

La plus importante de ces trois influences m'a toujours paru être ïalbnontatio)!, défectueuse au point de vue de la qualité ou de la quantité.

Chez le nourrisson, un lait rendu irritant par labus que peut faire la nourrice d'alcool, de café, de charcuterie, ou de poissons de mer, ou par l'existence chez elle d'une poussée eczémateuse, d'une acidité des humeurs, un lait trop vieux pour l'âge de l'enfant, c'est-à-dire trop riche en matières grasses, — ou bien la prise de trop grandes quantités de lait mêmedebonne qualité. — sont des facteurs d'eczéma. Quand on gave de lait un enfant, de deux choses l'une : ou il a une gastrite et une dilatation de l'estomac, ou bien, s'il réussit à digérer et à assimiler cet excès de nourriture, il aboutit à un eczéma.

La première chose à faire est donc de surveiller l'alimentation de la nourrice, de la traiter elle-même par les alcalins, si elle est en puissance d'accidents arthritiques, puis de diminuer la quantité et la fréquence des tétées ou des biberons; de faire précéder chaque prise de lait d'une cuillerée à soupe deau de Vichy ou de Vais. Si on avait donné à l'enfant prématurément d'autres aliments que le lait, il faut revenirà celui-ci. Chez l'enfant plus âgé, on doit supprimer le vin, les poissons de mer, les crustacés, la viande de porc, le gibier. Il est très important d'assurer la liberté du ventre par des laxatifs, des purgatifs légers, des lavements.

On réalisera un certain degré d antisepsie intestinale.

Pour répondre à l'indication relative à VinfluP)ice des irritations du téfjument, on vérifiera, chez un enfant disposé à l'eczéma, si les diverses parties du vêtement ne sont pas des causes de frottement, on évitera le contact prolongé de l'urine, des matières fécales, des sécrétions sudorale et sébacée.

La persistance ou la récidive de l'eczéma fera essayer la lln-rapenthiw anti-dial}n''si(iac, pour inodilierla nutrition déviée. S'U y a des indices de scrofule, les iodiques, le tannin, 1 huile de foie de morue seront essayés; mais, si l'enfant est arthritique, ces substances donneront un résultat défavorable et il f;uit lui prescrire les alcalins â doses sullisanles. C'est aux lyinj)hatiques, qui, plus âgés, virent vers l'arthritisme, que convient surtout l'arsenic, médicament qui donne y)arf(»is des gu<''ris()ns rapides, et d'antres fois aggrave le mal. Ce n'est jamais au moment des pcnissées aiguës qu'il faut ressayer.

Les eaux minérales nous fournissent, suivant l'elal diatliési(ju<' et la forme loc;de. poiii- les lymphati(pi(>s : Sl-lloiiort'', Criage, Locsche, Allevard, l^a Bourboule ; pour les artliriticjues : Koyat, St-Ciervais,

EMPIIVSKMK 203

Bag"iières-de-Bigorrej Néris, clc. On a vu même d'interminables eczémas disparaître après une saison au bord de la mer, bien qu'en général celle-ci soit défavorable et exaspère les poussées eczémateuses.

ÉLÉPHANTIASIS CONGÉNiTAI.. — Voyez IIvi-eu-

TliOI'Hir, CONGK.MTALi:, t^YM i'UA.Nc; lO.M 1.. Fllil'.OMK MOI.I.L SCL M .

EMPHYSÈME pulmonaire. — Lemphysème (jihK-rulisé, tel qu'on le connaît chez l'adulle. avec surdistension et atrophie des parois alvéolaires de presque tout le poumon, est rare chez l'enfant. On peut l'observer chez des enfants ayant depuis plusieurs années de la bronchite chronique. En outre, il n'est pas rare de voir l'emphysème yariiel du sommet des poumons et du bord antérieur comme conséquence de la broncho-pneumonie prolongée et de la coqueluche. Le traitement de cette complication consiste à abréger autant que possible la maladie primitive, à atténuer les secousses de toux; car c'est la puissance expiratrice qui amène la surdistension des parties du poumon restées perméables, et surtout de celles dont l'élasticité est normalement moindre, les sommets. Les indications sont : 1" de soigner le catarrhe bronchique par les balsamiques, les sulfureux, les alcalins (voir Bronchites); 2° de faire piendre périodiquement les iodurcs alcalins à petites doses.

lodure de potassium (ou de sodium) 5 gv.

Sirop (le tétébentliine 50 »

Sirop de Tolu 250 »

Une à trois cuillerées à soupe par jour.

Dans l'emphysème permanent, si la dyspnée est très accusée, il sera utile de faire respirer à l'enfant de Yair comprimé. On diminuera par des révulsifs réitérés la stase sanguine, qui est un élément d'accroissement de la dyspnée. L'usage d'un appareil comme le respirateur élastique de Basile Féris pourra rendre des services.

On recommandera les cures d'air dans les altitudes moyennes et dans les pays boisés. Ou interdira les sorties par les temps brumeux et humides.

Emphysème sous-cutané. — 11 arrive très exceptionnellement que, dans la diphthérie, la coqueluche, la pneumonie lobulaire, un alvéole emphysémateux subisse une rupture, que la plèvre pariétale soit aussi déchirée et que l'air s'inliltre dans le tissu cellulaire du médiastiu, du cou, du thorax. Cet accident est généralement mortel. La thérapeutique se bornera à soutenir le système nerveux par les stimulants diirusibles (étlier, caféine) pour lui permettre de réagir

294 ENCÉPHALOCI-LE. ENCHONDliOME

jusqu'à ce que la résorption de lair infiltré s'accomplisse peu à peu, si la perloration pulmonaire a pu se cicatriser.

EMPYÈME. — Voyez Pleuh^sie pi iu lente.

ENCÉPHALOCÉLE. — Il y a deux sortes dencéphalocèles ou

hernies du cerveau: acquises et congénitales.

Les encéplialocèles acquises sont un épiphénomène des fractures du crâne (voyez Crâne) et nous ne parlerons ici que des congénitales. Nous réunirons ce quiatrait aux hernies des méninges seules (méningocèle) et de l'encéphale (encéphalocèle et hydroencéphalocèle),car il n'y a pas grande différence au point de vue pratique. Aujourd'hui, en effet, la ponction n'a plus sa raison d'être et. selon le volume de la tumeur, l'état général et la résistance probable de l'enfant, il n'y a plus que deux pratiques en présence : l'abstention, avec protection simple delà tumeur à l'aide d'une plaque rigide; l'extirpation au bistouri. Pour une encéphalocèle petite et réductible, on a obtenu des guérisons définitives par la pose dune plaque bien assujettie, après réduction de la tumeur. On essaiera ce moyen dans quelques cas spéciaux, mais pour la plupart des cas on peut poser en principe que lencéphalocèle doit être traitée par l'ablation, et on ne s'abstiendra que s'il existe des motifs spéciaux, tels que l'hydrocéphalie concomitante, la faiblesse extrême du sujet, etc.

Pour pratiquer l'ablation, le procédé consiste, dans ses grandes lignes, à circonscrire sur la peau autour du pédicule deux lambeaux sufiisants pour être affrontés ensuite, ayant par conséquent à eux deux le diamètre du pédicule, à disséquer ces lambeaux ; puis à garder assez de dure-mère pour la suturer également, et à sectionner enfin le pédicule. On a discuté pour savoir s'il ne valait pas mieux réduire la substance cé'rébrale hernit'-e. Entre l'excision et la réduction, la conduite à tenir dépend du volume des parties lu'rniéi's cl de la facilité de la réduction. Une hernie petite et fatiltinciil nductiltle sera léduite. Mais la plupart du temps on aura à sectionner le pédicule après ligature asepli(jue. et on ne craindra pas trop de troubler delà sorte le fonctionnement ulliMicur du cerveau, car les recherches histologiques récentes ont |)i'ouv('' (|u'il s'agissait d'une vérilablelunu'ur, d'un <( cérébrome » bien j)lutùt que de la hernie d'une jxirlitui encéphalique normale.

Ces opérations, qui d(Uinenl de bons résultats si elles sont conduites antisepli(|ucnient, seront faites exclusivement à l'inslrument Iraucliant.

ENCHONDROME. — L(<s encliondnunes sont d.-s tumeurs

ENCHOXDROME. ENGELUKES 295

formées de tissu cartilagineux. Il en est de bénins, d'autres au contraire qui sont malins et susceptibles de généralisation. Le seul traitement qui leur convienne est l'extirpation. Les enchondromes des os, les plus fréquents chez l'enfant, exigent souvent l'amputation du membre (voyez Doigts).

ENGELURES. — Les engelures sont presque l'apanage de Tenfance, et en particulier des enfants scrofuleux ou tout au moins lymphatiques. Non ulcérées, elles sont gênantes par les douleurs qu'elles provoquent. Pour calmer ces douleurs, un des meilleurs moyens consiste à badigeonner l'engelure avec une pommade au benjoin et au menthol :

Lanoline 10 gr.

Benjoin 1 gr.

Menthol 0 gr. 50

Voici quelques formules d'autres topiques recommandables :

Lotions avec une solution dr chlorhydrate d'ammoniaque à 1/10, — avec l'alcool camphré.

Badigeoiinages avec la teinture d'iode, la glycérine iodée, le collodion iodé (1/40).

Pommades :

1° Oxyde de zinc \

Sous-nitrate de bismuth ' 1 gr.

Acide salicylique

Vaseline 30 »

2"^ Camphre en poudre 1 »

Baume du Pérou 2 »

Craie lavée 30 »

Huile de lin 70 »

De plus, il est bon de faire prendre à l'enfant des bains de pieds ou de mains, aussi chauds que possible, à l'alun ou au gros sel.

Les engelures ulcérées doivent être traitées antiseptiquement; car, outre qu'elles sont douloureuses, elles sont très souvent l'origine de lymphangites, d'adénophlegmons. Une ulcération légère peut être traitée par un pansement sec (gaze salolée ; vaseline boriquée ou salolée). Dans les cas de quelque intensité, le mieux est d'appliquer un pansement humide, à l'acide borique ou au sublimé à 1/2000. En outre, s'il s'agit du pied, on prescrira le repos au lit.

Enfin, ces enfants seront toujours soumis à un traitement tonique, ù ïhijgi'eue de la scrofule, à l'huile de foie de morue surtout.

296 EXTonsK. kpalle

ENTORSE. — Lentorse présente chez l'enfant deux variétés: i" l'entorse articulai rejyroprement dite, identique à celle de l'adulte, doit être traitée par le massage, et elle aboutit en quelques jours à une guérison parfaite ; 2" l'entorse juxta-épipliysaire, d'Ollier, qui semble être un décollement épipliysaire partiel et léger, doit au contraire être traitée par l'iinn.obilisation tant qu'il y a de la douleur. Il y a donc une importance réelle à établir le diagnostic entre ces états, ce qui est facile en tenant compte du siège de la douleur à la pression localisée : dans l'entorse articulaire il occupe les insertions ligamenteuses et 1 interligne ; dans l'entorse juxta-épipliysaire, il est situé sur la ligne du cartilage conjugal, à distance, par conséquent, de l'interligne.

Une variété assez spéciale d'entorse du membre supérieur est la pronation douloureuse (voyez ce mot).

ÉPAULE.— 1" Vices de conformation. — [>es luxations congénitulcs de l'épaule sont cxceplionuellos, mais on en cite quelques exemples. Si les troubles fonctionnels sont graves, on tentera la réduction par arthrotomie, avec artbrodèse au besoin, mais en évitant la résection, l'épipliyse liumérale supérieure étant indispensable au développement du mendjre.

2" Lésions traumatiques. — Voyez FiiACTrnts (humérus, clavicule).

Les contusions de l'épaule s'accompagnent assez souvent de vastes épanchements sanguins sous le delto'ide. Elles guérissent par quelques jours d immobilisation, le bras enécharpe.

3" Luxations paralytiques. — Ces luxations sont presque toujours le risultat de la paraly.'^ie infantile, avec atrophie des muscles péri-sc;q)ulaires ; elles résultent quelquefois d'une paralysie radiculaireproduit(> au moment del'accouchement. Le membre est llottant. car riiurnérus n'est plus r(.'Iiéà l'omoplate que par des liens passifs. Lors(|uc les muscles (pii meuvent l'omoplale dune pari, le coude de l'autre, ont conservé leui- coiilractililé, on peut chercher, à l'aide d'appareils prollnHiques, à rendre à l'épaule le pniiit d a|q)ui thoracifpif (pii lui fait défaut. Mais il est très préférable de ju-ovo(|uer, par l'arthrodèsc (voyez ce mot), une ankylosc sca[)ulo-liumi''rale en boiinr altitude. Ici il sera bon de lui ter contre la pesanteur, de complèlcr l'arthrodèsc par la suture osseuse (arihropexie).

^" Arthrites aiguës. — (>es ailln-iles, souvent (•ons<''culives à rosléomyf'lile de l'exlri'inili'' supi'iieiiri' de llniini-ius, seront traitées

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