FOIE
EscHAREs. — Lotions et pansements antiseptiques occlusifs. Matelas d'eau. Pansements au vin aromatique, avec une solution de chloral 1/100, ou pulvérulents: poudre de quinquina et de salol, d'acide borique et de Itismutli.
FILET. — Voyez Fki.in, Lanoie.
FISTULES. — Voyez Ams, Cor, Ganglions.
FOIE. — P Kystes hydatiques. — Les kystes hydaliques du foie sont relativement fréquents chez l'enfant, et, en présence d'une tumeur abdominale supérieure, il faut toujours songera ce diagnostic, que l'on assurera au besoin par la ponction exploratrice. Cette ponction unique, aseptique et évacuatrice, doit d'ailleurs être essayée comme moyen de traitement. Mais, si elle échoue, on ne la répétera plus.
Pour un kyste à grande poche, se vidant bien, on pourra recourir à linjection de sublimé, en laissant dans la poche de 10 à 15 gr. de liqueur de Van Swieten, mais pour notre part, nous préférons, en principe, l'incision franche avec drainage de la poche suturée à la paroi.
Si le kyste est suppuré, il va sans dire que cette dernière méthode est seule indiquée. On choisira la voie abdominale ou la voie transpleurale, selon qu'il s'agira d'un kyste de la concavité ou de la convexité du foie,
2° Congestion. — Le foie se tuméfieleplussouventsousl'influence d'un mauvais fonctionnement des voies digeslives, l'intestin livrant à la veine porte des substances irritantes pour la cellule hépatique. La tuméfaction et la torpeur du foie coïncident souvent avec une albuminurie modérée et intermillenle. par suite de l'inhibition de la fonction dévolue à la cellule hcpaticiue de métamorphoser les albumino'ides d'origine digestive en albumine assimilable. Cette albuminurie d'origine hépatique disparaîtra avec le rétablissement des autres fonctions du foie.
On s'empressera de régulariser l'ulimentiilion . ([ui peut être excessive comme quantité ou défectueuse. Chez le nourrisson, on espacera les tétées ou on donnera chaque fois une moindre quantité de lait. Dans la seconde enfance, c'est surtout la nature des aliments (|ui est défectueuse: si on a donné prématurément de la viande ou du vin, des ragoûts conlenant des épices, des matières grasses en excès, l'enfant sera remis ù un régime plus convenable : lail. (i-ufs. pain, potages.
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Quand le foie est gros et sensible au palper, on fera des applications révulsives (ventouses sèches, sinapisation). On donnera des purgatifs (sels neutres, calomel); on fera l'antisepsie intestinale.
Les arthritiques sont prédisposés aux congestions hépatiques ; chez eux on adjoindra le bicarbonate de soude au sulfate de soude.
Le foie se congestionne par hyperhémie fluxionnaire, quand sa cellule est irritée par un sang qui charrie des microbes et des toxines, dans beaucoup d'infections aiguës, surtout lorsqu'elles produisent des ulcérations intestinales (fièvre typhoïde, dysenterie), dans des infections chroniques (paludisme, tuberculose). On donnera des lavements antiseptiques. On traitera l'infection par la quinine ou la créosote.
Le foie subit une /(jype/'/(é)/iiepa7'Sfasedansles affections chroniques primitives du cœur, ou dans la dilatation des cavités droites du cœur consécutivement aux affections du poumon. Dans ces cas on emploie les purgatifs drastiques (jalap, scammonée), la digitale, etc. Régime lacté.
3° Abcès. — Les abcès du foie, dont les lésions intestinales ulcéreuses sont la cause habituelle, relèvent de l'incision franche et du drainage.
4° Cirrhoses. — La sclérose progressive du foie est rare, mais moins exceptionnelle qu'on ne l'a cru : les infections en sont la cause habituelle, et la forme hyper trophique la plus fréquente. On pourra espérer prévenir l'irritation proliférative de la trame conjonctive, en combattant les poussées congestives ou l'état congestif subaigu à la suite des maladies infectieuses. On surveillera attentivement le régime pendant la convalescence et longtemps après; on palpera et percutera périodiquement lorgane, et, s'il est trouvé gros et sensible, on appliquera les révulsifs (ventouses, sinapismes, pointes de feu, vésicatoires volants), on prescrira l'antisepsie intestinale, les purgatifs. Si, malgré cela, l'hypertrophie persiste, on soumettra l'enfant à liodure de potassium à petites doses, à l'hydrothérapie froide, au régime lacté.
S'il se fait de l'ascite, révulsion, purgatifs, paracentèse.
La cirrhose cardiaque est traitée comme l'hyperhémie par stase, avec révulsion plus active et plus répétée (pointes de feu fréquentes).
La cirrliose syphilitique est justiciable des frictions mercurielles et de liodure à des doses plus élevées.
A la cirrhose tuberculeuse on opposera l'administration de la créosote en lavements.
5° Dégénérescence amyloïde. — Se produisant comme l'amyloïde de la rate, de l'intestin, du rein chez les enfants cachée-
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tisés par une suppuration chronique des os, des ganglions, elle ne requiert pas d'autre traitement que celui de la maladie primitive. Budd a préconisé le chlorhydrate dammoniaque (0 gr. 75 à 1 gr. 50 par jour en trois fois).
FOLLICULITES ET PÉRIFOLLICULITES. — Les
inllammations des glandes sudoripares, des poils et de leur gaine, que les dermatologistes ont dénommées ainsi, forment un vaste groupe de lésions, qui comprend en particulier le sycosis non trichophytique, les. folliculites agminées décalvantes et celles qui sont disséminées sur les parties glabres. Les indications générales du traitement sont, dans la période d'inflammation intense, les applications et pulvérisations émollientes ; s'il s'agit de régions pileuses (aisselles, pubis, cuir chevelu), couper les poils ras avec des ciseaux et même épiler; s'il y a des pustules, de petits abcès, les inciser, les laver avec des solutions antiseptiques, puis appliquer des topiques destinés à provoquer une réaction plus ou moins vive et à exercer une influence antiseptique : mercuriaux, huile de cade, huile de foie de morue, pommades soufrées, résorcine, acide salicylique, etc. S il se fait trop d'irritation, on revient aux antiphlogistiques, aux pommades calmantes à base d'amidon, d'oxyde de zinc, de bismuth.
FOSSE ILIAQUE. — Abcès. — Les abcès chauds de la fosse iliaque aj)partiennent surtout aux trois variétés suivantes : 1° Des adéno-phlegmons ; 2" des ostéomyélites aiguës de l'os iliaque (voyez Bassin) ; 3° des collections intra-péritonéales enkystées dues à 1 appendicite.
Toutes ces poches purulentes doivent être ouvertes et l'incision de choix est parallèle à l'arcade de Fallope, au-dessus de son tiers moyen et se recourbant à deux travers de doigt en avant de l'artère iliaque : c'est donc la même incision que pour la ligature de l'artère iliarpie externe.
Une fois le foyer ouvert, la conduite à tenir difi"ère peu suivant la variété de l'abcès. Nous avons étudié à parties foyers de l'appendicite (voyez ce mot). Pour les adéno-phlegmons, après évacuation du pus on introduira un gros drain et on suturera le reste de 1 incision.
Quand on se trouve en présence d'une ostéomyélite aiguë, il faut craindre (jue l'os ne soit malade sur ses deux faces et souvent, au moins le lendemain ou le surlendemain de la première intervention si la lièvre ne tombe pas, il sera prudent do trépaner l'os de part en part et de drainer parla fesse.
Les uhccs fruids de la fosse iliaque sont très fréquents et préscn-