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EXTENSION. FACE

la tombée du pied. Elle est donc peu pratique pour la coxalgie de l'enfant, car on doit profiter de ce que le sujet est de léger poids pour le porter autant que possible à l'air: un appareil de Hennequinest difficilement compatible avec un lit transportable. Au lieu que l'appareil de Lannelongue s'adapte à une planche avec matelas mince et dur,

Appareil de Lannelongue.

sur laquelle on porte l'enfant où l'on veut, avec une aisance extrême. L'appareil de llennequin est par contre le meilleur pour les fractures de cuisse. De mO'me après les opérations où Ton a besoin de régler labduction et la rotation avec exactitude (^ostéotomies de la hanche; opérations de Hofîa pour luxation congénitale de la hanche).

FACE. — 1" Vices de conformation. — a) F/.ssu/ps congénitales. — Voyez Bec-de-lièvhe.

6) Appendices co})génitaux. — Ces appendices, dont le siège de prédilection est la région pré-auriculaire, sont formés dune ligelle libre cartilagineuse entourée de peau. Ces fibro-cho)id ro))ies branchiaux, semblables à ceux que l'on observe au cou (voyez ce mot) seront extirpés, petite opération qui ne présente ni difTiculté ni gravité.

c) Kijstes dcrwoï(lo>i et fistules con[ié)iitales. — I>cs kystes

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siègent surtout vers lorbile, l'oreille, la parotide; les fistules s'observent principalement sur la ligne médiane du dos du nez. Le seul traitement qui leur convienne est l'extirpation. Dans les fistules du dos du nez. on sera averti que le trajet remonte parfois très haut, jusqu'à la glabelle même, et la récidive est inévitable si l'extirpatioii n'est pas complète.

(/) Tératomes et diplogénèse. — 11 en résulte des tumeurs que l'on peut quelquefois extirper.

2" Lésions traumatiques. — Rien de spécial à l'enfance, sauf la fréqut-iice, pour les plaies, brûlures, contusions, bosses sanguines. Les fractures sont rares ; pour celles des maxillaires, voyez ce mot ; celles des os du nez sont désagréables, en raison de la facilité avec laquelle il en résulte une déviation de l'organe. Il faut réduire les fragments et, pour les maintenir, le plus simple est de tamponner les fosses nasales à la gaze iodoformée.

3" Lymphangiomes. — Le lymphangiome simple et diffus constitue nu certain nombre d'hypertrophies congénitales, prenant toutela face ou localisées àcertaines parties (voyez Lèvres, Lancuk). On peut l'attaquer par des résections cunéiformes suivies de suture, mais il faut savoir que si l'incision approche de l'orifice buccal, l'antisepsie sera difficile à assurer, et que l'infection de cette éponge lymphatique devient aisément dangereuse. Les lymphnnQiotiios kystiques (kystes séreux congénitaux, uni ou muUiloculaircs) seront extirpés.

4" Angiomes. — Pour les angiitmes localisés, l'extirpation est la mélhodc (le chiiix. car c est elle (jui donne la cicatrice la moins apparente. Les angiomes diffus sont ici justiciables de lélectrolyse ; sur les taches de vin on essaiera la scarification quadrillée.

B*^ Abcès froids. — Ils peuvent provenir de gommes scrofuleuses sous-cufanéos, ou d adénites des ganglions géniens, ou de lésions osseuses, de 1 os malaire surtout. Malgré l'inconvénient d avoir à la face une cicatrice apparente, il faut les ouvrir et les ruginer, en cherchant bien leur point d'origine, de faron à enlever le ganglion ou à évider le point osseux, s'il y a lieu.

6" Rien de spécial pour le lupus, les liliromes con(jéiutaux (molluscum), les hystes sébacés (voyez ces mots).

Polir les sinus de la face, voyez Sims.

FAVUS. — Le traitement de la teigne faveuse comprend les indications suivantes :

1" Isoler le malade des enfants sains, si cela est possible, tout en

FAVUS

continuant son instruction dans une école consacrée spécialement aux teigneux, comme cela se fait à l'hôpital S'-Louis et dans nos hôpitaux d'enfants.

Favus des régions pileuses et du cuir chevelu. — Si l'enfant ne peutètre isolé, l'obliger à tenir pa tète constamment enveloppée d'un bonnet imperméable de caoutchouc ou de taffetas gommé. Obtenir que, dans les jeux, il n'y ait pas de contact entre sa tète et celle des autres enfants.

2° Le favus se présentant souvent accompagné de complications, telles qu'infections secondaires suppuratives, ayant formé des croûtes, lymphangites, adénites, abcès, on doit commencer par traiter ces complications : cataplasmes de fécule arrosés d'eau boriquée, pulvérisations avec des solutions antiseptiques faibles chaudes, application d'une calotte de caoutchouc. Couper tous les cheveux ras au ciseau, mais ne pas employer le rasoir qui multiplie les inoculations.

.3° Enlever par Vépilation les poils malades et les godets faviques.

4" Tuer par Vanlisepsie locale l'achorion favique : on a multiplié à l'infini le mode d'application des antiseptiques, on les a incorporés à toutes sortes de véhicules ou excipients: le soufre, le mercure, l'acide salicylique, la résorcine, Facide pyroligneux, etc., ont été employés en lotions, pommades, frictions, cosmétiques. Voici des formules :

] 0 Camphre 1 gr.

Fleur de soufre 2 ou 3 gr.

Axonge 30 i Hardy).

2o Résorcine 1 gi'-

Acide salicylique 1 »

Lanoline t . . . .

' aa lo »

Vaseune >

3'' Turbith minéral 1 »

Axonge benzoïnée 30 »

On les a associés à des irritants, huile de croton, huile de cade, savon de potasse, pour stimuler l'activité régénératrice des bulbes pileux. Mais le danger à éviter est de provoquer, par une dermite pustuleuse trop intense, des ulcérations assez profondes du derme, qui, transformées en tissu cicatriciel, seraient le siège dune calvitie définitive.

Favus des régions glabres. — Sur les parties glabres, sur le tronc et les membres, on détruit plus aisément le favus par les frictions avec le savon mou de potasse, puis les badigeonnages de teinture d'iode.

Favus unguéal. — On détruit à la lime ou à la curette les parties

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infectées par le parasite, puis on applique la teinture diode ou le sublimé en emplâtre.

Dans les cas rebelles il peut être nécessaire d'exlirper les ongles malades.

5" Le favus se développant surtout sur iin mauvais terrain, il est indispensable d'améliorer la santé et de modifier la constitution du malivle; le lympliatisme, la scrofule, l'anémie seront combattus par les moyens ordinaires.

FIBROMES. — Parmi les fibromes, le fibrome mou de la peau est une lésion de l'enfance, et même une lésion congénitale, mais il est rare qu'il faille le traiter pendant l'enfance. En effet, les fibromes petits et multiples ne sont pas gênants et de plus, vu leur nombre, on ne saurait songer aies enlever tous. Or ils ne commencent en général à s'accroître qu'à un âge plus ou moins avancé, constituant le nwlluscum penduUnn, tumeur qu'il faut enlever : opération très facile, car la tumeur est pédiculée.

Une variété qu'il faut opérer dès l'enfance est celle où le fibrome molbiscum est unique et constitue un vaste repli, tombant du front au-devant de la face, ou formant sur les épaules comme un manteau vénitien. On pratiquera alors l'ablation complète ou, si elle est impossible, l'excision cunéiforme suivie de suture.

Ces fibromes mous congénitaux ont des relations histologiques avec les nerfs cutanés et ils constituent ce qu'on a appelé le nêvromc ploxiforme.

FIÈVRE. — Fièvre en général. — En dehors même de la cause de la lièvre dans cha(jue ca.s particulier, l'existence de ce syndrome soulève en toute circonstance un certain nomijre de considérations hygiéniques et thérapeutiques.

La fièvre présente à considérer les éléments suivants : Vêlévation de la température, qui toujours constitue un danger si elle atteint ou dépasse 41 degrés, — la persistance de cette êlécation, lors même <|u"elle n'atteint pas un aussi haut degré (toute fièvre continue qui n'offre pas de rémission matinale, ou n'en offre qu'une insignifiante, doit être énergiquement combattue à cause des profondes perturbations chimicjues qu'elle apporte dans la constitution des tissus), — les troultles digestifs <\\\i- la lièvre fait naître et entrelient, et qui s'opposent à la récrémentition, — les troubles dans les fonctions de certains viscères chargés de multiples fonctions.comme le foie, la 7'afe: hémalopoïèse, transformation des albumines pour les rendre assimilables, destruction ou amoindrissement de la toxicité des poisons chimiques issus de la vie des microbes ou de l'usure des tissus, etc.

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Cet aperçu des inconvénients de toute fièvre prise en soi, abstraction faite de son étiologie, entraîne certaines conséquences pratiques qu'on ne doit jamais perdre de vue. C'est un devoir strict pour le médecin de suivre Dierrnomélricineuient les oscillations de toute fièvre. S'il ne peut multiplier lui-même les explorations, il doit exiger des personnes qui soignent l'enfant qu'elles prennent et inscrivent chaque fois exactement la température. Chez les petits enfants, la température rectale doit toujours être préférée ; il est difficile d'obtenir chez eux les dix minutes d'immobilité relative qu'exige la prise de la température axillaire ; chez les enfants plus grands, au contraire, l'indocilité sera plus grande au point de vue de la prise de la température rectale, et chez certaines fillettes, dans certains milieux sociaux notamment, il peut être difiicile de recourir à celle-ci. On peut aussi prendre la température buccale, en introduisant l'ampoule du thermomètre entre la face interne de la joue et la face externe de la gencive.

Toutes les fois que la température atteint 41°, il est indispensable de l'abaisser au plus vite. Toutes les fois que la température se maintient sans rémission au voisinage de 40'^, il est également nécessaire d'en provoquer l'abaissement.

Les moyens que nous avons d'abaisser la température sont les uns physiques, les autres chimiques. ^S'ous n'hésitons pas à proclamer la supériorité des premiers ; les progrès de la médecine devraient consister à les employer toujours avant de recourir aux autres. En effet, plus on en étudie le mode d'action, plus on se convainc de leurs avantages, moins on leur trouve d'inconvénients. Les antilhermiques chimiques n'ont une supériorité incontestable sur eux que dans les rares cas où ils agissent à la manière de spécifiques sur la cause même de la fièvre, comme la quinine dans la fièvre palustre et peut-être dans la typhoïde, comme le salicylate de soude dans la lièvre rhumatismale aiguë. Dans les autres fièvres ils n'agissent, à vrai dire, qu'en intoxiquant la cellule nerveuse des centres régulateurs de la thermogenèse ou des centres vaso-moteurs, et nous ne savons pas avec certitude si l'action antithermique est la seule qu'ils exercent. Après la quinine et l'acide salicylique, acceptés sans conteste depuis 50 et 20 ans, chaque année, depuis dix ans, a vu naître, par suite des progrès de la chimie, un ou plusieurs corps destinés à combattre la fièvre; beaucoup n'ont eu qu'une vogue éphémère, comme la thalline, l'acétanilide. L'un a fait une grande fortune, l'antipyrine. Il en naît encore: le sulfate de cinchonamine, que Charrin a expérimenté, et moi après lui.

On n'a pas tardé à reconnaître que certains avaient la projiriété

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fâcheuse de détruire riiémoglobine(thalline,acétanilide), de diminuer Texcrétion rénale (antipyrine), sans parler des troubles digestifs que tous provoquent plus ou moins (quinine, acide salicylique), mais qui peuvent être au besoin évités par l'administration sous-cutanée.

Savons-nous, d'ailleurs, si tous ces poisons du système nerveux limitent exactement leur action à la cellule des centres thermiques et vaso-moteurs ? Nous savons même, au contraire, que la quinine et Vacide salicylique impressionnent énergiquement l'appareil nerveux acoustique, le centre régulateur de l'équilibre (titubation quinique et salicylique), que les cellules de l'idéation sont violemment excitées chez certains sujets (délire et ivresse quinique et salicylique). Mais, en dehors des accidents évidents et immédiats de cet ordre, qui nous frappent par leur brutalité, savons-nous si ces substances n'exercent pas une action fâcheuse sur la nutrition intime et sur l'évolution ultérieure de toutes les cellules nerveuses et même de beaucoup d'autres éléments anatomiques?

Cette considération n'est déjà pas à négliger à propos de la thérapeutique des adultes, chez lesquels on a pourtant lieu d'admettre une plus grande stabilité des éléments anatomiques ; mais n'acquiert-elle pas plus de poids quand il s'agit de traiter des enfants, c'est-à-dire des êtres dont les éléments anatomiques sont si fragiles, en voie d'évolution et de transformation, plus faciles à dévier du type régulier de leur nutrition et de leur constitution ? Voilà pourquoi je dis que parmi les moyens dont nous disposons pour abaisser la température fébrile, les divers procédés physiques de soustraction du calorique sont th(''oriquement préférables aux médicaments antithermiques.

Ces moyens physiques sont nombreux, inégalement puissants, susceptibles d'ailleurs d'être as.sociés entre eux et à des médicaments. Le maintien dans la chambre du malade d'une température modérée, d'une atmosphère fréquemment renouvelée, l'usage de ]»oissons fraîches et de lavements froids, les applications de linges humides sur le front et autour des poignets, les lotions froitlcs, l'enveloppement humide partiel du thorax et de l'abdomen, l'enveloppement dans le drap mouillé, enfin les bains tièdes réitérés ou progressivement refroidis, les ])ains frais ou froids avec alTusions, constituent toute la gamme de la médication réfrigérante.

On t-n trouvera des descriptions, page 90.

Pour le choix dos antithermiquos chimiques, dont nous ne pensons pas pourtantqu'onpuissese passer dans un certain imnibre de cas, on sera guidé par les considérations de nature de la nuiladie, de toxicité, de facilité d'administration. Ainsi l'expérience clinique a montré que lantipyrine et la quinine étaient fort bien supportées par les enfants,

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