ÉPILEPSIE
premières années. L'éducation devra se proposer, clicz les enfaijts tarés parles névroses ou psychoses des parents, d'éviter le surmenage intellectuel, les punitions trop rigoureuses et l'abus de la contrainte morale. On recommandera la vie au grand air.
Le TitAm:.Mi'NT par les médicaments comprendra, en première ligne, les bromures, à doses progressivement croissantes jusqu'à disparition des attaques, puis décroissantes, mais sans cesser complètement, le bromure étant « la muselière de l'épilepsie », comme on l'a dit dune manière si expressive.
Bromure de potassium ~
Bromure de sodium âà 5 gr.
Bromure d'ammonium
Eau 150 »
Chaque cuillerée à café, contenant 1 gr. de polybroniure, sera diluée dans une quantité variable do sirop d'écorces d'oranges, de Heurs d'oranger ou de laurier-cerise.
On donnera ainsi 1 à 10 gr. par jour, suivant l'âge et la fréquence des accès. Quand les accès auront disparu depuis un certain temps, on diminuera les doses ; puis on suspendra une semaine sur quatre, puis un mois sur deux, etc.
La médication bromurique convient aussi au petit mal et aux formes larvées.
On peut empêcher les accidents cutanés du bromisme par l'emploi simultané de l'antisepsie intestinale (naphtol et benzonaphtol).
Loin derrière les bromures viennent tant de médicaments tour à tour vantés, opium, belladone, jusquiame, valériane, chloral. Plus récemment le borate de soude a été préconisé.
Au moment des accès, les mesures à prendre sont de prévenir les chutes graves, la morsure de la langue, de relâcher tous les vêtements, de favoriser la sécrétion urinaire, d'évacuer lintestln. Les accès subintrants trop prolongés constituant Vrtnt de mal peuvent devenir un danger mortel: on doit s'eiïorcerd'en interrompre la série par divers moyens, chloroformisation, inhalations de nitrite d'amyle, allusions froides, bains tièdes prolongés.
Dans l'intervalle des accès convulsifs, YlLydrotJtérapie froide (douche en jet, en pluie) sera indispensable. Elle sera aussi eflicace contre les vertige!^ du petit mal et les accidents larvés d'impulsion, d'incontinence nocturne d'urine.
On a essayé la suggestion avec peu de succès.
On a pratiqué la trépanation, même dans l'épilt-psie réputée essentielle. Compte-t-on un seul succès délinitir y
300 ÉPISTAXIS
L'emploi des toniques, du fer, de larsenic est indispensable de temps en temps.
Quand les accès aiïectent une périodicité rép^ulicre, la quinine, valérianate surtout, seraient à essayer.
ÉPIPHYSAIRES (Décollements). — Voyez Fractuiks.
ÉPISTAXIS. — I/épistaxis est bien exceptionnelle cliez le nourrisson : on ne saurait donner ce nomausuintementsanguinolent qui s'écoule des narines dans le coryza sypliilitique ; cet écoulement de sang, insignifiant comme quantité, n'appelle aucune tbérapeutique autre que celle de la rhinite spécifique.
Dans la seconde enfanceet Vadolescence, les épistaxis peuvent au contraire, par leur abondance et leur fréquence, nécessiter une thérapeutique énergique, en dehors du traitement de l'état morbide (jui les cause et dont elles sont souvent un des meilleurs signes révélateurs.
Si l'enfant estapyrétique, on le placera dans un lieu frais, on lui tiendra élevé le brascorrespondant àlanarine saignante ouïes deux bras. Si Icnfant est rouge, ayant les pommettes et les lèvres plus colorées qu'à l'ordinaire, les conjonctives injectées, comme cela arrive quand les enfants se sont congestionné la tète et l'encéphale en jouant trop violemment par des journées chaudes, il n'y a pas lieu de chercher à arrêter immédiatement l'écoulement sanguin, qui peut être favorable, enlever ou prévenir une céphalalgie ; mais on donnera un pédiluve chaud et sinapisé.
Toute épistaxis un peu durable appelle un traitement locai.. Le premier soin doit être de faire renifier un peu d'eau froide à l'enfant et de regarder aussi loin qu'on le peut dans les fosses narines et nasales, en écartant les deux ailes du nez avec deux épingles à cheveux dont les têtes sont recourbées en crochet sur le plat. On peut ainsi rechercher s'il y a quelque écorchure, ulcération ou corps étranger. Si on est gvnù par des caillots, on injectera même de l'eau boriquée pourles entraîner. Puis, si on ne trouve aucune lésion visilile. on fera dissoudre dans une cuillerée d'eau deux grammes d aiitipyrine ; on imbibei-a de cetlc solution de pelils tanqions de colon hydrophile, qu'on portera aussi loin ([u'on pourra dans les fosses nasales. On pourra aussi injecter de l'eau très cJiaiMlc <laMs les fosses nasales, en a|)pli(|uanf sur le l'iiiiil cl le ilos du ne/ des compresses glacées.
Comme moyen à utiliser encore, nouscilcrcns les iri'igalions avec de l'eau alumiueuse à 10 gr. p. .'lOO avec le siplum (h; Webcr, l'appliralion A'wm sinapiMue cnire les ('paules, plus cilicace (pie la banale clef dans le d<ts.
KPISTAXIS. KHYSIPELR
S'il y avait lieu d'en venir au tamponnement des fosses nasales, on le ferait au moyen dune sonde molle en caoutchouc, qu'on ferait glisser le long du plancher de la fosse nasale jusque dans le pharynx et dont on irait saisir l'extrémité avec une pince détrousse pour y fixer le tampon postérieur, fait avec du coton hydrophile stérilisé ou borique, mais non pas avec de la charpie. On ne se servira pas de la sonde de Belloc.pas plus que du perchlorure de fer qui, en noircissant tout, encautérisantla muqueuse, rendra toute surveillance ultérieure impossiljle et favorisera les inflammations lymphatiques du voisinage.
Pour instituer un Thaitkmknt gknkiîal, lorsqu'on a constaté une épistaxis importante ou plusieurs épistaxis en peu de temps, on doit avant tout analyser les urines. Il arrivera plus d'une fois qu'on y trouvera une albu)ninurie non soupçonnée, soit consécutive à une néphrite scarlatineuse, amygdalienne, amyloïde, etc., soit d'ordre dyspeptique ou hépatique, soit appartenant à l'état morbide appelé albuminurie intermittente cyclique des jeunes sujets.
On percutera et palpera le foi'e, qu'on pourra souvent trouver gros, sensible ou non, la rate (impaludisme, amyloïde).
On auscultera le cœur et les vaisseaux et on constatera quelquefois un rétréclsse)nent mitral, le plus souvent des bruits de soufïle symptomatiquos de Vanérnie.
C'est dans l'établissement du diagnostic de la maladie causale que réside le traitement : régime lacté, purgatifs pour les néphritiques ; — régime des dyspeptiques, antisepsie intestinale et calomel pour les hépatiques; — quinine pour les malariques; — fer, arsenic, hydrothérapie, aérothérapie pour les anémiques.
ÉPULIS. —Voyez Gexcives, Mâchoires.
ÉRYSIPÈLE. — ■ Le traitement de l'érysipèle n'offre rien de spécial chez l'eafant. La connaissance des circonstances dans lesquelles on l'observe le plus souvent chez lui fournit quelques ixoica- Tioxs PROPHYLACTIQUES. Ainsi, clicz Ic nouveau-né, l'érysipèle peut envahir la plaie ombilicale, surtout si le streptocoque existe dans les voies génitales de la mère et si des accidents de puerpérisme l'ont infectée. On le préviendra par les pansements antiseptiques du cordoti (voir ce mot). Chez les enfants atteints d'impétigo dn visage, les excoriations qu'ils se font avec leurs ongles constituentde noml)reiises por tes ou vertes au streptocoque. Chez les enfant s, sT ri >/"n/ea.v, la réac lion inflammatoire des lymphatiques du derme envahis par l'agent infectieux se fait d'une manière très peu accusée ; c'est l'érysipéloïdo, érysipèle blanc, érysipèle desstrumeux, dont la durée est moindre et
302 KllVSIl'KI.E. ÉUYTHKMES
la gravité nulle, mais qui récidive très fréquemment ; on doit chercher à prévenir ces récidives. qui ont pour résultat, en épaississant les tissus, de déformer les traits du visage et de créer notamment la grosse lèvre inférieure des scrofuleux.
Dès qu'on constatera sur le visage 'ou le cuir chevelu d'un enfant de l'impétigo, on lavera fréquemment les parties suintantes et excoriées avec de Tcau boriquée. et on les pansera avec un antiseptique (glycérolé d'amidon borique, vaseline au calomel, au salol, à l'oxyde jaune d'hydrargyre).
A l'érysipèle déclaré, on opposeraun des innombrables TiiAixKMr.NTS LOCAUX : pulvérisations avec des solutions phéniquées, salicylées, résorcinées, avec le sublimé dissous dans l'étlier, onctions avec l'onguent napolitain, applications de collodions ou de vernis antiseptiques, etc. On ne réussira probablement que bien exceptionnellement à en enrayer la marche.
Nous n'oserions employer les scarifications que dans les érysipèles ambulants du tronc et des membres, très rares dans l'enfance.
TnAiTEMENT c.éxéhal. — Les phénomènes généraux n'offriront que par exception une gravité inquiétante ; le danger de l'érysipèle réside dans les propathies et les tares organiques (foie ou reins altérés), et l'enfant n'a guère souvent ces viscères malades. La fièvre sera combattue avec bien peu de succès par la quinine, l'acide salicylique, l'antipyrine, le sulfate de cinchonamine. Mais nous avons dans les bains tièdes refroidis progressivement, les bains froids, les lotions froides, l'enveloppementdans le drap mouillé, des moyenssùrsd'abaisser riiypcrthermie, de faire cesser le délire, de faire disj)araître l'état typhoïde. Les bains seront additionnés d'acide bori(jue, de borate de soude ou de sublimé.
Les suppurations sous-cutanées seront guettées attenlivement et on se hâtera de donner issue au pus collecté pour prévenir des décollements.
Le pseudo-ihumatisme qui acconqiagne l'érysipèle i)eut consister en artliralgics simples; mais les articulations peuvent être le siège d'arthrites purulentes qui exigent une intervention rapide et éncrgi(|ue : lajxinctioii, d abord l'xpluralrice, puis évacuatrice, suivie d'irrigation ou d'injccliou ;uilisepti(pie, est une méthode défendable; nuiis en principe elle doil ct-der le pas à rarthroloinic fcaiiclie, suivie de drainage.
ÉRYTHÈMES. — IMiis rn'(|U('iit»'s chez les (Mif.ints cpie chez les adultes, CCS hy jtcrlicmies culanc-es doivent être envisagées, au point de vue du traitement, suivant leur étiologie. Le tiaitenient local en est
KlîYTIIli.MES
simple et banal, mais il dépend de leur cause qu'on puisse se dispenser de leur opposer aucun traitement interne ou qu'il faille les combattre par une médication générale.
Chez le nourrisson, V énj thème parai rim nie on uilciiflgo se voit à chaque instant. Pour le prévenir, il faut ne pas laisser l'urine et les matières ^n contact prolongé avec les téguments ; il faut éviter les frottements des surfaces cutanées opposées de l'abdomen et des cuisses, des fesses, de l'aisselle, les unes contre les autres, ou contre les brassières, les langes trop rudes ou malpropres. Il faut baigner et laver aussi souvent qu'il est nécessaire les enfants à peau grasse ou sujets à des sueurs profiises, comme les rachiiiques. Ou emploiera l'eau de son ou de camomille, boriquée ou boratée. On saupoudrera abondamment avec le talc, le lycopode, la poudre d'amidon additionnée d'un dixième de bismuth.
h'érylhème simple des fesses, uniquement causé par le contact avec des selles acides, et qui, s'il n'est pas rapidement combattu dégénère en énjthèuiepapnlo-éroslf, réclame, outre les lotions de la région ano-fessière après chaque garde- robe et le poudrage, le traitement actif des troubles digestifs : alcalins, bismuth, benzonaphtol, des lavements antiseptiques et alcalins (voir Diarrhée, Dyspepsie).
Les érythèmes simples ou papuleux répartis sur divers points du corps et qui accompagnent souvent l'éruption d'une dent ou d'un groupe dentaire, ont été interprétés par les uns comme des troubles vaso-moteurs purement réflexes, par d'autre.^ comme liés à une autointoxication d'origine gastro-intestinale, les perturbations digestives accompagnantsi fréquemment lade/i^ifio/i. La première opinion pathogénique conduirait à l'adminislration des moyens calmants du système nerveux : bains, bromures ; — la seconde, à la pratique de l'antisepsie intestinale : purgatifs, calomel, benzonaphtol, salicylate de bismuth, lavements. Dans tous les cas où existent les troubles digestifs, ceux-ci devront être combattus énergiquement par le régime sévère.
Les érythèmes des enfants dijapcptiques sont vraisemblablement assimilables aux érythèmes toxiques et médicamenteux ;({u'il s'agisse d'une ptoma'ine fabriquée dans le tube digestif ou d'un poison végétal comme la belladone, c'est l'action exercée par l'agent toxique sur la cellule des centres nerveux vaso-moteurs, qui provoque par voie réflexe des zones plus ou moins étendues et plus ou moins nombreuses d'hyperhémie cutanée.
Les érythèmes médicamenteux sont très fréquents; les uns sont roséoliques, d'autres scarlatiniformes, d'autres orties. Il faut avoir présente à l'esprit la liste des corps usités en thérapeutique et qui
304 ÉUYTHÈMES
ont été signalés comme capables de perturber l'équilibre des vasomoteurs : quinine, antipyrine, chloral (surtout si du vin ou de l'alcool est donné en même temps, Labric), atropine, térébenthine, cubèbe, calomel, iodures, bromures. La suppression du médicament est la seule thérapeutique à leur opposer, ainsi que l'administration de boissons abondantes pour activer son élimination. Pour faire de la prophylaxie, il est bon. avant d'administrer pour la première fois à un enfant un des médicaments réputés capables de provoquer des éruptions cutanées, de demander si l'enfant a déjà pris ce médicament sans incident et si les parents ne se souviennent pas qu'il l'ait mal toléré; car une prédisposition individuelle, et assez souvent héréditaire, régit ces dermopathies dites « pathogénétiques )^.
Chez les enfants sevrés, il y a lieu d'envisager toute la série des aliments pouvant agir comme poisons soit par leur nature, soit par leur altération : poissons de mer, coquillages, crustacés, viande de porc, gibier faisandé. Les éruthèmes pobjmorphes ont été signalés dans les empoisonnements alimentaires par les viandes avariées.
Vérythème painilcux et noueux peut être iI'oi-'kj'dii' i-InmiHtismalc: le repos (s'il siège aux membres inférieurs), l'enveloppement ouaté contre le prurit, le bicarbonate de soude, quelques laxatifs, constituent le traitement.
On a observe'' les érythémes dans beaucoup d'infcclion^ (fièvre typhoïde, Ilutinel), infections amygdaliennes, diphthérios, diarrhées de dentition (Sevestre); ils n'ont là qu'une valeur symptomalique; ils attestent vraisemblablement des infections secondaires d'origine gutturale, gastro-intestinale, bronchique. Ils ne recpiièrent pas d^autre traitement que celui de la maladie primitive, et l'antisepsie des cavités d'où peut partir le microbe. L'('r;////è)/je polipnoriiho, considéré par Villemin comme une infection primitive, aurait été, d'a|)rès lui, surtout justiciable de l'iodure de potassium.
Les ('-njUirmcs scarlalitii formes (lesqii:i)ii:ilifs sont fréquemment causés par le contact avec le mercure ou l'iode, ou l'ingestion de ces corps (Ern. Besnier). Mais ils peuvent exister comme conséquence d'une auto-intoxication microbienne (Le ( icndre). Les prurits terribles qu'ils engendrent au début seront combattus surtout jiar l'enveloppement ouaté (.lacquet), les lotions chaudes avec le bicarbonate et le borate de soude, le poudrage, les pommades au menthol. I/enveloppeiMoiil oual('' servira euc(»re,('n hiver, à prolt-ger contre le contact de l'air IV-pidi rine de nouvelle hniualion. après la ehule de toutes les S(pi;mies.
ESTOMAC (CATAIUIHE AIOu) 305
ESTOMAC. — i" Embarras gastrique (rya.s^rife ealsirrhale aiguë, fiei-re gastrique sùgut'). Indigestion. — Cet état morbide que caractérisent l'anorexie, les vomissements, la douleur à la palpation de Tépigastre, la langue saburrale, l'état fébrile contingent, se montre, soit parce que l'enfant a été mal alimenté, soit parce que passagèrement les sécrétions gastriques sont perverties.il peut survenir, même chez des enfants nourris au sein, sous l'influence d'une poussée dentaire déterminant de la stomatite, soit pendantles chaleurs, soit à l'occasion dune indisposition de la nourrice (écart de régime, époque menstruelle). Mais cet état, accidentel chez l'enfant nourri au sein, est très fréquent chez lés enfants nourris au biberon. Pour organiser le traitement, on partira de ce principe que les symptômes sont sous la dépendance à la fois de l'irritation exercée sur la muqueuse par les résidus de la digestion gastrique en voie de fermentation putride, et d'autre part de l'auto-intoxication par résorption des substances toxiques formées dans ces résidus alimentaires.
On devra donc se proposer d'évacuer le contenu de l'estomac, de bien nettoyer la muqueuse, et de prévenir la reproduction des phénomènes fermentatifs dans la cavité stomacale, lorsque de nouveaux aliments y seront introduits. Ces indications posées, on peut les remplir par différents moyens.
Le vomitif (sixec l'ipéca seul) reproduit la tendance qu'a naturellement l'organisme à rejeter le contenu gastrique devenu irritant et toxique.
Dans les cas les plus graves, où l'enfant sidéré par l'indigestion et l'auto-intoxication a déjà perdu la sensibihté réflexe, l'ipéca peut ne plus provoquer le vomissement.
Le lavage de l'estomac, après évacuation de son contenu avec la sonde, est un procédé qui, usité d'abord en Allemagne seulement, se répand peu à peu chez nous. Il répond à la fois aux deux indications de vider l'estomac et de le laver. ('Voir page 79.) Il est regrettable qu'on n'en fasse pas un usage plus fréquent en France, dans les troubles digestifs graves des nourrissons.
Ces diverses indications thérapeutiques existent également dans l'indigestion simple.
La nécessité de prévenir une nouvelle putréfaction impose la suppression temporaire de ralimentaiion, c'est-à-dire du lait; mais, comme les boissons sont indispensables pour mainleuir et même accroître le fonctionnement des reins destinés à éliminer les toxines, on donnera fréquemment de l'eau glacée par cuillerées. La diète hydrique, préconisée par Luton dans toutes les affections gastro-intestinales aiguës, répond à ces indications.
THÉRAPEUÏUJfE IXFANTILK. 20
306 ESTOMAC (gastrite chhomque)
Le calomel, la magnésie, le benzonaphtol et le salicylate de bismuth seront prescrits tour à tour, si lembarras gastrique se prolonge avec congestion hépatique et troubles intestinaux.
On reprendra lentement l'alimentation normale.
2 Gastrite chronique catarrhale. — Cette affection se traduit cliniquement par l'un des syndromes dyspeptiques :
1° liC type de Yatonie gaslrique avec dyspepsie flatnJente, hypochlorhydrie habituelle, auquel conviennent les mêmes moyens prophylactiques et thérapeutiques qu'à la dilatation de l'estomac à laquelle elle conduit à la longue.
2" Le type liyperchlorliydrique avec (jnstrahjie. qui peut aussi coexister avec la gastrectasie.
Pour éviter des répétitions fastidieuses, je prendrai pour pivot du traitement des dyspepsies de la seconde enfance et de l'adolescence la dilatation de lestomac.
3° Dilatation de l'estomac (Gastrectasie). — On doit d'abord se proposer de PKKVKMit la dilatation de l'estomac. Pour y réussir, il faut avoir bien présentes à l'esprit les causes de cet état morbide. Parmi ces causes, il y en a de prédisposantes et de déterminantes.
Première enfance. — La prédisposition à la dilatation gastrique, à l'atonie de la musculature du tube digestif, est indubitablement héréditaire dans certaines familles, et ces familles comprennent des artliritiques et des nerveux.
Lorsque l'on est appelé à diriger l'hygiène alimentaire d'enfants issus de souche neuro-arthrilique et de parents atteints de gastrectasie, on fera bien de prévenir l'entourage de 1 enfant de la nécessité de surveiller de très près cette alimentation.
Je pense que la dilatation gastrique vraie, c'est-à-dire l'agrandissement permanent et la perle absolue de contractilité de l'estomac, est exceptionnelle dans la première enfance ; c'est surtout la distension passagère et intermittente qu'on observe. Mais cette distcnsinn est Inpronicre étape de la ditatalion : aussi doit-elle être évitée.
Dans les dix premiers mois donc on exigera que ces enfants ne reçoivent que du lait conmie aliment, et que ce lait soit donné à intervalles réguliers : pendant les trois premiers mois toutes les deu.\ heures le jour et toutes les quatre heures la nuit ; pendant les mois suivants, on espacera de j)lus en plus les tétées, au fur et à mesure que le lait de la nourrice devient plus riche en matières grasses, et que l'enfant plus fort tettera plus longtemps.
On ne laissera pas l'enfant teter jusqu'à régurgiter le lait et à se ballonner l'épigastre. On dimiimera la quantité de lait ingérée, en
. ESTOMAC (causes UE LA DILATATION) 307
espaçant les tétées ou en diniinuant leur durée, dés qu'on notera des vomissements ou de la diarrhée.
On redoublera d'attention au moment du sevrage ; les aliments nourrissants sous un faible volume, comme l'œuf, seront préférés aux soupes; les farines préparées, farine de maïs, crème de riz, crème d'orge, le racaliout, les pâtes, tapioca, semoule, seront, avec le lait et l'œuf, la base de la nourriture pendant la seconde année. On évitera les panades et le pain qui favorisent la flatulence.
Avant que l'enfant n'ait ses 20 dents, on ne lui donnera jamais de viande.
Pendant la seconde enfance, on remédiera toujours très vite aux troubles digestifs, et <jn tiendra strictement la main à ce que les enfants ne prennent pas l'habitude de manger et de boire à toute heure, au gré de leurs caprices et de leur désœuvrement. Je ne tolère le goûter de l'après-midi que jusqu'à 10 ans.
C'est surtout dans la convalescence des maladies que la prédisposition à la dilatation gastrique se trouve réalisée au maximum et la fièvre typhoïde est peut-être, de toutes les maladies, celle qui prépare le plus l'estomac à se laisser dilater : d'une part, il y a des lésions de la muqueuse et de la musculature, puis une diète prolongée, suivie d'un réveil formidable de l'appétit. Cet appétit, conséquence naturelle et utile du besoin de récrémentition, doit être surveillé; les boissons surtout devront être mesurées, et les heures des repas, même si on les multiplie, seront régulièrement espacées. On donnera surtout au convalescent des aliments nutritifs tenant peu de place, poudre ou pulpe de viande hachée, œufs, crèmes, purées.
Une crise fatale à l'estomac de beaucoup d'enfants est la période du collège. Bien que la nourriture dans les établissements scolaires soit moins mauvaise de nos jours, semble-t-il, qu'elle ne l'était au temps de nos grands-pères, il y a cependant bien des critiques à faire sur la manière dont sont accommodés les aliments qu'on sert à nos enfants, même quand la qualité de ces aliments n'est pas absolument défectueuse.
Les collégiens n'ont pas assez de temps pour manger, et ce temps est mal employé faute d'une surveillance effective des maîtres.
Pas assez de rùtis, trop de ragoûts; pas assez de purées.
Propreté insuffisante de la -vaisselle et du couvert.
Pour ces diverses raisons, bien des élèves arrivent à ne manger qu'en récréation et au goûter du pain, qui est souvent trop peu cuit, du chocolat et des contitures frelatées, vendues par des portiers peu scrupuleux, ou une charcuterie suspecte apportée du dehors en cachette par les externes à leurs camarades internes. Il serait bien
308 ESTOMAC (tuaitement de la dilatation)
désirable que les médecins des établissements scolaires pussent avoir une influence plus effective sur les économes et les cuisiniers de ces maisons, afin d'obtenir d'eux des améliorations dans la manière d'accommoder les mets servis aux écoliers.
Si la dilatation de lestomac est réalisée, il faut la guérir.
Dans la premil're enfance, on a le plus souvent à combattre seulement la distension : régulariser les heures des tétées, des biberons ou des repas, la quantité et la nature des aliments; — opposer aux symptômes dyspeptiques les antiseptiques (salicylate de bismuth, bétol, benzonaphtol, calomel), les alcalins (eau de chaux, eau do Vais, eau de Vichy); — au besoin, évacuer avec la sonde l'estomac et le laver avec l'eau boriquée ; — tels sont les moyens thérapeutiques dont nous disposons.
Chez les enfants plus âgés, de trois à seize ans, les considérations thérapeutiques que j ai développées, il y a quelques années, dans ma thèse inaugurale à propos de la dilatation de l'estomac des adultes, daprès l'enseignement do mon maître, M. Bouchard, sont applicables avec de faibles nuances.
On doit s'adresser au système nerveux pour augmenter la conf raetilité de ce qui reste de fibres musculaires valides; et les stimulations des diverses parties de ce système pourront indirectement amener à ce point de vue des résultats avantageux.
On doit stimuler directement les extrémités nerveuses de la paroi gastrique par les amers simples et les amers convulsivants (gentiane, quassia, Colombo, noix vomique, teinture de Baume, strychnine).
On doit exciter le système nerveux dans ses expansions cutanées et périphéi'iques : il faut prescrire les frictions sèches, aromatiques, parfois le changement d'air, la cure d'altitude, lair marin.
11 faut faire suspendre losétudes ou les alléger; interdire les veilles. I.a distraction est particidièrement nécessaire pendant les repas.
L'hydrotlK'rapie est très utile : douche froide, chaude, écossaise, donnée avec l'eau naturelle, sulfureuse, ou salée. Les bains sulfureux, salés, bains de mers, bains froids, bains do Plombières, peuvent être utilisés. Par ces divers moyens on ne fait pas rétrécir l'estomac ; mais on améliore sa fonction. Avec un mauvais outil, un bon ouvrier peut faire d'assez bon travail, répéterai-je après iNl. Bouchard.
Je n'ai pas constaté grands résultat* obtenus par l'électrisation externe, ni interne de l'estomac, pas plus que par le massage.
Les irdialalions d'oxygène, d'air comprimé peuvent contribuer à exciter l'appétit, h stimuler la digestion.
Surtout, il faut se préoccuper de r/M/;/iè/<e nii moilniro. Celle ci comprend l'ensemble des moyens qui peuvent faire digérer rapidement
' ESTOMAC (régime DE LA DILATATION') 309
et empêchent ainsi le séjour des aliments dans l'estomac. Il faut que l'estomac soit distendu le moins possible, le moins souvent, et le moins long-temps possible.
11 faut surveiller l'enfant pour qii il m as tique suffisamment et n'avale pas de trop grosses bouchées ; par conséquent, certaines réparations dentaires sont souvent nécessaires. On ne saurait trop surveiller 1 hygiène alimentaire pendant la période où la dentition temporaire fait place aux dents définitives ; pendant l'interrègne, l'enfant est souvent presque édenté, il lui faut alors des aliments en purée, hachis, etc. L'enfant doit s'abstenir de tout travail immédiatement après les repas. Un effort, même musculaire, considérable, tel qu'une gymnastique trop ardente, est mauvais ; ce qui est utile, ce n'est pas non plus le repos, mais l'activité musculaire modérée au grand air, sans qu'elle soit poussée jusqu'à la fatigue. Toutefois dans quelques cas, il peut être utile de maintenir l'enfant étendu pendant la première heure de sa digestion.
L'enfant ne doit rien manger ni rien boire entre les repas. 11 faut que ses repas soient assez éloignés, mais pas trop : suivant l'âge des enfants, on leur permettra, jusqu'à 10 ans, quatre repas (2 principaux séparés par 2 accessoires), trois seulement après cet âge.
Les heures pourront être, par exemple, 7 heures et demie du matin, 11 heures et demie, 5 heures et 7 heures et demie du soir, si l'enfant fait 4 repas. On supprimera celui de 5 heures, en avançant dune heure le dernier, si l'enfant n'en fait que trois.
Les repas doivent être peu volumineux, mais substantiels. Il convient de supprimer tout ce qui est inutile en fait d'eau, par conséquent, de restreindre les aliments liquides. Il faut pourtant le nécessaire en fait de boissons et même un peu plus, parce que l'organisme peut avoir besoin d'éliminer par les urines un excès de matériaux solides, ce qui ne peut être fait qu'à la faveur d'une quantité d'eau déterminée. Or, il ne faut jamais s'exposer à atteindre la limite en deçà de laquelle la dépuration urinaire serait entravée.
Bon nombre de médecins ont commis l'erreur de symboliser par la dénomination inexacte de « régime sec » l'ensemble des prescriptions édictées par M. Bouchard et ont cru s'y conformer en recommandant aux malades de boire « le moins possible». Cette interprétation erronée est préjudiciable à ceux qui s'y soumettent ; ils maigrissent et se préparent des coliques néphrétiques. Les boissons doivent être non pas supprimées, ni restreintes ridiculement, mais réglementées judicieusement. Ainsi, on n'accordera pas de liquide en dehors des repas ; mais, suivant les âges, surtout suivant la taille et le poids des enfants.
310 ESTOMAC (rÉGIMK)
on autorisera 100 à 300 gr. de boisson à chacun des deux principaux repas, 60 à 150 gr. au petit repas du matin et au goûter.
Dans la saison d'été, chez les enfants qui suent copieusement, on devra augmenter quelque peu la quantité de boisson pour compenser la déperdition de liquide.
Le vin est assurément défavorable, surtout le rouge, et par-dessus tout le vin rouge pur. On donnera soit le lait pur ou coupé d'eau minérale (Soultzmatt, Alet, Evian, Vais), soit de 1 eau additionnée dun quart de vin blanc, soit de la bière légère.
Comme la digestion exige que le^s aliments soient mouillés, pénétrés par le suc gastrique, il faut qu'ils ne soient pas graisseux. Sans doute l'estomac n'a pas à digérer la graisse, mais celle-ci peut empêcher l'estomac de digérer ce qu'il doit digérer, en empêchant la solution d'acidechlorhydriquedhydrater la viande et les autres substances alimentaires. Ou bien il faut que la graisse soit émulsionnée comme dans le lait.
Les aliments doivent être aussi divisés que possible ; il faut donc prescrire des aliments faciles à mâcher : des viandes tendres, débarrassées de toute partie tendineuse ou aponévrotique, des poissons à chair molle bouillis.
Il faut écarter autant que possible tout ce qui peut avoir de la tendance à fermenter : l'alcool, qui fournit de l'acide acétique, le vip.aigre, les substances aigres, certaines parties du pain.
Dans le pain, il faut permettre la croûte exclusivement ou la mie grillée. La cuisson ordinaire, qui a interrompu la fermentation de la pâte du pain, ne la pas arrêtée définitivement dans les j)arlies les moins cuites, comme la mie; la fermentation recommence »|uand l'humidité et la température lui sont de nouveau propices. Dans le pain torréfie, la fermentation est, au contraire, définitivement terminée.
Les id'niients à interdire sont les ragoûts, les sauces grasses, le beurre en tartines, la friture (pommes de terre frites, beignets frits, etc.), les légumescrus(salades, radis, etc. )ou non tamisables, les choux, l)ettcraves, etc. On ne permettra pas les pâtisseries mal cuites, feuilletées, les brioches chaudes, mais seulement les gâteaux secs. On interdira les bonbons.
,l/n/ïe///.s à conseiller. — Le premier déjeuner sera peu copieux ; un (l'iif à la coque ou un potage aux pâtes, aux farines de gruau, d'avoine, d'orge, crème de ri/, racahout.
Aux repas principaux conviennent les viandes dites de bt»uch«'rie. froidesou chaudes, tendres, assezcuiles, rôties oubraisées, les volailles rôties, la poule au ri/, les purées de viande, les poissons bouillis, le riz au lait, les pâtes, le bouillon, le jus de viande, les pun-es de
ESTOMAC (hypochlohhydhie. hypehchloish vdrik) 311
légumes au tamis, les œufs au lait, les fromages frais ou peu faits, les compotes, marmelades, et gelées de fruits. Comme fruits crus, trois seulement seront permis : les fraises, les pèches et le raisin en rejetant la peau et les pépins.
Habituellement la dilatation de l'estomac s'accompagne de dyspepsie, de gastrite chronique catarrliale avec flatulence ou à tendance érosive avec gastralgie. De là des indications spéciales.
Pour empêcher les fermentations excessives que la dilatation de l'estomac favorise et les douleurs (|ue causent les acides organiques, nous devons recourir à la méthode antiseptique. Beaucoup d'antiseptiques sont à notre disposition: naphtol P, salicylate de naphtol ou bétol, benzonaphtol, salicylate de bismuth. (Voir page 94.)
Au météorisme, aux éructations, on opposera les poudres (craie, phosphate de chaux, magnésie), lescarminatifs (badiane, camomille).
L'eau chloroformée est précieuse, parce qu'elle est antiseptique et qu'elle calme les douleurs des enfants gastralgiques ; on la coupe d'une quantité égale d'eau de tilleul ou d'eau de camomille. On la donne à la dose de 5 à 50 gr. par jour suivant l'âge.
J>e lavage de l'estomac ne guérit pas la dilatation ; il ne peut f|ue pallier quelques-unes do ses conséquences, les stagnations trop prolongées avec pulridité. Mais il rend de réels services, quand il s'agit d'estomacs tout à fait flasques, dépourvus de contractilité ou dont la muqueuse est le siège d'un catarrhe très accusé. On fait les lavages avec reauboriquéeounaphtoléeàOgr.20pour 1000, ou l'eau de Vichy.
Hyperchlorhydrie. — La dilatation de l'estomac peut aussi s'accompagner d'hyperchlorhydrie, dont les symptômes sont analogues à ceux de l'adulte (crises gastralgiques vives quand l'estomac est vide et que soulage l'ingestion des aliments, vomissements abondants jugeant les crises). Dans ce cas on fera un usage judicieux des alcalins, bicarbonate de soude, craie, phosphate de chaux, sans reculer devant les doses élevées, s'il le faut, pour saturer l'excès d'acide.
Hypochlorhydrie. — Ce type chimique me paraît le plus fréquent. Dans ce cas une quantité variable (.îO à 100 gr.) de la solution suivante sera donnée au milieu ou à la fin des repas :
Acide chlorhydrique 3 à 4 gr.
Eau 800 »
Sirop de limons 200 »
4*^ Gastrite ulcéreuse. {Ulcère simple de l'estomac.) — Le traitement est. comme chez l'adulte, le réiilme lacté, à la condition de l'instituer suivant les préceptes édictés par Cruveilhier : doses
312 ESTOMAC (gastrite ulcéreuse)
de lait fréquentes et aussi petites qu'il le faut pour que la digestion en soit rapide et complète, une tasse de 50 à 150 gr. toutes les deux heures.
Mais, d'abord, s'il y a hématémèse ou méltena abondants, il peut être nécessaire de suspendre pour un ou deux iours toute alimentation par l'estomac : on donnera seulement de leau glacée ou de la glace pilée par cuillerées.
L'alimentation se fera pendant ce temps par des lavements nutritifs donnés trois fois par jour.
Peplone Cornélis Une cuillorée
Jaune d'œnf w^ 1
L;iit 00 à 150 gr.
Trois fois par jour une pilule de nitrate d'argent.
Nitrate d'argent 0 gr. 005 ou 0 gr. 01
Mie de pain Q. !^.
Pour une pilule.
Ou une potion au percliloiure de fer (V à XV goultesi, pi-ise par cuillerées à café.
La douleur sera combattue par la morphine, la cocaïne, le cannabis indica. l'eau chloroformée.
Puis on donnera le lait progressivement par cuillerées, par verres à bordeaux, par verres ordinaires ou tasses, à intervalles réguliers.
Quand il nxj a plus de douleur, ni spontanée, ni à la pression de 1 épigastre, on peut s'écarter du régime lacté exclusif pour arriver j):ir Iransiiions insensihles au régime mixte. On ajoute d'abord un jaune d'œuf à lune des tasses do lait, puis à plusieurs.
A ce moment, on remplacera, le matin, une tasse de lait par un potage au riz, à lorge, à l'avoine, au gruau, ou aux pâtes, mais en laissant à l'estomac trois <\ quatre heures pnur digérer ce potage. Le soir, la même substitution sera faite à une autre tasse de lait.
Après (pielqucs jours de ces deux légers repas ajoutés au lait, on pourra incorporer un œuf au potage, puis donner un œuf entier ou du poisson, de la volaille froide au repas du matin ; — à celui du soir, de la purée de pommes do terre.
A ])artir de ce moment, on peut aborder la viande avec précaution.
La poudre de viande peut rendre des services; elle en rendrait davantage, si elle n'était pas nauséeuse pour beaucoup denfants. Or on ne peut s'alîrancliir de la connivence du système nerveux dans la cure des maladies de l'estomac: le malade cpii avale avec dégoiU ne digère pas. Beaucoup d'enfants tolèrent mieux la jjulpc très line de