FOSSES NASALES
tent les variétés suivantes : 1° Abcès par congestion du mal de Pott; 2" abcès de coxalgie cotyloïdienne : 3" abcès de sacro-coxalgie ; 4" abcès par tuberculose non articulaire de los iliaque ; 5" abcès par tuberculose ganglionnaire. Les deux variétés de beaucoup les plus fréquentes sont la première et la seconde, la première surtout. Avant de croire à une des autres, il faudra avoir fait un examen minutieux du rachis, des articulations auxquelles prend part l'os iliaque. Enfin, il est indiqué de pratiquer toujours le toucher rectal pour déterminer si la collection ne descend pas dans le petit bassin. Les autres points à explorer sont le triangle de Scarpa et la fesse, car on sait que les migrations de ces abcès y sont fréquentes.
On peut actuellement, grâce à l'antisepsie, ouvrir largement et drainer ces abcès, en ayant soin d'éviter tout raclage énergique de la paroi que recouvre le péritoine. Mais c'est dans ces cas qu'il est le plus indiqué de tenter le traitement par les injections iodoformées (voyez Abcès froids). Il est incontestable en effet qu'on obtient ainsi des résultats quelquefois excellents, et par contre l'intervention sanglante nepeutpresque jamais, vu ladisposition anatomique des parties, être ici réellement radicale.
FOSSES NASALES. (Voyez aussi Coryza, Épistaxis, Palais, perforations, Polypes xaso-pharyxgiens.) — Les lésions des fosses nasales sont :
1" Des malformations consistant enV oblitération membraneuse ou même osseuse dune ou des deux choanes : on rétablirala communication en effondrant cette cloison.
Les déviations de la cloison nasale sont traitées soit par l'électrclyse, soit par l'excision à l'instrument tranchant (bistouri, emportepièce spécial).
2" Les polypes muqueux, rares dans l'enfance, seront enlevés au serre-nœud.
3*^ Les abcès de la cloison sont très faciles à ouvrir d'un petit coup de bistouri.
Dans diverses circonstances (coryzas chroniques, végétations adénoïdes, fractures de la base du crâne, opérations diverses pratiquées sur les fosses nasales et le pharynx, otites moyennes), il est indiqué d'aseptiser autant que possible les fosses nasales. On peut y parvenir par des lavages faits au siphon de Weber, mais le procédé le plus simple consiste à mettre dans les narines, l'enfant étant couché, de la vaseline boriquée ou salolée à 1/10 qui fond à la température du corps et coule ensuite dans les fosses nasales et le naso -pharynx.
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FRACTURES.— P Généralités. — a) F, ■nctures sons-cutanées. — Les fractures sous-cutanées chez l'enfant ont pour caractéristique d'être très souvent des fractures transversales (fractures en rare) et sous-périostées ; de là résulte que, si elles sont exposées aux déplacements suivant la direction et suivant l'axe, le chevauchement y est rare. En outre, il est assez fréquent que la fracture soit incomplète, ne portant que sur les lames osseuses du côté opposé au déplacement (fracture en bois vert des auteurs anglais), et cette disposition, jointe à la conservation du périoste, donne aux fragments une fixité remarquable. On a même parlé d'inflexions simples sans fracture, rendues possibles par la flexibilité spéciale du squelette chez l'enfant. Enfin le racJiitisnie est une prédisposition très nette aux fractures. De toutes ces données résultent des préceptes thérapeutiques.
Avant tout, il faut s'assurer si l'enfant est rachitique, cas auquel la consolidation sera lente et exigera lintcrvention du traitement médical (voyez Rachitisme).
Le diagnostic exact entre une fracture sous-périostée transversale et la contusion simple est loin d'être toujours aisé, car pour certains os il ne faut pas compter sur la mobilité anormale et la crépitation est inconstante et fugace. On sera alors surtout guidé par la douleur bien localisée à la pression sur une ligne transversale. En cas de doute, on agira toujours comme s'il y avait fracture.
Le traitement local d'une fracture avec déplacement angulaire ou en bois vert doit toujours commencer par la réduction, pour laquelle on n'hésitera pas à employer le chloroforme, d'ailleurs utile pour le diagnostic de certaines fractures, celles du coude par exemple. Pour une fracture en bois vert, cette réduction s'accompagne d'un craquement caractéristique, dû à la fracture des lames osseuses respectées par l'accident.
Après réduction, \'inimohiUs:ition sera presque toujours réalisée à l'aided'un appaieil ])làtr<' (voyez ce mot), l'aile sera bien moins pi-oh)Mgée que chez l'adulte, un tiers en moins à peu près, et par exemple une fracture (h- jambe est solide en 25 à 30 jours. Un précepte général consiste à n'iinmoljilisor que le moins possii>le des jointures voisines, et pour le moins longtemps possible. Puis, le jour même où on retire l'appareil plâtré, on mobilise ces jointures, dont l'attitude aura été jiis(|uc-là surveillée: de la sorte on évite les raideurs.
L'ajtpliealion de l'appareil j)làtré doit en principe être immédiate.
b) Décollements épipliysaires. — Les décollements épiphysaires, qui se recormaissenl ii leur siège et ù leur crépitation spéciale, exigent le même traitement (jue les fractures cirdinaires, mais leur réduction