GYMNASTIQUE. HANCHE
que dans les périodes de compensation parfaite, avec un entraînement méthodique et très lentement progressif, sous une surveillance médicale très attentive. Ce sont les mouvements passifs de la gymnastique suédoise, les marches en terrain graduellement incliné, qui peuvent rendre des services, en activant la nutrition générale et par suite la vitalité de la fibre cardiaque.
Dans les dyspepsies, la gymnastique ne doit jamais être employée que quand la digestion est terminée ; comme les chlorotiques, les dyspeptiques doivent toujours éviter la fatigue, le surmenage. On utilisera principalement les exercices capables d'augmenter la tonicité des muscles abdominaux, et par suite de combattre la constipation. Pour fortifier les muscles droits, M. Dujardin-Beaumetz recommande surtout Yexercic3 du mur (Daily). On applique l'enfant le plus exactement possible contre une surface verticale, puis on lui fait élever les deux bras, en les tenant rigides, des parties latérales du corps au-dessus de la tête jusqu'à ce qu'ils viennent toucher la surface verticale contre laquelle le corps est appliqué.
Dans les atrophies musculaires, et par suite les diverses déforrricitions durachis (cyphose, lordose, scoliose), etc.
Dans les névroses et notamment la chorée, Ihystérie, 1 epilepsie, l'idiotie, la folie même.
On évitera chez les petites filles, à l'approche de la puberté et à l'époque des règles, les exercices gymnastiques où entre le saut.
HANCHE. — 1° Lésions traumatiques. — On a observé chez l'enfant quelques cas tout à fait exceptionnels de fractures du col du fémur : elles seront traitées par l'extension continue. Les luxations de la hanche sont rares, mais sont de celles auxquelles l'enfant est sujet :elles doivent toujours être réduites par les méthodes de douceur, basées sur la flexion associée à des mouvements de rotation et à de légères tractions dans cette attitude. (Voyez Fractures, Luxatioxs.)
Contusions (voyez Articulations, contusion).
2° Arthrites. — La synovite su2ipurée des nourrissons (voyez Articulations, arthrites) atteint rarement la hanche; la fluctuation se manifeste soit entre le grand trochanter et la crête iliaque, soit en dedans des vaisseaux fémoraux, et c'est en ces points qu'on doit pratiquer les ponctions répétées qui, en général, suifisent à amener la guérison sans ankylose.
Plus tard, VartJirite siippuvôe de la hanche est le plus souvent le résultat d'une ostéomyélite aiguë, portant presque toujours sur la tête fémorale, rarement sur l'os iliaque. Ces arthrites se reconnaissent