LACRYMALES. LANGUE
maie, dacryocystite aiguë, fistule lacrymale) seront traitées comme chez l'adulte. Signalons la difTiculté spéciale, vu l'indocilité des sujets, du cathétérisme des voies lacrymales, en sorte que les indications à l'incision du sac, de façon à agir directement sur la muqueuse malade, nous semblent plus fréquentes que chez l'adulte.
LAIT. — Nous avons indiqué à l'article Allaitement (voyez les p. 12 et 29) les caractères des différents laits de femme, de vache, d'ânesse et de chèvre qui peuvent être utilisés pour l'alimentation des nourrissons, ainsi que les avantages et les modes de préparation des laits stérilisés.
On peut encore tirer parti en thérapeutique des laits médicamenteux, dont les principaux sont le lait phosphaté et le lait iodé.
LANGUE. — i° Vices de conformation congénitaux.
— On a cité des cas de longueur exagérée de la langue, justiciables delà résection. La bifidité, ou fissure médiane, sera traitée par l'avivement et la suture. L'absence ne relève que de la pi'othèse, qui d'ailleurs n'est guère efficace.
h'ankyloglosse peut être supérieur ou inférieur. Le supérieur, fort rare, est constitué soit par de larges adhérences, faciles à décoller avec une spatule, soit par des brides dont on pratique la section. L'inférieur est total ou partiel. Dans le total, la muqueuse passe directement du rebord gingival sur la langue, ou bien, à un degré moindre, laisse libre la pointe de l'organe; il faut disséquer aux ciseaux le planciier de la bouche, et y chercher la langue qu'on entoure de muqueuse, par la suture, après l'avoir libérée. On a observé, comme ankyloglosse inférieur partiel, des brides, d'origine peut-être ulcéreuse, qu'on sectionne aux ciseaux.
INlais la variété banale est le filet, caractérisé par l'excessive brièveté ou par l'insertion trop antérieure du frein de la langue. Les mères s'imaginent volontiers que leur enfant a le filet, alors qu'il a une langue absolument normale. 11 est facile de constater s'il faut ou non opérer, en soulevant la langue sur le pavillon de la sonde cannelée : on voit alors une mince membrane pellucide s'engager dans la fente pratiquée spécialement à cet usage dans ce pavillon, et on la coupe d'un coup de ciseaux. Pour éviter l'hémorrhagie, on n'a qu'à inciser sur une longueur de 2 ou 3 millimètres, et à achever le déhridement d'un coup d'ongle. S'il y a tendance à l'écoulement d'un peu de sang, on n'a qu'à donner à teter à l'enfant, car la succion de la plaie est la cause ordinaire de cette légère hémorrhagie. En cas d'hémorrhagie plus sérieuse, on suturera la plaie. Un autre accident de cette petite
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opération consiste dans le renccrsenicnl de la langue en arrière^ capable de causer la mort par asphyxie. On aurait observé le même accident sans section du filet, par simple laxité anormale du frein. Le traitement consistée ramener immédiatement la langue en avant avec le doigt introduit dans la gorge, puis à donner le sein dès que lenfant recommence à teter à vide.
2° Lésions traumatiques — Les plaies un peu spéciales à l'enfance, .sont celles qui sont produites par des feuilles de joncées ou (le cypéracées introduites dans la bouche, ou par les chutes sur le menton, la langue dépassant les arcades dentaires. Elles seront traitées par la suture, même lorsque la division de la pointe de l'organe aura été presque complète. Cette suture, que Ton fera au crin de Florence, exige souvent lanesthésie.
3" Inflammations de la langue, glossites. — Les inflammations cutarrluiles aiguës, causées par lingostion d'aliments et surtout de liquides trop chauds, seront combattues par les bains de bouche, avec des décoctions émollientes de guimauve ou de camomille tièdes ou des collutoires glacés. On fera sucer de petits morceaux de glace, des pastilles de chlorate de potasse ou de soude (voyez aussi Stomatites).
Les glossites intenses, avec tuméfaction de la langue, peuvent nécessiter les scarifications à la lancette.
On observe quelquefois, au cours des fièvres éruptives, une inflammation aiguë de la langue, avec gonilement considérable capable de causer des accidents asphyxiques graves, auxquels on parera par de profondes incisions parallèles au raplié médian. Plus tard, s'il se l'drmc un abcès, on l'ouvrira.
4' Ulcérations de la langue. — Si elles sont causées ou entreteiuies par des deiiis cariées, il faut limer celles-ci ou les extraire. On touchera ensuite les érosions (pii tarderaient à guérir, avec le crayon de nitrate d'argent ou l'acide chromique.
S'il s'agit d'un eczéma de la laiigue. on fera cesser l'usage du vin, des épices, des sucreries ; on fera gargariser la bouche après chaque repas avec de l'eau de Vichy, et on applicpiera matin et soir avec un pinceau une solution d'hyposullite de soude dans la glycérine (S p. 100).
Les ulcérations tuberculeuses seront traitées jiar les ai)plications d'acide lactique en solution concentrée, de niphtc»! camphré, de glycérine iodoformée ou créosotée. On pourra racler avec la curette les petits tubercules miliaiies (jui inlillrent les parois.