‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 79 sur 189 · ANGLETERRE FRANCE · texte numérisé non relu

ANGLETERRE FRANCE

Code of Rules for the Preven- Circulaires de M. le Ministre de

tion of infections and contagions l'instruction publique relativement

Diseases in schools, passed by à la prophylaxie des maladies con-

«The Médical Office of schools As- tagieuses dans les établissements

sociation». London, 18SG. scolaires (1888-89-90).

i Pas moins de 6 semaines (42 j.) j à partir de l'éruption, si toutefois ( 40 jours à partir du preil n'y a plus ni mal de gorge ni mier jour de l'invasion, desquamation épidermique. '

, Pas moins de trois semaines (21 \ T, 1 ) jours) à partir de l'éruption, si tou- f 25 jours — ùl.

Kougeole •, tefois toux et desquamation ont 1 16 jours (circulaii-ede 1893)

' cessé. '

!6 semaines (42 jours) à partir j ^q -^^^.^ ^ ^^^ j^ dispade la première quinte caractensti- ( ^.j^j^^ absolue des quintes que (whoopiug), si toutefois il n y > earactérisques. a plus de toux spasmodique — i 2i) jours (1893). plus tôt si la toux a cessé. 1 ~

T, , , , ! 2 semaines à partir de l'érup- )

I^"'^'^^^^ (tion. I " "

4 semaines au moins (28 jours) \ \ à partir du moment où il n'y a 40 jours à partir dii pre-

Scarlatine ,

Diphthérie.

, plus ni mal de gorge^ ni sécré- j mier jour de l'invasion, tions déiiendant de la maladie.

i 4 semaines (28 jours) à partir du i o.ô jours i/1.

Oreillons \ début, si toutefoisil n'y a plus de | Ïq jours '1893).

' gonflement périmaxillaire. •' '

( Lorsque toute desquamation i

Varicelle a disparu, le médecin scolaire dé- | 25 jours — id.

' cide lui-même. )

B. Vanlisepsie et la désinfection prophylactiques comprennent la stérilisation du malade, des personnes qui Vont approché, de tous les objets quila touchés.

Pendant la période de desquamation, on fait des onctions avec la vaseline à l'acide phénique, ausalol, à lacide salicylique. La maladie finie, on donne un bain antiseptique (sublimé 5gr.). Les médecins et g-ardemalades se lavent les mains et le visage avec le sublimé (1 pour 2000) ; les linges sont immergés dans le sublimé (1 p. 1000) ou le sulfate de cuivre (50 p. 1000); les déjections sont mélangéesavec le chlorure do zinc (50 p. 1000). La literie doit passer dans l'étuve à vapeur sous pression; on désinfecte la chambre par les vapeurs de soufre (30 gr. par mètre cube), les pulvérisations de sublimé sur les parois.

Traitement proprement dit. — Les indications générales du traitement pour toutes les fièvres éruptives sont les mêmes que pour toutes les maladies infectieuses aignés.

Nous ignorons le moyen de détruire dans le milieu organique les

.■)26 FIÈVRES ÉRUPTIVES. IXTEl MITTENTES

microbes pathogènes. Nos ressources se bornent donc à : 1° favoriser rérnninaiion des poisons sécrétés par eux pendant leur séjour dans l'organisme, de leurs cadavres, ainsi que des poisons auxquels donne naissance la destruction des tissus pendant la maladie; — 2° diminuer Vélévntion de la température fébrile ou sa durée; — 3° prévenir les infections secondaires qui sont la cause de la plupart des complications; — 4° assurer Valimentation pour soutenir les forces dans la lutte contre le germe infectieux et favoriser la réparation la plus rapide possible, lors de la convalescence, des pertes subies pendant la maladie ; — 5" faire le traitement des troubles nerveux et des complications, lorsqu'on n'a pu les empêcher.

On favorise l'élimination des poisons en assurant la diurèse (Ijoissons abondantes, régime lacté, bains froids, lavements), en évacuant le contenu de l'intestin régulièrement (purgatifs, lavements), en favorisant les fonctions cutanées (sudation modérée, frictions, lotions, bains), mais sans oublier qu'il y a une sorte de balancement entre la sudation et la diurèse, et que celle-ci entraîne beaucoup plus de poisons que celle-là. (Voir pages cS.3 et suivantes.)

On prévient les infections secondaires par l'antisepsie de la bouche, des fosses nasales, du pharynx, des conduits auditifs, de la cavité digeslive.de la région ano-génitale; par les pulvérisations et les vaporisations antiseptiques. (Voir page^ 1)2 et suivantes.)

On combat l'hyperlhermie et la continuité de la lièvre, comme nous Tavons dit plus haut, moins utilement par les médicaments antithermiques. ()ue par Ihydrothérapie tiède ou froide, qui est aussi le meilleur moyen à opposer à tous les troubles nerveux et aux complications congestives des viscères.

On assure l'alimentation par le lait, le bouillon, les tisanes d'orge et les sucs végétaux, les peptones.

FIÈVRES INTERMITTENTES. — C'est une faule de thcrapeuti(pie trop commune de considérer toutes les lièvres intermittentes comme justiciables de la quinine. Il y a bien d'autres fièvres intermittenles, et même périodiques, chez l'enfant que la lièvre palustre.

Il est vrai que la lièvre palustre prend facilement lenfaiit non seulement dans les pays réputés malariques; mais, comme le professe avec insistance M. J. Simon, dans tout [tays et notamment à Paris, la réunion des conditi(tns tclluriques proprefrà favoriser le dévelojjpeinent du |)aludisme peut exister sans doute assez souvent : eaux stagnantes où se putrélient des végétaux, terres fraîclienient et profondément remuées pour les travaux de voirie des grandes villes. L'Iiypo-

FlKVItKS INTERMITTENTES DE DIGESTION 327

thèse d'une fièvre palustre ne doit donc jamais être rejetéc a priori, même dans les pays réputés non malariques. Mais il faut toujours passer en revue dans son esprit toutes les causes possibles d'accès fébriles intermittents avant de se décider à prescrire la quinine, si Ton ne veut s'exposer à faire une thérapeutique inutile ou nuisible.

Cliez tout enfant, la fièvre intermittente d'origine dyspeptique est fréquente ; la périodicité de cette fièvre est régie par le nombre des repas, car c'est une fièvre de digestion. S'il s'agit d'un nourrisson soumis à des conditions alimentaires défectueuses, ce sera donc plusieurs fois par jour que la peau deviendra chaude et sèche, la paume des mains moite, le visage rouge, le pouls lapide, la respiration accélérée ; si on prend la température, on constate une élévation thermique de quelques dixièmes, d'un degré, ou de deux même. L'épigastre est ballonné, il y a quel(|ues coliques, des garde-robes mal liées ou d'une odeur putride. La multiplicité des accès fébriles, la coïncidence de la dyspepsie ne permettent guère l'erreur. Avant de donner la quinine, pour couper cette fièvre, comme les parents ne manquent pas de vous le demander, rectifiez les erreurs hygiéniques concernant la quantité du lait, sa qualité, les heures des repas, etc. Prescrivez un vomitif ou un purgatif, quelques lavements antiseptiques; vous ferez disparaître ces accès fébriles. Quelquefois il sera nécessaire de faire intervenir un antiseptique, salicylate de bismuth ou benzonaphtol.

La fièvre de digestion existe aussi dans la seconde enfance ; les accès en sont plus espacés naturellement, on ne les observe guère que deux fois par jour. dans l'après-midi ou dans la nuit. les repas étant moins fréquents. Les symptômes en sont moins nets que ceux des autres fièvres intermittentes; le frisson, qui n'est d'ailleurs qu'un incident contingent dans la fièvre, manque d'ordinaire : c'est la chaleur et la moiteur du creux des mains et du visage, la céphalée, le regard terne, la somnolence, le dégoût du jeu ou le refus de travailler qui forment les éléiiiciits du tableau clinique, examinez bien les fonctions digestives. regardez la langue et flairez l'haleine, palpez et percutez l'estomac et le foie, voyez les garde-robes et, si vous constatez les signes manifestes de la pertubation digestive, tenez les accès fébriles pour justiciables non pas de la quinine, mais du régime et de l'antisepsie gastro-intestinale. Supprimez le goûter, ou les friandises autorisées par les parents, faites une enquête relative à celles qui sont prises clandestinement ; supprimez les pommes de terre frites, certaines pâtisseries ; dimiimez la ration de viande ; administrez l'ipéca, le calomel, les naphtols, etc., vous ferez disparaître la fièvre. La fièvre de digestion peut d'ailleiirs être plus particulièrement gastrique, intestinale ou hépatique, et les indications thérapeutiques varient un

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peu suivant ces cas. Ce sera toujours lauto-intoxication qu'il faudra traiter. (Voir Estomac, Foie, Intestin.)

Puis viennent les fièvres intermittentes par infection autre que le paludisme: fièvres de suppiirafioii (explorer les plèvres, le foie, les ganglions, les os), de tuberculisàtion pulmonaire, ganglionnaire ou intestinale; ou fièvres de croissance, fièvre ganrjlionnaire, fièvre aniygdalienne.

Très fréquentes dans la seconde enfance et l'adolescence sont les fièvres de surmenage, non pas intellectuel, mais physique; le plus souvent, les jeux en sont la cause. Ce n'est pas, en général, l'excès quotidien de travail physique qui engendre cette fièvre-là; chez les enfants pauvres, apprentis soumis trop jeunes à un travail excessif et mal alimentés, surviennent ramaigrissement, l'anémie, les tr'oubles de la nutrition aboutissant au lymphatisme, à la misère physiologique, mais la fièvre ne se montre que si sur ce terraiu appauvri se développe quelque graine infectieuse. La fièvre de surmenage se montre plutôt chez des enfants qu'on laisse de temps en temps se livrer, avec une ardeur sans retenue, à des exercices disproportionnés à leurs forces ; il en résulte une destruction trop rapide d'une trop grande quantité de matière et, par suite, l'élimination imparfaite de ces déchets mal oxydés. Dans ces conditions on voit apparaître la fièvre, la nuit ou le lendemain d'une trop longue promenade à pied ou en bicycle, après une partie de foot-ball ou de tennis : rabattement, les yeux cernés, les urines rares, foncées, chargées durâtes ou de phosphates, l'anorexie et un peu d'embarras gastrique, la douleur spontanée ou provoquée au niveau de certains groupes musculaires plus spécialement surmenés, mollets, cuisses, biceps ou deltoïdes, masse sacro-lombaire, droits et obliques de l'abdomen, seront des éléments de diagnostic pour cette fièvre musculaire, (|uele repos seul guérit, avec jjoissons abondantes, un peu de massage modéré. La prophylaxie en est surtout importante à instituer, car (juelquefois le surmenage provoque la congestion des épiphyses et l'ostéite juxtaépiphysaire, ou 1 (»sléomyélile infectieuse, si des slaphyloco(jues ou autres microbes ont pénétré dans la circulation. Or, ils y peuvent arriver par une des nondtreuses portes d'entrée des téguments et des muqueuses naso-pliaryngieinies (jui existent chez les enfants, ou simplement venir de 1 intestin normal à la faveur du surmenage; le sang des animaux surnieiu'S cultive (expériences de Charrin et Roger). I^a fièvre de surmenage est donc liée par un lien étroit aux fièvres de croissance.

FIÈVRE PALUSTRE. Si nous avons insiste be;inconi> sur

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