GALE. GANGRÈNE
Ou bien on emploie une pommade au naphtol.
Naphtol ,3 ô gr.
Teinture de l)enj(ii:i 10 »
Axonge fraîche 10 »
Lonoline 30 »
On donne un deuxième bain et on change complètement de linge.
II faut, si la gale est compliquée d'eczéma enflammé, de dermite pustuleuse, de furoncles, d'ecthyma, de lymphangites et d'abcès, commencer par donner des bains d'amidon boriques, appliquer des cataplasmes de fécule, puis faire des onctions matin et soir avec :
Baume styrax pur 20 gr.
Huile de camomille camphrée ". 100 »
Ce topique convient aussi, même sans complications inflammatoires, dans la première enfance.
GANGLIONS. — Voyez Abcès, Adénie, Adénites, Adéno- PATHiE trachéo-bronchique, Carreau, et les diverses régions (Aine, Aisselle, Cou, etc.).
GANGLIONS ARTICULAIRES. — Voyez Poignet.
GANGRÈNES de la bouche. — Voyez Stomatites, Xoma.
G. pulmonaire. — Voyez Poumon.
G. multiples dissémiinées de la peau. — Ces lésions surviennent soit primitivement, à la suite de l'apparition de phlyctènes, qui. en se rompant, laissent à nu une eschare dermique noirâtre éliminée peu à peu par suppuration, soit consécutivement à une lésion cutanée déjà existante (ecthyma, varicelle, érythème noueux, purpura). Ces gangrènes ne survenant que chez des enfants cachectisés, on s'occupera d'abord d'améliorer leur état général, puis on pansera les ulcérations avec liodoforme, le salol, l'aristol, le sublimé.
G. symétrique des extrémités {Mal. de Raynaud). — On sait quil y a dans les accès de ce syndrome vaso-moteur et trophique, dont l'étiologie est encore mal déterminée, et qui n'a été vu que par exception chez l'enfant, la période de syncope locale ou doigt mort, puis celle d'asphyxie locale, enfin celle où, après de violentes douleurs, se font les phlyctènes et les eschares. Comme traitement interne, la quinine a donné des succès, surtout chez les paludiques. On emploie encore les antispasmodiques (valériane, belladone).
348 GAXOItÈNE. GENCIVES. GÉNITAUX (ORGANES)
Les courants continus sont parmi les meilleurs moyens. A la douleur on opposera les liniments calmants.
G. de la vulve. — Chez les petites filles, pendant la rougeole, dans les milieux où l'hygiène est détestable, on observe quelquefois cette complication, dont la prophylaxie réside dans les lotions antiseptiques de la vulve. Quand on constate du sphacèle, on fait des applications antiseptiques sous forme de poudres ou de topiques humides ; si le sphacèle s'étend, on fait une cautérisation au thermocautère.
GASTRITE. — Voyez Estomac.
GENCIVES. — Les maladies des gencives ne sont presque jamais isolées. (Voyez Stomatites, Dexts.) Nous signalerons en particulier :
1° Les abcès des gencives, presque toujours liés à la carie dentaire pénétrante. On les incise d'un coup de pointe, après quoi, il est fréquent qu'ils restent fistuleux. En cas d'abcès à répétition, on arrachera la dent malade.
2« Ij'Jiypertrophie congénitale des gencives, limitée aux parties molles ou atteignant en même temps le rebord alvéolaire. On la traitera par l'excision et la cautérisation des parties hypertrophiées.
3° Les épuUs, qui, il est vrai, appartiennent plutôt au bord alvéolaire tout entier. Ces tumeurs, rares chez l'enfant, sont des sarcomes à myéloplaxes. de nature relativement bénigne. On les guérit en général bien par la résection de la partie du bord alvéolaire sur laquelle elles s'implantent.
GÉNITAUX (organes) de la fh.le. — En se plaçant au point de vue purement clinique, on peut diviser les vices de conformation des organes génitaux de la femme en deux grandes classes : les malformations diverses et les occlusions ou imperforations. Nous ne nous occuperons ici que des malformations génitales, renvoyant aux articles Urèthre, Rétention et Incontinence d'urine pour tout ce qui concerne les voies urinaires (atrésie de l'urèthre associée à celle de la vulve; hymen imperforé allant recouvrir le méat; uretère abouché à la vulve ou au vagin, d'où incontinence permanente; hypospadias et épispadias).
1° Parmi les malformations diverses, nous signalerons : a. Vhypertrophie du cliforis et des petites lèvres, à laquelle on oppose l'excision des parties exubérantes.
h. Les lislulos uno-vaginalcs congénitales, qui sont tout à fait
GÉNITAUX (organes) 349
exceptionnelles en dehors des imperforations anales (voyez Anus). Si on se trouve en présence d'une fistule de ce genre, l'anus normal étant perméable, on tentera d'abord de l'oblitérer par l'avivement simple et la suture; si on échoue, on aura la ressource de fendre le périnée entre l'anus et la fistule bien avivée et de faire une périnéorrhaphie.
2° Les occlusions; absences et imperforations peuvent porter sur la vulve, l'hymen, le vagin, l'utérus ; pour le vagin et l'utérus, elles peuvent se compliquer de la bifidité de ces conduits, d'où des aspects cliniques différents. Toutes ces malformations ne se manifestent symptomatiquement que par des accidents de rétention. Aussi serat-il rare qu'on soit appelé à intervenir chez l'enfant et c'est presque exclusivement lorsque la menstruation s'établit que le chirurgien est consulté.
Il faut faire toutefois une exception pour les adhérences desjjetites lèvres qui souvent sont aperçues en bas âge, soit qu'elles causent quelques troubles dysuriques, soit qu'à l'inspection la mère constate un aspect anormal de la région. Ces adhérences sont presque toujours un simple accolement, semblable à celui du prépuce au gland, et pour les faire cesser, sans effusion d'une goutte de sang, il suffit d'écarter la vulve ou au besoin d'appuyer avec un stylet sur la ligne médiane.
Les accidents de rétention se produisent quelquefois, avonsnous dit, avant la puberté. Il s'agit alors d'accumulation de mucus derrière l'obstacle, dans le vagin, l'utérus, une trompe ou les deux trompes. De là des tumeurs capables de gêner, par compression, le fonctionnement de la vessie et du rectum, capables aussi de suppurer. Lorsque survient la menstruation, le sang retenu forme , dans les mêmes organes, des collections volumineuses; de là des douleurs intenses et périodiques, revenant à chaque époque menstruelle ; et ces lésions sont dangereuses, car la poche peut se rompre dans le péritoine, d'où une hémorrhagie ou une péritonite mortelles. Telles sont les seules conditions où l'on soit amené à opérer pendant l'enfance ou à la puberté, car il va sans dire qu'à cette période de l'existence il ne saurait être question des interventions ayant pour but de permettre le coït ou de terminer favorablement une grossesse.
Pour les accumulations de liquide dans le vagin, derrière une atrésie de la vulve ou de l'hymen (hémato-colpos et pyocolpos). on doit évacuer la collection par une incision médiane et maintenir la cavité dilatée par un tamponnement à la gaze iodoformée. Ces interventions sont faciles et c'est avec les rétentions utérines (hémato et pyométrie) ■et tubaires (hcmato et pyo-salpinx) que la thérapeutique devient dif-
350 GEXOU
ficile. En effet, la ponction est inefficace et dangereuse; l'incision de l'utérus par le vagin (après avoir reconstitué ce vagin, s'il était absent ou atrésié) est une opération laborieuse et parfois même impossible à mener à bien sans encombre. La question, pourtant, s'est simplifiée, depuis l'emploi des méthodes antiseptiques. D'abord, en effet, l'ouverture large de ces collections sanguines, même volumineuses, n'est plus suivie d'accidents septiques graves; ensuite et surtout, nous pouvons intervenir par la voie abdominale et traiter les rétentions tubaires par l'énucléation de la poche. Quelquefois, lorsque le vagin sera bien conformé, il y aura indication à l'hystérectomie vaginale. On réservera pour plus tard les opérations ayant pour but de confectionner un vagin artificiel.
GENOIJ. — 1" Malformations. — Voyez Contractures congénitales, GeNU VALGU.M, GeNU VARUM.
2° Lésions traumatiques. — Voyez Articulations,
3° Hydarthrose. — On observe quelquefois chez l'enfant des hydarthroses du genou, qu'on traitera par le repos au lit, la révulsion (badigeonnages iodés, pointes de feu) et surtout par la compression ouatée. Le principal fait à retenir est qu'assez souvent Thydarthrose est ici le début d'une tumeur blanche, dont on voit apparaître les fongosités aune époque variable. A cet égard, les hydarthroses du genou chez l'enfant exigent une surveillance attentive. Chez l'adolescent de 13 à 15 ans, on voit des hydarthroses des deux genoux, à évolution lente, ayant tendance à récidiver et consécutives à des refroidissements, ù des efforts. On recommandera à ces sujets d'éviter les fatigues et il sera parfois utile de leur faire porter des genouillères élastiques.
Pour bien surveiller l'état de la synoviale, il faut par la pression localisée et la palpalion dêtcrniiiier si elle n'est ni douloureuse ni épaissie. Les points où doit porter cette recherche sont l'interligne articulaire et le cul-de-sac de réflexion du prolongement sous-tricipital.
4° Arthrites aiguës. — Los arthrites aiguës non suppurécs, — ce qui sera diagnostiqué, en cas de doute, à l'aide d'une ponction aspiratrice — relèvent du repos et de la compression, exercée au besoin à l'aide de la bande élastique. Si la tension est considérable ou si l'épanchement persiste, on aura recours aux vésicatoires, et, dans les cas les plus accentués, à la ponction.
Les arthrites suppurécs peuvent guérir par la ponction suivie de