‹ Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicaleChapitre 83 sur 189 · FRACTURES · texte numérisé non relu

FRACTURES

est souvent plus difficile et pour certaines variétés, par exemple à rextrémité supérieure de l'humérus ou inférieure du fémur, il n'est pas exceptionnel que les manœuvres externes échouent et qu'il faille recourir à l'incision pour aller agir directement sur les fragments. On saura que ces décollements sont susceptibles de compromettre dans une certaine mesure l'allongement ultérieur du membre.

c) Fractures avec iilaie. — Ces fractures donnent lieu aux mêmes indications que chez l'adulte : désinfection exacte du foyer, avec débridementlarge si on le juge utile, etpansement antiseptique. Elles guérissent beaucoup plus facilement que chez l'adulte, ce qui avait surtout de l'importance avant l'avènement de l'antisepsie.

d) Suites des fractures. — Les suites des fractures sont presque toujours chez l'enfant d'une simplicité extrême. Il n'y a ni œdème, ni raideurs consécutifs.

La pseudarthrose est exceptionnelle : si elle survient, elle sera traitée comme chez l'adulte. On saura seulement qu'elle doit faire soupçonner, et dès lors traiter, la syphilis héréditaire; et surtout le rachitisme. Après échec de l'immobilisation prolongée jointe à ce traitement médical, on aura recours au traitement opératoire ; l'incision franche suivie d'avivement osseux et de suture est alors le procédé de choix.

Sauf au coude, les cals vicieux sont exceptionnels si le traitement est bien dirigé.

2° Fractures en particulier. — Nous n'étudierons ici que celles des membres, renvoyant aux articles spéciaux pour celles des autres régions (voyez Craxe, Mâchoire, Thorax).

Nous n'avons rien de particulier à dire sur les fractures, tout à fait rares, de l'omoplate et du bassin.

a) Humérus. — Les fractures de l'extrémité supérieure (décollement épiphysaire, fracture du col chirurgical) sont loin d'être exceptionnelles chez l'enfant. Par un examen attentif (douleur à la pression, palpation des saillies osseuses, mobilité anormale), sous le chloroforme au besoin, on ne les confondra pas avec la luxation de l'épaule, d'ailleurs extraordinairement rare. Je viens de dire que la réduction du décollement épiphysaire exige quelquefois la méthode sanglante. On traitera ces fractures par l'appareil plâtré de Hennequin, en exerçant l'extension continue pendant son application sur le coude maintenu à angle droit. Si l'on dirige bien la mobilisation consécutive, on n'aura que rarement des ankyloses partielles de l'épaule, par cal intra-articulaire exubérant. Il faut de 6 semaines à 2 mois pour le retour à la normale.

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Les fractures du corps de l'humérus sont très fréquentes. Elles se consolident en 20 à 25 jours sous l'appareil plâtré prenant le scapulum et le coude à angle droit. Rien de spécial pour leur réduction.

b) Coude. — Les fractures du coude sont très fréquentes et très variées : fracture transversale, décollement épiphysaire, fracture de l'épicondyle, de l'épitrochlée, en Y. de l'olécràne, de lextrémité supérieure du radius. Elles doivent en principe être traitées, après réduction, par Fimmobilisation à angle droit dans un appareil plâtré. Mais avant de pratiquer cette réduction, il faut dabord avoir établi le diagnostic : 1° entre une fracture et une luxation (rapports de l'olécràne avec l'épicondyle et l'épitrochlée) ; 2° de la variété de fracture (saillies anormales, manière de provoquer la mobilité anormale, déformation). La plupart du temps, on Tie peut poser ce diagnostic exact et appliquer convenablement l'appareil que sous le chloroforme. Dans les fractures de l'épitrochlée, on aura soin de constater avant toute manœuvre de réduction si le nerf cubital n'est pas paralysé, de façon à n'être pas accusé de sa paralysie si elle existe. On n'immobilisera pas le coude pendant plus de 15 à 20 jours et on commencera alors des massages et des mobilisations raisonnées; sans cela on a des raideurs articulaires, dont il faut d'ailleurs toujours prévoir la possibilité.

c) Avant-bras. — C'est à l'avant-bras que s'observe le type des fractures en bois vert, et les fragments peuvent être fixés presque à angle droit. Après réduction, on applique une gouttière plâtrée prenant les deux faces de l'avant-bras et son bord cubital ; on laisse libres autant que possible le coude et les doigts. La consolidation, sans trace de raideur des jointures voisines, est parfaite en une quinzaine de jours.

Souvent ces fractures sont méconnues et on laisse les os incurvés, ce qui est disgracieux et gênant. Pondant plusieurs semaines il reste facile de les redresser à la main sous le chloroforme. Plus tard, on fera l'ostéotomie.

Les frncluros de Vextrémité inférieure du radius sont desdécollements épiphysaires. à peu près identiques dans leur aspect et dans leur mode de réduction à la fracture similaire de l'adulte. On immolisera, après réduction, par une gouttière plâtrée palmaire, entourant les trois quarts du membre et laissant libres les quatre doigts et le pouce.

La fracture isolée du tiers supérieur du radius guérit en 10 à 12 jours sous un simple appareil ouaté.

d) Clavicule. — ]>a fracture de la clavicule est presque toujours sous-périostée et transversale, en sorte qu'on n'y voit que rarement le déplacement si disgracieux chez l'adulte. Très souvent, elle est

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méconnue, et on vient consulter lorsque déjà existe un cal formant une nodosité assez régulièrement arrondie ; dans ce cas, on se bornera à faire porter pendant quelques jours le bras en écharpe et le cal diminuera presque toujours peu à peu. Pour les fractures avec déplacement, la correction de la difformité est surtout importante dans le sexe féminin. Nous n'avons rien à ajouter à la nomenclature des appareils innombrables, mais très souvent inefficaces, que Ton a inventés pour les fractures de la clavicule chez l'adulte.

e) Fémur. — Les fractures de l'extrémité supérieure et du col du fémur sont très rares; celles du corps sont très fréquentes. Les unes et les autres seront soumises à l'extension continue (voyez ce mot) comme unique moyen de réduction et de contention; de la sorte, on n'a jamais de raccourcissement et c'est le seul procédé pour n'en point avoir. L'examen du genou à la levée de l'appareil est important si on veut éviter la raideur consécutive, bien plus rare, il est vrai, que chez l'adulte.

Les décollements de lépiphyse inférieure seront traités par l'immobilisation dans une gouttière plâtrée. Nous avons dit précédemment que parfois leur réduction exige l'incision.

L'immobilisation pour une fracture du fémur durera 30 jours.

f) Jambe. — Les fractures de jambe sont le type des fractures souspériostées transversales. Elles siègent presque toujours au tiers inférieur; signalons les décollements de l'épiphyse supérieure. La réduction est presque toujours inutile. Le traitement consiste à immobiliser pendant 25 à 30 jours dans une gouttière plâtrée, le genou étant rectiligne et le pied à angle droit. La mobilisation de ces jointures sera précoce.

Les fractures de Yexirémité inférieure du péroné sont rares, sauf à partir de 14 à 15 ans. Sans déplacement, elles seront traitées par le massage; avec déplacement, par l'immobilisation dans une gouttière plâtrée.

FREIN (Section du). — Voyez Langue.

Ulcérations. — Celles qui se produisent dans la Coqueluche sont la conséquence de la projection du frein contre les incisives inférieures pendant la quinte. En général, elles ne nécessitent pas d'autre traitement que les pulvérisations et lotions antiseptiques ou des attouchements avec la teinture d'iode, si elles ont peu de tendance à se réparer.

FRIEDREICH (Voir Maladie de).

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FURONCLE. — Le furoncle, lorsqu'il est isolé, ne requiert qu'un TRAITEMENT LOCAL. S'il est cucore au début, on peut espérer le faire avorter par l'application de couches multipliées de teinture d'iode.

S'il est déjà assez saillant et douloureux, on en abrégera la durée, et surtout on en mitigera la douleur, par des applications de compresses antiseptiques (sublimé) humides et chaudes, recouvertes de taffetas gommé, ce qui est préférable aux pulvérisations d'eau phéniquée à 1/100 avec un pulvérisateur à vapeur (2 ou 3 séances assez longues par 24 heures).

Le cratère s'étant ouvert ou ayant été ponctionné, l'élimination du bourbillon sera facilitée par les pulvérisations phéniquées. On recouvrira les parties voisines dune couche de vaseline boriquée ou salolée, pour empêcher le pus d'aller inoculer les glandes du voisinage.

Quand le bourbillon est éliminé, on panse avec un carré d'emplâtre niercuriel de Vigo ou d'emplâtre rouge de Vidal au cinabre et au minium.

Quand le furoncle siège dans le conduit auditif, on se trouvera bien d'employer, comme l'a conseillé "SI. Lœvenberg. les instillations d'alcool absolu sursaturé d'acide borique.

Si plusieurs furoncles se succèdent, il y a lieu d'instituer un traitement INTERNE, parce que dans ce cas on doit supposer que la germination des staphylocoques est favorisée par une modification du terrain.

M. Bouchard a montré que l'antisepsie intestinale avec les naphtols était capable à elle seule d'arrêter la fuiwiculose. C'est en évacuant le contenu du tube digestif par les purgatifs que les anciens dermatologistes obtenaient un effet semblable. On a encore conseillé pour modifier les humeurs l'eau de goudron, les sulfures et l'hyposulfite de soude (Gingeot).

L'hygiène alimentaire comprend la suppression de la charcuterie, des salaisons, fromages forts, poissons, coquilles de mer, gibier, vin pur et café.

GALE. — Si la gale ne s'est encore traduite que par du prurigo, des lésions de grattage superficielles, on commence parfaire sur tout le corps un savonnage minutieux dans un bain. Ensuite on frictionne avec la pommade suivante :

Carbonate de potasse î*^ (?•*.

Soufre 20 »

Glycérine 200 »

Essence di' l.ivnndc / . .

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